Lecture / Ecriture
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Le Tableau du Maître flamand de Arturo Perez-Reverte

Arturo Perez-Reverte
  Le cimetière des bateaux sans nom
  Le Tableau du Maître flamand
  Club Dumas
  Le Peintre de batailles
  Le soleil de Bréda - Capitaine Alatriste - 3
  Le maître d'escrime
  Corsaires du Levant - Le capitaine Alatriste - 6
  Cadix, ou la diagonale du fou
  Le pont des assassins - capitaine Alatriste - 7
  Deux hommes de bien
  La patience du franc-tireur

Ecrivain espagnol né en 1951.
Il fut reporter de guerre pour la presse puis pour la télévision espagnole.
Il se consacre aujourd'hui exclusivement à la littérature.
Il a commencé sa carrière de romancier en 1986.
Il est membre de l'Académie royale espagnole depuis 2003.

Le Tableau du Maître flamand - Arturo Perez-Reverte

Orientations professionnelles
Note :

    Ami lecteur, je suis sûre que tu vas partager ma joie, car ce week-end, on m'a fait une proposition. Pour la première fois de ma vie, on m'a spontanément proposé un travail. L'attrait, indéniable, de la nouveauté ainsi que la perspective d'une réduction importante sur les vêtements de la marque n'ayant que pour un temps occulté le fait que mes études ne me prédisposent pas vraiment au monde de la mode, j'ai été obligée de décliner cette offre alléchante.
   
   Mais depuis, j'ai fait la liste des métiers que j'ai voulu exercer. Il faut croire que je suis particulièrement influençable car chacune de mes réorientations professionnelles est liée à un livre.
   
   A 7 ans, j'adorais le Club des Cinq, je voulais avoir un chien et être une aventurière. Possibilité vite écartée étant donné que je suis assez peureuse et que je déteste dormir à la dure.
   A 9 ans, on m'a offert un livre sur la vie quotidienne des Egyptiens et je voulais être archéologue. Ensuite, je me suis rendue compte qu'il fallait déterrer des ossements et des trucs du même genre et que comme je hurle dès que je vois quelque chose de mort, une autre orientation professionnelle semblait préférable.
   A 12 ans, j'ai lu "Le Mystère de la chambre jaune" de Gaston Leroux et j'ai voulu devenir journaliste (littéraire). Ensuite, cela m'est passé quand je me suis rendue compte que je n'aimais pas écrire.
   A 16 ans, j'ai lu "le Club Dumas" d'Arturo Perez Reverte et j'ai décidé de me lancer dans l'expertise et la vente de livres anciens. Cette merveilleuse idée est vite tombée à l'eau car j'ai découvert que si je mettais la main sur un incunable exceptionnel il serait absolument hors de question que je le vende à quelqu'un d'autre.
   A 17 ans, j'ai dévoré "Le Tableau du Maître flamand" du même Reverte, qui décidemment est mon gourou en matière d'orientation professionnelle, et j'ai voulu faire de la restauration d'oeuvres d'art. Après avoir transformé ma chambre en atelier, avoir définitivement endommagé un pantalon avec du décapant pour bois et m'être rendue compte que j'étais plus douée pour la peinture abstraite que figurative, j'ai abandonné cette idée.
   A 18 ans, je me suis inscrite en fac d'histoire et j'ai arrêté sur le champ de lire des romans historiques (ce qui n'est pas une grande perte, il faut bien le reconnaître) alors que la fréquence à laquelle on me les offrait a connu une augmentation faramineuse.
   A 26 ans, j'ai brièvement envisagé de tenir une librairie avec ma fournisseuse préférée de Wodehouse puis j'ai vu les romans qui occupaient les premières places des meilleures ventes et j'ai décidé que je préférais en arriver au meurtre plutôt que de vendre un Dan Brown ou un Florian Zeller. Depuis, le quart de siècle passé semblant m'apporter une grande sagesse, j'évite tous les romans qui pourraient m'inspirer une inadéquate nouvelle orientation professionnelle.
   
   Et puisqu'il ne faut pas bouder son plaisir, quelques mots sur "Le Tableau du Maître flamand" qui m'a laissé un très bon souvenir. Ce roman policier se déroule dans le milieu de l'histoire de l'art madrilène. Une restauratrice d'oeuvres d'art, Julia, est chargée de la restauration d'un tableau flamand du XVIe s qui représente une partie d'échec. Lors de la restauration, elle découvre une inscription cachée dans le tableau qui suggère que l'un des deux joueurs représentés a été assassiné. La position des pièces sur le jeu d'échec ainsi que la construction picturale du tableau semblent être des preuves désignant le coupable et c’est cette piste que Julia va suivre. Mais rapidement, l'enquête dépasse le cadre de l'énigme artistique et historique puisque des crimes inspirés du tableau sont commis dans l'entourage de Julia.

critique par Cécile




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