Lecture / Ecriture
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La guerre des marrons de Ivan Ledoux

Ivan Ledoux
  La guerre des marrons

La guerre des marrons - Ivan Ledoux

Souvenirs d'une enfance préservée
Note :

   Présentation de l’éditeur :
   «Loin des rigueurs de l’Occupation, la seule guerre que vivent les petit-fils de pépé Henri est celle des marrons. Entre les Seigneurs qui défendent leur «château», et les Manants qui l’assiègent, voici les aventures rocambolesques d’un gamin de sept ans un peu frondeur et de son frère aîné. Anecdotes savoureuses, mésaventures hilarantes et défis improbables se succèdent sans temps mort dans cette ode à l’enfance.»
   
   En reprenant ce livre dans ma PAL, je me suis demandée si, inconsciemment, je n'avais pas été influencée par la sonorité du titre et si ce livre allait s'avérer un pastiche de "La guerre des boutons".
   Relisant la 4ème de couverture, mon inquiétude grandissait, et je me disais que j'avais peut être acheté un peu trop rapidement ce livre...
   
   Je tiens à vous rassurer. Il ne s'agit nullement d'un pastiche de l'oeuvre de Pergaud, pas de Lebrac ni de Tigibus, pas plus que leurs acolytes ne sont ici présents. L'histoire est autre, la période également tout comme la construction de l'ouvrage. Il s'agit des souvenirs d'enfance de l'auteur pendant son "exil" chez ses grands parents durant la 2nde Guerre Mondiale. Il relate donc des anecdotes comiques ou relatives à des épisodes familiaux via de courts chapitres.
   
   En bonne place, on retrouve Biquette, sa grand-mère, son grand-père Henri (maire de Montendre), les bisaïeules mémé Amélie et mémé Jeanne qui vivent sous le même toit, ainsi que son frère aîné. A ses personnages principaux s'ajoutent les camarades de classe, les voisins ainsi que la famille vivant dans la même ville.
   
   J'ai parfois souri devant l'imagination et les souvenirs de cet auteur, mais j'ai trouvé l'ensemble assez neutre. A deux ou trois reprises je me suis étonnée de la tournure de ses phrases, et cela laisse une petite amertume en refermant cet ouvrage : une impression de mise sous presse trop rapide, d'un manque.
   
   Comme le souligne Ivan Ledoux plusieurs fois, ces années de Guerre ne l'ont pas marqué négativement, si ce par les longues séparations avec ses parents, et plus particulièrement de sa mère. La nourriture était abondante, l'électricité ne semble jamais faire défaut et les restrictions sont des inconnus. Lui et son frère sont doublement protégé par l'affection de leurs grands-parents et par la place officielle de leur grand-père.
   
   Tout cela il n'en prendra réellement conscience qu'à son retour à Paris lorsqu'il redeviendra un enfant parmi d'autre, mais cela est évoqué dans un Epilogue si rapide que l'on peut à peine en prendre conscience.
   
   Vous l'aurez compris la lecture est agréable, mais cela n'en fait pas un "grand roman de terroir", genre fort prisé, ce qui me fait dire - peut être à tort - que l'éditeur n'a vu qu'une occasion d'enrichir son fonds, sans exploiter totalement les souvenirs sincères de l'auteur. Du coup, cette lecture n'aura dans ma mémoire qu'une portée bien éphémère.

critique par Delphine




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