Lecture / Ecriture
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Ces Petites Choses de Deborah Moggach

Deborah Moggach
  Ces Petites Choses

Ces Petites Choses - Deborah Moggach

No country for old men
Note :

   Tout commence en Angleterre où, non content de s’épuiser à la tâche dans un hôpital surpeuplé, le docteur indien Ravi doit supporter chez lui la présence de Norman, beau-père passablement répugnant et sexuellement dérangé. Voyant son couple au bord du gouffre et sa tranquillité menacée par ce grossier personnage, Ravi se confie à un cousin de passage à Londres. Cet homme d’affaires débordé (et surexcité) voit dans le malheur de Ravi une véritable aubaine: de là à créer ensemble une maison de retraite pour accueillir en Inde les personnes âgées, il n’y a plus qu’un pas à franchir, ce que font allégrement les deux cousins. Si la mine d’or pressentie repose sur un investissement quelque peu hasardeux, le succès du projet conduit tout un tas de retraités anglais à converger vers Bangalore.
   
   Parmi eux : Dorothy, ancienne journaliste à la BBC au caractère bien trempé (un peu trop peut-être pour son intégration) ; Evelyn, contrainte de quitter sa maison de retraite anglaise, femme agréable et discrète quelque peu abandonnée par ses deux enfants; les dynamiques Ainslie, soit Jean, l’épouse infatigable et vantarde et «Douggie», mari plus réservé et extrêmement sympathique; Muriel, vieille cockney raciste et assez excentrique qui court après son fils recherché par la police; Madge, richissime veuve à la recherche d’un nouvel étalon fortuné; Graham, tellement effacé que son hypothétique statut de puceau est sujet de bien des interrogations; et bien d’autres encore, dont Norman, à la recherche de voluptueuses indiennes – plus accommodantes que les Anglaises trop revêches à son goût. A ces histoires il faut encore ajouter celles des enfants tant attendus par les pensionnaires et vivant aux quatre coins du monde.
   
   J’ai passé un très bon moment grâce à ce roman léger, charmant (à qui il manque un petit je-ne-sais-quoi pour être foncièrement drôle). Il serait malhonnête de le classer parmi les grands romans et, me connaissant, j’aurai oublié l’essentiel de l’intrigue sous peu. Les personnages par exemple, s’ils sont attachants, ne prêtent pas à une analyse psychologique fouillée. Mais après tout, pourquoi toujours chercher et l’auteur incontournable et le roman culte quand un livre sait se montrer à la fois divertissant et agréablement écrit ? Bref, pour votre culture, votre épanouissement intellectuel ou autre ambition philosophique du même genre, Moggach n’est pas vraiment ce qu’il vous faut. Mais cet été, en partant à la plage ou à la montagne, à la place de Gavalda, du best-seller ou du polar de circonstance, "Ces Petites Choses", un bon petit roman recommandé en cas de fortes chaleurs ou de sautes d’humeur – malgré le taux de mortalité il est vrai plus élevé parmi ces héros sexagénaires.
   
    Amateurs de voyages, amoureux de l’Inde, (anti)capitalistes et lecteurs enclins à la méditation, ce livre est parfaitement indiqué pour vous. Pour les autres, aucune contre-indication, si ce n’est que ce livre reste essentiellement une alternative ludique et sympathique à d’autres loisirs estivaux. En ce qui me concerne, je me suis totalement laissée prendre au jeu, impatiente de connaître le fin mot de l’histoire. Ce qui me donne même envie de découvrir d’autres livres de Moggach à l’occasion.
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critique par Lou




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Bof, bof...
Note :

   Présentation de l’éditeur:
    «Délocaliser les vieillards! C’est l’idée lumineuse qui va sauver le docteur Ravi Kapoor, un médecin londonien épuisé par son travail quotidien et par les soucis que lui cause son insupportable beau-père, Norman Purse, un vieux bonhomme égoïste, sans-gêne et, de surcroît, obsédé sexuel. Déjà expulsé de toutes les maisons de retraite convenables, Norman semble impossible à caser. C’est alors qu’un cousin de Ravi, un dynamique homme d’affaires, projette de créer en Inde une chaîne de maisons de retraite très «Vieille Angleterre», où des Britanniques d’âge avancé pourraient retrouver, au soleil et dans la paix, les mœurs et l’atmosphère de leur jeunesse. Dans la grande tradition de la littérature satirique anglaise, Deborah Moggach met en scène avec humour et tendresse ce petit monde dépassé par le temps, mais qui ne va pas tarder à découvrir que la vie peut encore apporter d’étranges bonheurs.»
   
   
   J'avais trouvé le sujet original et étais impatiente de découvrir comment l'auteur avait traité ce sujet, qui plus est avec l'humour anglais. Les premiers chapitres ne m'ont pas déçue. Se posaient des problèmes de notre société: le malaise propre à notre système santé, la question de la gestion des retraites et la place des personnes âgées dans notre société. Ma lecture était agréable et j'étais par avance ravie. Malheureusement la présentation des protagonistes les montrant dans leur vie avant leur installation en Inde, si elle donne bon nombre d'informations sur eux a failli me laisser tomber le livre des mains. Mais où diable l'auteur voulait-elle nous emmener?
   
   Une fois notre fine équipe rassemblée en Inde, j'ai trouvé la suite des événements assez vide, j'ai longtemps cherché l'humour, et ne suis pas parvenue à m'attacher à l'un ou l'autre des protagonistes qu'il soit indien ou anglais.
   
   Sans doute le trop grand nombre de personnages, le suivi des problèmes des enfants des résidents, des histoires dont on voit le résultat bien avant que l'auteur ne l'écrive ont fait que je ne suis pas parvenue à être totalement prise par cette lecture.
   
   Bref un sujet très actuel, une belle idée de départ mais qui, à mes yeux, ne parvient pas à faire de ce livre un tout qui m'enthousiasme. J'ai dû, une nouvelle fois en attendre trop après avoir lu la quatrième de couverture.

critique par Delphine




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