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Le guide du voyageur galactique : H2G2 - T1 de Douglas Adams

Douglas Adams
  Le guide du voyageur galactique : H2G2 - T1
  Le dernier restaurant avant la Fin du Monde - H2G2 - T2

Douglas Noel Adams est un romancier, scénariste et humoriste anglais né en 1952 et décédé en 2001.

Le guide du voyageur galactique : H2G2 - T1 - Douglas Adams

H2G2 - Pas de panique!
Note :

    4ème de couverture :
   "Comment garder tout son flegme quand on apprend dans la même journée: que sa maison va être abattue dans la minute pour laisser place à une déviation d'autoroute; que la Terre va être détruite d'ici deux minutes, se trouvant, coïncidence malheureuse, sur le tracé d'une future voie express intergalactique; que son meilleur ami, certes délicieusement décalé, est en fait un astrostoppeur natif de Bételgeuse, et s'apprête à vous entraîner aux confins de la galaxie? Pas de panique! Car Arthur Dent, un Anglais extraordinairement moyen, pourra compter sur le fabuleux Guide du voyageur galactique pour l'accompagner dans ses extraordinaires dérapages spatiaux moyennement contrôlés."
   
   
   A la lecture de ce résumé et des critiques que j'avais lues deci delà, des propos échangés je m'attendais à un livre totalement foutraque, avec de grands éclats de rire.
   Et bien je suis déçue... je n'ai pas ri.
   
   Certaines situations sont évidemment totalement grotesques, le tout est mené tambour battant, à se demander où l'auteur va nous emmener dans son délire (ça c'est super), mais bon... cela ne m'a pas suffit.
   
   Près de 100 pages (82 je viens de vérifier) pour réellement faire démarrer le bouquin (à mon idée), pour se voir projeter dans l'espace en compagnie des horribles Vogon, pour rencontrer les autres personnages et commencer la "quête", tout du moins nous amener à mieux comprendre les imbrications des éléments du puzzle que l'auteur nous a donné jusqu'alors.
   Ce volume est le 1er de la trilogie (qui au final compte 5 tomes, mais qui selon le desiderata de l'auteur conserve sa dénomination ;-D) et, peut-être dois-je me décider à lire au moins "Le dernier restaurant avant la fin du monde" (la suite, quoi) afin de modifier mon idée?!
   Une chose est certaine, j'espère retrouver dans la suite le personnage qui m'a le plus amusée: j'ai nommé Marvin, le robot dépressif (excellente idée).
   
   Un extrait -découpé- pour vous donner une idée du personnage:
   - "Ce vaisseau me détestait, lança-t-il, découragé, en indiquant l'astrocar de la police.
   - (...)
   - Il me détestait parce que je lui ai parlé.
   - (...) Comment ça vous lui avez parlé ?
   - Facile: j'étais déprimé, je m'ennuyais tellement que je suis allé me brancher sur ses prises d'interface extérieure. Et puis, j'ai longuement parlé à l'ordinateur, en lui expliquant mes vues sur l'univers, expliqua Marvin.
   - Et que s'est-il passé ? insista Ford.
   - Il s'est suicidé", dit Marvin, en regagnant à pas lourds le Coeur-en-Or."

   
   
   Le cycle H2G2 (The Hitchhiker's Guide to the Galaxy) comprend cinq romans :
   
    1.Le Guide du voyageur galactique, The Hitchhiker's Guide to the Galaxy, (1979)

    2.Le Dernier Restaurant avant la fin du monde, The Restaurant at the End of the Universe, (1980)
    3.La Vie, l'Univers et le Reste, Life, the Universe and Everything, (1982)
    4.Salut, et encore merci pour le poisson, So Long, and Thanks For All the Fish, (1984)
    5.Globalement inoffensive, Mostly Harmless, (1992)
    ↓

critique par Delphine




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Sens interdit
Note :

   Ou ce qu'il se passe quand les Monty Python font subitement irruption dans l'univers intergalactique. Mais... PAS DE PANIQUE! Tant que vous avez votre serviette et que vous savez que 42 est la réponse, tout va bien se passer.
    Ou pas.
   
   Attaquons pas le commencement: inutile de chercher du sens dans "Le guide du routard galactique", il n'y en a pas. Du tout. Ce que constate d'ailleurs le malheureux héros de ces péripéties absurdissimes qui voit le même jour sa maison être rasée par des bulldozers pour laisser la place à une déviation d'autoroute, la Terre être rasée pour laisser la place à une voie express intergalactique et son meilleur ami se révéler être natif de Bétélgeuse et astrostoppeur. Sans compter les événements ô combien anodins qui le voient manquer mourir avant de se retrouver recueilli par le président du gouvernement impérial galactique à bord du seul et unique vaisseau propulsé par un générateur d'improbabilité infinie et bénéficiant de la présence réconfortante d'un robot dépressif prénommé Marvin. Le reste implique de la poésie vogone, des constructeurs de planètes et des souris blanches. Absurde donc. Jusqu'au trognon. Et par conséquent, absolument réjouissant, hilarant, drolatique. Autant dire que j'ai adoré du début à la fin et les personnages, et les rebondissements, et le concept même du Guide du voyageur galactique tout en prévoyant de me pourvoir au cours de mes futures pérégrinations d'une serviette que je défendrai corps et âme maintenant que je sais pourquoi c'est l'accessoire essentiel du voyageur.
   
   En aparté, c'est l'édition 1982 traduite par Jean Bonnefoy qui m'a atterri dans les mains, traduction considérée, et j'ai compris pourquoi comme un brin rock'n roll. Une nouvelle édition a paru chez Folio SF. Je vais comparer. Pour la science. Uniquement pour la science.
   
   Bref, si ce n'est pas déjà fait, jetez-vous sur ce monument de nonsense. Moi je m'en vais mettre la main sur la suite et visionner le film qui a été tiré principalement de ce premier opus en 2005.
   
    Et hop, en citation, un petit extrait, l'incipit pour tout dire:
   
   "Tout là-bas, au fin fond des tréfonds inexplorés et mal famés du bout du bras occidental de la Galaxie, traîne un petit soleil jaunâtre et minable.
   En orbite autour de celui-ci, à la distance approximative de cent cinquante millions de kilomètres, se trouve une petite planète bleu-vert dont les habitants — descendus du singe — sont primitifs au point de croire encore que les montres à quartz numériques sont une vachté de chouette idée.
   Cette planète a — ou plutôt, elle avait — un problème, à savoir celui-ci: la plupart de ses habitants étaient malheureux la plupart du temps. Bien des solutions avaient été suggérées mais la plupart d'entre elles faisaient largement intervenir la mise en circulation de petits bouts de papier vert, chose curieuse puisque en définitive ce n'étaient pas les bouts de papier vert qui étaient malheureux."

critique par Chiffonnette




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