Lecture / Ecriture
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P comme: Jack Palmer: Les disparus d’Apostrophes de Pétillon

Pétillon
  P comme: Jack Palmer: Les disparus d’Apostrophes

P comme: Jack Palmer: Les disparus d’Apostrophes - Pétillon

Un album = un monde
Note :

   Allez, cela fait longtemps que je n’ai pas lu de bandes dessinées et, comme je lis par ailleurs des choses assez… compactes, j’ai décidé de m’accorder une petite récré. J’ai donc rapporté de ma dernière visite à la bibliothèque… quatre Jack Palmer!
   
   Jack Palmer, détective privé, est plus qu’un antihéros.
   Columbo est un antihéros, mais alors que tout le monde le sous-estime, il voit clair et ne se laisse égarer par aucune fausse piste.
   Palmer, s’il lui a chipé son imperméable et copié son élégance, n’a pas poussé plus loin l’imitation. Palmer ne voit rien. Jamais. C’est une donnée de base. S’il ne suit pas trop les fausses piste c’est généralement qu’il ne les voit pas plus que les vraies. Il ne comprend pas davantage ce qui se passe ou s’est passé et n’agit guère, en tout cas, pas en cohérence avec les évènements. Il n’a pas d’arme, pas de permis de conduire. Il vit dans une minuscule soupente et faute de chaise ses client(e)s doivent s’asseoir sur le bord de son lit. Il lave lui-même son petit linge et se révèle en ce domaine plus soigneux que ne le faisaient craindre ses dehors négligés. Il ne manifeste pas d’agressivité et c’est tant mieux car on ne voit pas bien qui il pourrait vaincre. Non, vraiment, Palmer est si éloigné du rôle de héros qu’on ne peut même pas utiliser ce terme en négatif. En fait, il n’a même rien d’un personnage principal et on pourrait se demander pourquoi c’est sa courte silhouette presque aussi large que haute que nous suivons tout au long de l’album. Mais c’est ainsi et les lecteurs ont fini par s’y habituer et même par y prendre goût et l’univers non héroïque de Jack nous séduit finalement.
   
   En dehors de son personnage emblématique, l’intérêt des albums de cette série tient à la peinture humoristique qui est faite dans chacun d’eux d’un univers donné. Pour nous, passionnés de lecture, que pouvait-il y avoir de plus attractif que l’album consacré à Apostrophes et à sa mouvance? C’est pour cette raison que je l’ai choisi. Surtout que Pétillon a l’œil et que ses images chocs ne ratent jamais leur cible. Quatrième titre de la série (qui se lit sans ordre), cet album est paru en 1982 mais n’aura rien perdu de son humour si vous vous souvenez de ce microcosme d’alors (célébrités à reconnaître). Et si vous êtes trop jeune pour vous en souvenir, je ne pense encore pas que vous serez trop perdu car il me semble bien que ce que je vois aujourd’hui dans et autour des émissions télévisée n’est pas très différent de ce qui se passait alors. En tout cas, il y a des images et des dialogues qui tuent. J’ai bien ri et ces albums Jack Palmer n’ont pas fait long feu.
   
   
   PS : Comme il se doit, il y a un méchant récurrent et ce n’est pas sans frémir que vous retrouverez ou découvrirez l’affreux Docteur Supermarketstein. (Non, je vous dis que ce n’est pas Eric Von… !)
   
   et PPS: Palmer n'est pas américain, of course.
   
   
   Par ordre chronologique (merci Wikipedia) mais je répète que chaque histoire est indépendante.
   1. Pétillon - Une sacrée salade (1976)
   2. Mister Palmer et Docteur Supermarketstein (1977)
   3. La dent creuse (1978)
   4. Les disparus d'Apostrophes (1982)
   5. Le chanteur de Mexico (1984)
   6. Le prince de la BD (1985)
   7. Le pékinois (1987)
   8. Un détective dans le Yucca (1989)
   9. Narco-dollars (1990)
   10. Un privé dans la nuit (1993)
   11. Le top-model (1995)
   12. L'Enquête corse (2000)
   13. L'affaire du voile (2006)
   
   Hors série
    Le meilleur et le pire de Jack Palmer (1999)

critique par Sibylline




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