Lecture / Ecriture
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La Bicyclette de Léonard de Paco Ignacio Taibo II

Paco Ignacio Taibo II
  D'amour et de fantômes
  La Bicyclette de Léonard
  La vie même

Fils de l'écrivain Paco Ignacio Taibo I, Paco Ignacio Taibo II est né en 1948 en Espagne. Sa famille a émigré au Mexique pour fuit le franquisme, alors qu'il avait 9 ans. Il est resté dans ce pays où il a une activité politique d'extrême gauche active.


* Citations dans la rubrique "Ce qu'ils en ont dit"

La Bicyclette de Léonard - Paco Ignacio Taibo II

Rétropédalage
Note :

   Attachez-vos ceintures! L'auteur va vous surprendre et vous emmener à la fois en Italie en 1500, à Barcelone en 1920, à Saïgon en 1975 et dans le Mexique de 1990. Après une composition en alternance et qui peut déconcerter, tous ces récits feront leur jonction comme par miracle au bout de trois ou quatre centaines de pages.
   
   Au début, le romancier José Daniel Fierro, nous explique qu'il travaille à un livre où il sera question «De joueuses de basket et de [s]on grand-père qui était terroriste à Barcelone.» Devenu fan de basket féminin qu'il regarde sur une chaîne câblée, il s'est pris de passion pour une basketteuse d'un club du Texas et voilà que cette Karen Turner est kidnappée. L'enquête de José Daniel le mènera à Ciudad Juarez dont vous connaissez la sinistre réputation. Il y retrouvera Karen à l'hôpital et bien mal en point. Il s'imaginera ainsi le sauveur de la Belle… je ne vous en dis pas plus sur cette héroïne.
   
   À Barcelone, vers 1920, les anarchistes sont très actifs et Angel del Hierro — le grand-père du narrateur — est l'un de ces brillants sujets. Le journaliste Amador rend compte de leurs exploits explosifs et rocambolesques tandis que les patrons catalans recourent aux tueurs impitoyables du Baron de Koenig. Après l'assassinat du premier ministre en 1921, tous les anarchistes sont recherchés. Amador fuit Madrid après avoir découvert à la Bibliothèque Nationale un Codex des écrits et des dessins de Léonard de Vinci. Cette partie du récit est embrouillée à souhait et l'auteur le confirme page 270 : «Rien n'était clair dans cette histoire.»
   
   Renaissance oblige, Léonard de Vinci avait beaucoup de projets en tête : fresque de la bataille d'Anghiari, mais aussi bicyclette. Vous apprendrez que Mona Lisa n'est pas forcément la Joconde et l'auteur fournit des références bibliographiques sérieuses. Amador, qui s'intéresse de près au projet de scaphandre de plongée, trouvera-t-il le trésor englouti ?
   
   Après avoir vécu la chute de Saïgon en 1975, Jerry Milligan réapparaît à New York après avoir quitté la CIA. Le rideau de fer et le rideau de bambou étant tombés, un autre ancien du Vietnam et du renseignement mais du camp d'en face, Christo le Bulgare prend contact avec Jerry, lui envoie l'argent du trésor qu'il lui avait confié à Saïgon et le presse de le rejoindre au Mexique pour l'aider. Ceci nous conduira encore du côté de Ciudad Juarez.
   
   On peut s'amuser à repérer divers "indices" présents d'un chapitre à un autre comme le thème du trésor. Ah ! j'oubliais, l'ambiance sonore n'est pas aux "mariachi"! Les fans de Santana seront aux anges dans ce polar sympathique.

critique par Mapero




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