Lecture / Ecriture
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Montecore, un tigre unique de Jonas Hassen Khemiri

Jonas Hassen Khemiri
  Montecore, un tigre unique
  J’appelle mes frères
  Tout ce dont je ne me souviens pas

Jonas Hassen Khemiri est un écrivain suédois né en 1978 à Stockholm.

Montecore, un tigre unique - Jonas Hassen Khemiri

Nous sommes l'avenir
Note :

   Jonas, jeune écrivain qui vient de voir publier son premier roman, reçoit un mail du vieil ami de son père, père avec qui il a coupé les ponts depuis neuf ans. Cet ami, Kadir, veut que Jonas raconte la vie de son père: il lui donne des directives, il lui raconte sa version de l'histoire et le pousse à se souvenir de son père...
   
   "Montecore, un tigre unique", est un roman extraordinaire, chers happy few. Jonas Hassen Khemiri a écrit là un roman en grande partie autobiographique dans lequel il tente de recomposer le portrait de son père: Algérien exilé en Tunisie, Abbas mène une vie de jeune glandeur sur les plages de Tabarka dans les années 70, entre la drague des touristes étrangères et la photo, sa grande passion. Un jour il fait la connaissance d'une Suédoise: elle est grande et plate, hôtesse de l'air, à moitié hippie et militante de gauche. Entre eux, c'est le coup de foudre et Abbas s'exile alors volontairement en Suède. Il y découvre le froid, la grisaille, le racisme ordinaire et la difficulté de s'intégrer et de faire vivre sa famille. Cette histoire, somme toute banale, est racontée de manière formidable par Jonas, son fils aîné, qui ne parle plus à son père depuis un incident terrible qu'on ne découvrira qu'en fin de roman. Il a adoré ce père pas comme les autres, qui vit d'amour et de chimères, mais ils se sont éloignés de manière inexorable lors des incidents racistes des années 90 (un sniper assassine une dizaine d'immigrés): Abbas refuse de voir qu'il n'est pas le bienvenu et Jonas trouve son attitude à la fois lâche et incompréhensible.
   
    Ce roman est donc une réflexion sur l'intégration et surtout sur la langue, vécue comme élément de différenciation (il y a toute une analyse sur la langue d'Abbas, mélange d'arabe, de français et de suédois, qui invente sa propre langue, très poétique) et d'intégration (Abbas décide un beau jour d'apprendre un suédois parfait et ne comprend pas que son fils veuille apprendre l'arabe, qui est quand même la langue paternelle). Cette réflexion sur la langue se donne à voir dans un style très particulier puisque Kadir envoie des mails écrits dans un suédois fleuri et fautif, et qu'il reproche à Jonas son suédois pourtant bien plus "normal", qu'il juge plat. J'ai particulièrement aimé les leçons de suédois que donne le jeune garçon à Abbas et à Kadir, et les théories qu'il note sur le carnet noir, décodant dans la langue suédoise des traits de caractère du peuple (leur rapport à la nature, aux oiseaux...), la langue donnant une clé pour décoder la mentalité des Suédois, ce qui me paraît extrêmement juste.
   
   C'est aussi une réflexion sur l'identité (le roman s'interroge sur la place de l'immigrant, qu'il soit de la première ou de la deuxième génération et les passages rédigés par Jonas sont à la deuxième personne, ne passant à la première que lorsqu'il réalise son engagement politique et se révolte contre son père, comme s'il avait enfin trouvé qui il était) et sur les relations père-fils, conflictuelles et passionnées, qui ne sont pas résolues puisque la fin laisse en suspens une question essentielle sur l'identité de ce père absent et paradoxalement omniprésent. Enfin, c'est une réflexion sur l'écriture: le roman semble s'écrire sous nos yeux, on comprend qu'il y a eu des modifications, des réflexions sur le processus d'écriture, des ajouts, des retraits et cela rend le roman proprement passionnant! Il faut enfin ajouter que cette histoire est touchante et drôle à la fois, et que les personnages sont tous très attachants, y compris l'extravagant Kadir.
   
   Vous l'aurez compris, je suis complètement emballée, chers happy few!
   
   PS : ce roman a connu un succès phénoménal en Suède, où il s'est vendu à plus de 200 000 exemplaires (succès qui me fait penser à celui de Cochon d'Allemand de Knud Rohmer, qui traite lui aussi de l'immigration) et a reçu de nombreux prix.
    ↓

critique par Fashion




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Le pourquoi du comment (et vice versa)
Note :

    La scène : Lou, devant son bureau, l’ordinateur allumé depuis un certain temps. La protagoniste a l’air perplexe, voire désespéré.
   En arrière-plan, des livres, des bibliothèques surchargées, des piles de bouquins en cours de lecture (piles sur le point de s’effondrer), une théière fumante, des photos espagnoles et des peintures de Mr Lou.
   Au premier plan, le livre de Jonas Hassen Khemiri qui semble narguer notre héroïne en panne devant son clavier.
   Et tout ça pourquoi ?
   Depuis que j’ai refermé la dernière page de "Montecore, Un tigre Unique", je me demande comment parler de cette lecture qu’on pourrait symboliquement comparer à ce que les grands hommes pleins d’imagination fictive ont appelé les montagnes russes.
   Procédons donc avec un minimum d’ordre (on fait ce qu’on peut) et un maximum de méthode.
   
   Au bout d’une dizaine de pages – « mouarf » (dubitatif).
   
   Au bout d’une trentaine de pages – « pffffffff » (malheureux).
   
   Au bout d’une centaine de pages – « les papas… les papas… (ronflements) QUOI ? Ah oui… les papas… ».
   
   Et là Lou est triste de ne pas prendre plus de plaisir à sa lecture, déçue de ne pas aimer ce qui avait été une révélation pour d’autres lecteurs sans aucun doute dignes de confiance…
   Heureusement, la progression plus que poussive qui a caractérisé la lecture de la première moitié de ce livre a précédé une période particulièrement exaltante où, la tendance s’étant inversée, Lou a savouré avec plaisir la suite du roman, malgré un petit essoufflement lors la prise des quelques dix ou quinze dernières pages.
   
   Le dilemme:
   Une alternance entre une lecture asthmatique et un échange particulièrement jouissif, soit 50% de calme plat et 50% d'effervescence. Sans doute du jamais vu dans mon parcours de lectrice mais là n’est pas la question. Le fond du problème : une fois les tenants et aboutissants présentés, comment présenter ce roman de façon équitable ?
   Faisons ce que nous pouvons:
   Voilà un livre en partie autobiographique qui a le mérite de détourner immédiatement ses lecteurs de la réalité et de faire de l’art d’écrire l’un des principaux sujets. S’apparentant au montage le plus improbable qui soit, "Montecore, Un Tigre unique" réunit la correspondance fictive du jeune écrivain Jonas Khemiri et de Kadir, le meilleur ami de son père Abbas. Dans un échange de mails a priori douteux, les deux hommes dressent peu à peu le portrait d’Abbas, photographe cosmopolite de cœur aux réalisations très incertaines. A la vision idéalisée de Kadir succèdent les descriptions désabusées d’un fils devenu très amer après le départ de son père. L’effet est parfois explosif, notamment lorsque Kadir demande à Jonas de supprimer des passages entiers ou de remplacer «la silhouette des papas s’est élargie autour de la taille et les racines de leurs cheveux ont commencé à se retirer» par «sont impressionnants, musclés et masculinement poilus de la tête aux pieds». (p 267)
   J’ai mis tellement de temps avant de me laisser séduire par ce tigre qu’il serait malhonnête de ma part de ne souligner que les aspects les plus réussis du roman. Commençons donc par ce que je lui reproche. La première partie repose essentiellement sur les écrits de Kadir, qui s’exprime dans un suédois approximatif influencé par l’arabe, sa langue maternelle. En découlent quelques phrases et jeux de mots amusants comme cette image que Kadir souhaite intégrer au roman: «Notre duo ressemblait à des lézards courant à toute vitesse à travers le plafond de la vie sans jamais sentir leurs dos chuter vers ce qu’on appelle le sol.» (p58) … Malgré tout, j’ai trouvé ces passages rapidement lassants. Par ailleurs, on ne sait pas toujours si certaines fautes ou approximations sont dues au suédois de Kadir ou aux fautes des traducteurs. Voici quelques exemples : «l’exhibition» pour «l’exposition» (p46) ; «ce trou de rat» (p51) ; ou encore «l’an 1972 était acquis lorsque ton père et moi prîmes congé (…), remplîmes (…) et entrèrent…» (p57). Plus j’y repense, plus je crois que j’aurais été plus indulgente en relisant la première partie après avoir savouré tout l’échange entre les deux personnages. Quoi qu’il en soit, la lourdeur volontaire des expressions de Kadir (divertissante ou pas) concerne peut-être plus la première partie, le style gagnant en fluidité par la suite: est-ce dû à sa pratique du suédois? à l’influence de Jonas? à mon regain d’intérêt?
   
   Malgré ses défauts, ce livre me laisse finalement une impression positive. L’auteur fait preuve d’un sens de l’ironie délicieux – notamment lorsque Kadir fait remarquer à Jonas que son style et ses compétences littéraires ne lui permettront certainement pas de mener tel ou tel projet à bien. L’introduction est un bon exemple du jeu constant entre auteur, narrateur et lecteur: «Hé Toi ! Hé toi ! Lecteur ! Là dans la librairie, qui feuillette ce livre ! Laisse-moi t’expliquer pourquoi tu vas sacrifier ton temps et ton argent dans ce livre-là ! » (p9) Quelques expressions de Kadir valent tout de même le détour: «les filles touristiques étaient suspendues devant nous comme des raisins qui aspirent à goûter nos bananes» (p59) même si l’intéressé tente de se défendre: «Tu augmentes le volume de mes bizarreries linguistiques. Tu asperges le texte de métaphores embarrassantes. Pourquoi suis-je obligé de me référer sans cesse aux déserts et aux dunes ? » (p 372)
   
   Ce roman est aussi un remarquable hommage aux relations parfois difficiles entre pères et fils. Jamais Jonas ne se déclare vaincu, prêt à s’excuser. Pourtant, en écrivant deux points de vue opposés, l’auteur parvient à souligner l’intensité de ces relations, à dresser un portrait complet du père, presque cubiste - étiré selon des angles opposés, reflétant le meilleur comme le pire.
   
   L’écriture à deux est presque inimaginable à première vue en raison des tensions entre les deux écrivains. Le résultat est effectivement un patchwork étonnant laissant visibles les traces d’écriture et de réécriture. C’est ce mélange incertain qui au final m’a véritablement séduite, en particulier lorsque le doute s’installe et que la figure du père semble plus présente que jamais. «La dernière chose que le lecteur entend c’est ton père qui dit : "Mon isolation de la famille était trop forte. Je devenais si gravement déprimé que j’étais prêt à tout pour retrouver la relation avec ma famille. J’étais même prêt à te faire envoyer des lettres électroniques par un ami antique qui a peut-être un peu exagéré le statut actuel de mon succès. Tout cela, pour que tu comprennes les décisions que j’ai prises dans ma vie." » (p 369).
   
   Enfin l’aspect social et politique de ce roman est indéniable. Père et fils sont en désaccord quant aux démonstrations de racisme de plus en plus fréquentes en Suède dans les années 1990. Là où le père tente de s’intégrer et de condamner les immigrés qu’il juge responsables de la réputation désastreuse des Suédois d’origine étrangère, le fils, dont la mère est pourtant suédoise, s’identifie totalement aux groupes étrangers visés et se rebelle au risque de devenir le marginal que son père refusait de devenir – tout en l’étant sans doute malgré lui. Outre le contexte particulier rendu avec une intensité certaine, ce roman a sans aucun doute un écho singulier chez les lecteurs français d’aujourd’hui: un livre qui va à l’encontre de certaines idées reçues et qui donne matière à réflexion.
   
   Alors si ce roman n’est pas parfait, si je ne fais pas partie des lecteurs 100% enthousiastes, je conclurai simplement sur tous ces atouts qui font de "Montecore, un Tigre unique" un (peut-être très) bon livre.
    ↓

critique par Lou




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Vraiment intéressant
Note :

   Le roman se présente comme la biographie du père de l’auteur, que l’on connaîtra sous le nom d’Abbas Khemiri.
   
   Le héros est né en Algérie dans les années 50, et a vécu en Tunisie, rencontré Pernilla, une suédoise, émigré à Stockholm, et vécu une existence de travailleur immigré, père de famille, mal intégré, rêvant de devenir photographe comme Robert Capa ou Robert Frank, et s’y préparant avec obstination, tâche qu’il fait partager à son fils Jonas. La seconde partie sera consacrée au conflit père / fils, que Kadir pourrait éventuellement atténuer.
   
   Le récit, ce sont deux voix principales : Jonas fils d’Abbas, et Kadir "le plus vieil ami de ton père". Le prologue fortement ironique à propos de son père ce héros, est de Jonas, et l’épilogue, fort contrarié, de Kadir. Le récit, c’est aussi, accessoirement, quelques lettres d’Abbas traduites par Kadir, donc un troisième narrateur, qui parle à peu près comme Kadir.
   
   Le contraste entre ces deux voix nous est agréable : Kadir s’exprime dans un suédois mâtiné d’arabe, rempli de métaphores inédites et d’inexactitudes linguistiques qui sont autant d’inventions.
   "Ne sois pas un péage sur la large autoroute que l’on appelle amour"
   
   "Je me suis promené le long de ma vie comme on se promène le long d’un corridor fraîchement coloré"
   
   Jonas s’exprime à la deuxième personne du singulier et nomme son père "les papas", écrit un langage plus vif, au débit plus rapide, violent, avec de l’ironie, (quand Kadir préfère largement l’humour…). Tout cela pour exprimer le désarroi d’un petit garçon qui se rend compte, en fréquentant l’école, que son père est très différent des autres : tempérament méditerranéen, expansif, bavard, bruyant, qui parle un suédois si étrange que Jonas l’appelle "le Khémirois , une langue qui mélange toutes les langues, une langue où il y a de tout, des semi-voyelles et des noms propres composés… une langue faite de gros mots arabes d’interrogatifs espagnols, de déclarations d’amour françaises, de citations de photographes anglaises et de jeux de mots suédois. Une langue où le "g" et le "h" grommèlent tout bas dans le ventre…"
   
   Les emails de Kadir sont très variés, exhortations pour que Jonas s’attelle à la biographie de son père, souvenirs de l’enfance et du jeune âge de Kadir et Abbas en Tunisie, des conseils pour l’écriture du futur roman de Jonas, et des textes que Kadir veut voir figurer tels quels dans ce récit :
    « Écris ceci : "A Jendouba, se trouvaient des immans et des figues, des femmes moustachues et du houx, des bœufs fatigués et des tempêtes désertiques régulières…" »
   
   Le texte voulu par Kadir apparaît donc dans le récit final, mais l’injonction n’est pas supprimée, ce qui produit sur le lecteur divers effets (comiques surtout…).
   
   Les deux biographes se contredisent, s’accusant mutuellement et avec impétuosité, d’exagérer, voire de mentir, et ce que nous avons comme récit terminé, est également un échange de propos conflictuel, et un récit en construction, dont l’exactitude ( "la vérité de la réalité" dit Kadir) est loin d’être avérée.
   
   Au final, une œuvre vraiment intéressante, beaucoup d’habileté dans la construction, un récit dynamique et dense, des propos truculents, une lecture qui semble facile à première vue, mais est plus complexe qu’il n’y paraît.
   
   
   Et le tigre, le tigre du titre??? Eh bien, non, je ne me souviens d’aucun tigre. Les animaux qui jouent un rôle dans l’histoire (et pas des moindres) sont des chiens. Le tigre, je ne vois pas… j’ai dû rater quelque chose!
   ↓

critique par Jehanne




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Riche
Note :

   La littérature nordique est à la mode et le lecteur que je suis imagine des auteurs suédois ou islandais, blonds et grands, écrivant des romans policiers ou comiques. Alors, quand j'ouvre un roman écrit par un suédois d'origine tunisienne, je m'attends à être surpris. Et effectivement, ce roman est assez singulier.
   
   En fait, plus qu'un roman, on lit l'histoire du roman, sa composition, son processus de création. On y retrouve un auteur, suédois d'origine tunisienne prénommé Jonas (comme l'auteur de l'ouvrage, celui que le lecteur a entre les mains), qui vient de publier un premier roman. Son acolyte est Kadir, un homme qui prend contact avec lui pour lui donner une idée de roman : que Jonas raconte son histoire, et particulièrement celle de son père. Son départ de Tunisie, son installation en Suède, son succès comme photographe. Mais les souvenirs de Kadir et Jonas sont parfois divergents, et chacun présente l'histoire selon son propre point de vue.
   
   "Montecore, un tigre unique", est un livre riche. Riche par son écriture, son style. En présentant des protagonistes qui ne maîtrisent pas très bien le suédois étant donné leur statut d'immigré (pour Jonas) ou d'étranger (pour Kadir), l'auteur se permet des inventions stylistiques, des détournements d'expressions, des dérèglements syntaxiques qui s'ils sont un peu déroutants au début, prennent peu à peu tout leur sens. Jonas Hassen Khemiri utilise la double narration, par Jonas et Kadir, pour s'amuser avec les mots et la langue.
   
   Mais c'est également un roman sur le processus de l'écriture et sur les conditions de naissance d'un roman. Jonas débute la rédaction parce que Kadir le contacte. Suivent de nombreux échanges, par mail, avec parfois des documents issus des archives du père de Jonas, qui permettent de reconstruire le passé. Mais il n'a rien d'objectif, et chacun l'interprète selon son point de vue. Pour Kadir, Abbas a fait tout ce qu'il a pu pour s'intégrer en Suède. Pour Jonas, il a été lâche, refusant de voir le racisme latent des Suédois et de manifester clairement ses origines tunisiennes.
   
   Car ce roman est aussi est roman politique et social. En remontant le temps, notamment les années 80 et 90 en Suède, Jonas Hassen Khemiri dresse un portrait assez inattendu de la Suède. Car Abbas a du mal à s'intégrer et fait tout pour se fondre dans la masse, allant jusqu'à ouvrir un atelier de photographie pour lequel il se donne un nom suédois. Pays souvent considéré comme calme et paisible, on plonge ici dans les quartiers de Stockholm, dans un pays où le premier ministre Olof Palme vient d'être assassiné, où l'étranger est regardé d'un drôle d'œil, où quelques racistes s'expriment sans être inquiétés, où Jonas se sent en danger. Danger qui lui donnera envie de revenir vers ses origines, en particulier religieuses, de manière brutale et caricaturale.
   
   Roman aux multiples entrées, cet ouvrage de Jonas Hassen Khemiri est susceptible de plaire à un grand nombre de lecteurs. Un titre singulier, qui aborde frontalement des thématiques qui touchent bien d'autres pays que la Suède.

critique par Yohan




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