Lecture / Ecriture
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Les pendus du Mont-Aiguille de Michel Andréoléty

Michel Andréoléty
  Soleil Noir
  Les pendus du Mont-Aiguille

Les pendus du Mont-Aiguille - Michel Andréoléty

Fiction Bio-policière
Note :

   « Fiction Bio-policière ». C’est ainsi que Michel Andreolety sous-titre ses «Pendus du Mont-Aiguille». Michel Andreolety est un écrivain dauphinois, qui commence à être davantage diffusé. Cet ouvrage est son troisième et sa diffusion fut confidentielle à l’époque (1997).
   
   Du Mont-Aiguille, superbe montagne du massif du Vercors il ne sera en réalité pas vraiment question. Michel Andreolety nous conte plutôt une série d’évènements, imaginaires bien sûr, apparemment déconnectés les une des autres ; la disparition étrange d’un employé d’une société chimique aux environs de Grenoble, l’échouage d’un pétrolier sur les côtes bretonnes, un crime commis dans un hotel de Chichilianne (toujours pas loin de Grenoble).
   
   Mais l’employé disparu se trouve être un ami de Nathalie, guide touristique des plus dynamique et dont l’obstination à comprendre ce qui s’est passé va jouer le rôle du grain de sable qui vient gripper la machine. D’autant qu’elle intéresse à son cas un commissaire qui va grandement l’aider.
   
   S’ensuivra une enquête avec rebondissements et drames, des plus classiques, relatée avec plus ou moins de maîtrise (on peut suivre les progrès de Michel Andreolety au fil des ouvrages qui suivront) mais toujours de manière plaisante. Il n’y a pas à proprement parler de happy-end. Non, plutôt de quoi s’inquiéter à vrai dire.
   Peut-être le fait de résider dans, et donc de connaître, la région accentue l’intérêt qu’on peut prendre à cette lecture ? C’est possible.
   
   Et pourquoi « Fiction Bio-Policière » ? Ca, j’avoue que ça reste un peu mystérieux.
   «Bastion solidement ancré dans le sol dauphinois, le Mont-Aiguille continue de veiller aux confins du Trièves .
   Hiératique sentinelle de l’inutile, sa mémoire de pierre n’a rien oublié.
   Allez à sa rencontre lors du prochain automne, quand l’horizon flamboie, ardé par Phaéton. Posez la main contre la paroi calcaire : dans l’épaisseur du roc, bat le coeur du géant.
   Et puis, lorsque le vent du soir viendra caresser la Terre, quand l’ombre aux cheveux bleus montera des vallées, à l’heure où le Couchant chevauchera ses mystères, au creux des cailloux chauds il faudra écouter … Ecouter l’histoire de ces deux-là qui se sont retrouvés pendus à leur corde de rappel, dans le vertigineux Pilier Sud … où ils ne sont jamais allés.
   Le monolithe seul connaît la vérité …
   Il était présent un certain après midi d’octobre 1994, alors que la lumière dansait au pied du Vercors.»

critique par Tistou




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