Lecture / Ecriture
    Accueil     Lecture     Ecriture     Rencontres     Auteur du mois     Ce qu'ils en ont dit     Contacts    

Un roi sans divertissement de Jean Giono

Jean Giono
  Le chant du monde
  Solitude de la pitié
  Un de Baumugnes
  Colline
  Un roi sans divertissement
  Regain
  Le hussard sur le toit
  Fragments d’un paradis
  Dès 09 ans: L’homme qui plantait des arbres
  L'homme qui plantait des arbres
  Le grand troupeau
  Jean le Bleu
  Les Âmes fortes
  Que ma joie demeure
  L’Iris de Suse
  Le déserteur

Jean Giono est un écrivain et scénariste français né à Manosque en 1895 et décédé en 1970.

Vous trouverez sur ce site la fiche "Jean Giono, le grand western", brillant essai qu' Olympia Alberti a consacré à cet auteur et les rencontres que Pierre Magnan a eues avec lui
Vous trouverez également celle de la biographie que sa fille cadette Sylvie Giono a rédigée.
Et vous pourrez faire des "Balades littéraires à la rencontre de Jean Giono" avec Jean-Louis Carribou.
Sans oublier Jean Carrière et Annick Stevenson

Un roi sans divertissement - Jean Giono

De là est née l’oeuvre de Pierre Magnan …
Note :

   Je le parierais, de ce roman de Giono est née l’oeuvre de Pierre Magnan, polariste éclairé et nourri au soleil de Provence, qui a par ailleurs cotoyé Jean Giono.
   «Un roi sans divertissement» est très différent des oeuvres plus connues de Giono ; « Colline », « Jean le bleu », « Regain », … Ca commence comme un polar qui plongerait ses racines dans le passé, première moitié du XIX ème siècle, et qui … y reste, continue l’aspect polar pour finalement basculer dans l’addition d’histoires rattachées au héros initial.
   
    Au niveau construction ça m’a semblé bancal. Comme si, une fois le polar raconté et bouclé, Jean Giono ne s’était pas résolu à arrêter le roman et avait rajouté des épisodes, qui ne sont plus alors sur un mode polar, mais qui restent néanmoins en lien puisque de manière très allégorique, très allusive, Jean Giono nous fait toucher du doigt les noirceurs de l’âme humaine. Et pas que chez les «méchants»!
   
   Le Commandant Langlois est amené à intervenir, vers les années 1830, dans un village reculé du Dauphiné (tiens, pas très loin de chez moi !), pour découvrir qui peut faire disparaître ou tuer des habitants du village, d’une façon des plus mystérieuses.
   
   Ne résolvant pas l’énigme mais pressentant sa continuation, il se met en congé de la gendarmerie pour venir s’installer dans le village et sauver des vies. Ce faisant, il sera confronté à une fascination des plus morbides pour la mort, la mise à mort, le sang, et Jean Giono, de manière très allusive, très délicate, nous embarque on ne sait trop où le plus clair du temps pour nous donner une clef à la toute fin de l’oeuvre, une clef qui donnera le titre : «Un roi sans divertissement est un roi plein de misère». Un roi plein d’ennui (au singulier, pas au pluriel !) aurait-il pu écrire aussi. Et un des moyens de combattre l’ennui, dans un village du Dauphiné, pourrait-il être de traquer, puis de mettre à mort des êtres vivants ? Hommes, femmes, loup, … ?
   
   Jean Giono nous laisse énormément de latitude pour interpréter le message. Rarement une oeuvre laisse-t-elle autant de possibilités d’interprétation …
   
   3,5 étoiles, à cause de cette construction qui m’a parue … inexistante. Sinon c’était plus … Ca reste du Giono. Et quand je lis que certains le considèrent comme un auteur régionaliste … !
   
   Et donc, oui, ce Commandant Langlois et ses tribulations en Dauphiné du Sud, me parait bien préfigurer le commissaire Laviolette et les atmosphères des romans de Pierre Magnan. Pour le meilleur … Le meilleur seulement car il n’y a pas de pire ici !

critique par Tistou




* * *