Lecture / Ecriture
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Pendant qu'il te regarde tu es la Vierge Marie de Gudrùn Eva Minervudottir

Gudrùn Eva Minervudottir
  Pendant qu'il te regarde tu es la Vierge Marie
  Album

est une écrivaine islandaise née à Reykjavik en 1972.

Pendant qu'il te regarde tu es la Vierge Marie - Gudrùn Eva Minervudottir

Reykjavik est tout petit...
Note :

   "Pendant qu'il te regarde tu es la Vierge Marie", comment ne pas craquer avec un titre pareil ? ! Et quand en plus l'auteure s'appelle Gudrùn Eva Minervudottir (ce que j'interprète -faussement sans doute- mais je m'en fiche, laissez-moi mes illusions- comme "la fille de Minerve") et qu'elle est islandaise, je me rends pieds et poings liés !
   Mais bon, trêve de bavardages, allons plus avant.
   
   Reykjavik, capitale de l'Islande, est d'après l'auteure une ville toute petite où l'on croise toujours les mêmes personnes. A lire les 20 nouvelles composant ce recueil, on veut bien la croire car une certaine parenté se tisse entre les différents narrateurs, créant une continuité très fluide.
   Même jeunes adultes, ils ont gardé un pied en enfance, vivent souvent au troisième étage, mangent du pain avec du fromage ou du pâté de foie et évoluent dans des appartements quasi vides et très lumineux.
   Leur langage est subtilement décalé, tour à tour poétique ou teinté d'humour "Tu ne veux pas m'embrasser comme la faim embrasse le pain?", subtilement en porte à faux avec la réalité.
   
   On frémit quand de jeunes enfants sont confrontés à des adultes, tant l'auteure est habile à susciter un climat perturbant...
   
   Les titres des nouvelles sont tous dans la tonalité de celui du recueil, voici mes préférés : "Le bouquet de mariée était plein de pucerons", "Parce que je t'ai embrassé ce matin au moment où tu refermais ta conscience derrière toi" ou bien encore "J'espère que tu étoufferas dans les rideaux de velours caca d'oie de ta mère".
   
   Beaucoup de fraîcheur dans ce livre dévoré d'une traite, et dont on pourrait dire qu'il "rayonne comme les personnages des images pieuses". On sort de cette lecture le sourire aux lèvres et avec une folle envie de faire un tour en Islande...

critique par Cathulu




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