Lecture / Ecriture
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Mon voisin de Milena Agus

Milena Agus
  Mal de pierres
  Battement d'ailes
  Mon voisin
  Quand le requin dort
  Prends garde
  Sens dessus dessous

Milena Agus est une romancière italienne née à Gênes en 1955.

* Citations dans la rubrique "Ce qu'ils en ont dit"

Mon voisin - Milena Agus

52 pages !!!
Note :

   Sous le soleil accablant italien, une femme suicidaire retrouve un semblant d'espoir en rencontrant son voisin.
   …
   
   Résumé volontairement très court, car le livre l'est aussi, très court: 52 pages d'un livre petit format à la mise en page très aérée, c'est vous dire s'il est léger! Une lecture d'une demi-heure, certes agréable mais qui ne restera pas dans les annales de la littérature ni dans les circonvolutions de mon cerveau. Et puis, 3€ pour 30 minutes de lecture, même plaisantes mais sans plus, je trouve cela un peu gonflé. Alors, faites comme moi, empruntez-le, ne l'achetez pas!
    ↓
   

critique par Yv




* * *



Le temps d’un trajet en train…
Note :

   Une femme seule, dans son minuscule appartement, avec son bébé de deux ans qui ne parle ni ne marche. Et un homme seul, dans la grande maison voisine, avec son petit garçon trop turbulent. On pourrait croire reconnaître là les ingrédients d’une bluette sentimentale au déroulement bien prévisible. Et ma foi, c’est presque de cela qu’il s’agit. Car sous l’éblouissant soleil sarde, la rencontre entre une jeune mère, isolée et clairement suicidaire, et une jeune père, lui très nettement hypocondriaque, se fait bien plus épicée, colorée – noir y compris - et savoureuse qu’il n’est habituel pour ce genre de littérature.
   
   Les cinquante pages de ce bref récit se dévorent en deux coups de cuillère à pot. Et elles s’oublieront peut-être tout aussi vite. Mais en attendant, elles sont de fort agréable compagnie le temps d’un trajet en train ou d’une insomnie.
   
   Extrait:
   "Il avait la terreur de la mort. Au moins autant qu’elle la désirait.
   S’il s’était réveillé deux fois dans la nuit pour aller aux toilettes, c’était sûrement une tumeur de la prostate, et si en revanche il pissait peu, un blocage rénal. Un mal de tête passager ou une accélération cardiaque, c’était l’imminence d’une congestion cérébrale ou d’un infarctus. Quelques cheveux sur l’oreiller, l’alopécie. Un petit bout de peau grattée parce que ça démangeait, le psoriasis. Un peu de fatigue, la leucémie. Un rhume qui ne passait pas en une journée, le sida.
   Alors il apparaissait sur le mur, comme un chevalier triste de retour des croisades qui aurait vu la mort en face et ses compagnons d’armes transpercés par les épées ennemies." (pp. 40-41)

critique par Fée Carabine




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