Lecture / Ecriture
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1984 de George Orwell

George Orwell
  Hommage à la Catalogne.
  Dans la dèche à Paris et à Londres
  1984
  La Ferme des animaux

George Orwell est le pseudonyme d'Eric Blair, né en Inde en 1903 de parents anglais et mort à Londres en 1950 de tuberculose.
Revenu en Angleterre en 1907, il y restera jusqu'en 1922 où il retournera en Inde après d'assez bonnes études (Eton) pour entrer dans la Police Impériale en Birmanie ("Une histoire birmane"). Il passera ensuite quelques années difficiles à Paris et à Londres ("Dans la dèche à Paris et à Londres").
En 1936, il part pour l'Espagne, combattre dans les rangs du POUM ("Hommage à la Catalogne"). Rapatrié blessé, il est ensuite réformé durant la guerre.
Il écrira en 1945 l'excellent pamphlet "La ferme des animaux" et en 1948 le livre qui lui valut la reconnaissance internationale: "1984"

1984 - George Orwell

Une grande oeuvre
Note :

    Attention chers lecteurs.
   
    Je m'apprête à faire la critique littéraire d'une des oeuvres les plus ambitieuses et les mieux réussies dans l'histoire de la littérature du vingtième siècle. Un véritable chef d'oeuvre. Je veux parler du seul, de l'unique 1984 de George Orwell.
   
    On a ici affaire à une critique du totalitarisme stalinien parfaitement dosée. Chaque détail est extrêmement bien pensé et attire notre attention. De plus, le livre décrit complètement la réalité de ce régime. Orwell a réussi à nous faire un cours d'histoire sous une forme beaucoup plus abordable. On a presque l'impression que tout est à peine exagéré. C'est une alerte pour ces lecteurs après la seconde guerre mondiale pour ce qui risque de se passer.
   
    En gros nous sommes en Océania, une des trois grandes puissances qui se partagent le globe terrestre. Tout est contrôlé, chaque mouvement humain est filmé, les enfants sont encouragés à dénoncer leurs parents dissidents dans un monde où la liberté n'existe plus. Et nous avons notre héros Winston Smith qui essayera de se révolter contre ce régime totalitaire avant de tomber dans ses griffes...
   
    L'histoire de Winston est une ode à la liberté. Pourtant Orwell pousse le totalitarisme au delà de ses limites. Mais rien ne semble improbable. On a peur car on sent que tout ça peut vraiment se passer, peut vraiment nous arriver. Le livre regorge de détails plus terrifiants les uns que les autres : les modifications constantes des journaux, les affiches de Big Brother caricature de Staline à tout les coins de rue....
   
    Winston va parallèlement vivre une histoire d'amour à laquelle j'avoue n'avoir pas accroché, mais elle était loin d'être pour moi la plus importante même si elle ouvrait l'horizon à de nouveaux détails; on peut donc dire qu'elle était bien pensée.
   
    Voilà. Ce roman d'un homme de gauche qui a su critiquer avec tant d'habileté le régime de Staline est incontournable. Une leçon d'histoire et un formidable rappel du don que sont pour nous la pensée et la liberté...
   
   Grand livre d'un grand monsieur...
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critique par Moineau




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Big Brother is watching you
Note :

   Orwell n’as pas bénéficié des retombées financières de ce livre, ni de la notoriété d’avoir écrit un des titres marquants de la littérature, puisqu’il est décédé un an après la publication.
   
   Son talent pour la prémonition s’est limité au champ de la fiction... Dans ce roman, il est utilisé pour imaginer notre monde divisé en trois «Super États». Winston, le personnage principal, habite Océania et remet en question la domination tentaculaire de son gouvernement dont les techniques de manipulation de la population ne sont pas sans rappeler celles de Hitler ou Staline. Tout est contrôlé et surveillé. Les gens sont bombardés par des slogans de propagande via des télé-écrans.
   
   Winston est au fait des stratégies du régime puisqu’il travaille au Ministère de la vérité. Sa tâche consiste à réécrire les publications du passé, changer les promesses du parti, dans le but de refléter la réalité du moment ou de la rendre plus reluisante.
   
   L’efficacité de l’emprise de l’État est démontrée dans une scène saisissante où le personnage de Parsons, fidèle membre de cette société balisée, est tellement endoctriné que même lorsqu’il est arrêté par la police des idées pour avoir parlé inconsciemment contre le parti dans son sommeil, il croit ferme que sa punition est légitime.
   
   De toute la littérature, cette œuvre est pour moi la plus importante, certainement pas pour ses qualités romanesques - après tout, c’est plutôt lourd et froid – mais pour l’envergure du message.
   
   Il est terrifiant de constater à quel point la dystopie de Orwell pourrait être prophétique en raison des avancées technologiques, de l’appétit vorace des gouvernements pour le pouvoir et la déresponsabilisation des citoyens.
   
   Visiblement, nombreux n’ont pas compris le danger de laisser l’État agir comme régulateur, pourvoyeur et collecteur. Mais bon, nous avons toujours les gouvernements que nous méritons…
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critique par Benjamin Aaro




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Grand classique
Note :

   Winston Smith est employé au ministère de la Vérité, un des quatre ministères qui composent l’administration de l’Océania en 1984. Les autres ministères sont les ministères de l’Amour, de la Paix et de l’Abondance, et trois devises dictent leur action: «La guerre, c’est la paix», «La liberté c’est l’esclavage», «L’ignorance c’est la force». Ce gouvernement est dirigé par Big Brother, homme à moustaches dont l’image est affichée sur tous les murs de la ville, rappelant aux habitants qu’il les regarde constamment grâce à un système de caméras installées dans tous les endroits: les places, dans les appartements.
   
   Winston, réalisant peu à peu que le gouvernement pour lequel il travaille est une dictature prête à tout pour faire taire les opposants, décide de consigner ses pensées jugées criminelles dans un journal. Se marginalisant petit à petit, il rencontre Julia, jeune femme qui partage une partie des ses idées et a décidé de profiter au maximum de ce qu’il est possible de faire. Mais lorsque Winston se rapproche d’O’Brien, il ne sait pas encore qu’il a ouvert la porte du piège qui va refermer sur lui.
   
   Grand classique de la littérature d’anticipation, le livre d’Orwell est à la fois une utopie dictatoriale, mais également une charge contre les régimes communistes. Utopie, car ce livre écrit à la fin des années 40, se déroule en 1984, dans un monde totalement contrôlé par l’Angsoc, parti se réclamant du socialisme, et constamment en guerre. Le plus impressionnant dans ce monde imaginaire, hormis le fait d’être sous surveillance à n’importe quel moment par le biais des télécrans, est la volonté de falsification du gouvernement, qui transforme l’histoire afin d’assurer aux habitants que Big Brother a toujours défendu les mêmes positions. Ainsi, le travail de Winston consiste à modifier les anciens journaux pour faire disparaître tout élément compromettant. Lorsqu’un ennemi de la nation est enlevé par le gouvernement, il fait en sorte que plus aucun journal n’en fasse mention. Lorsqu’une prévision économique se révèle erronée, on transforme cette prévision. De même, lors des guerres successives contre l’Eurasia ou l’Estasia, Winston transforme tous les articles afin de laisser penser que l’ennemi a toujours été le même. C’est d’ailleurs cette propension des citoyens à oublier que l’ennemi a changé qui met à la puce à l’oreille de Winston quant au statut du régime de l’Océania.
   
   L’autre point, plus pragmatique, est la dénonciation des régimes communistes, qu’on trouve déjà dans "la Ferme des animaux". Le fait de supprimer des photos les anciens camarades devenus ennemis a été une pratique courante de l’URSS stalinienne des années 30. De même, la dénonciation de la bureaucratie qui affleure ici est à mettre en lien avec l’appareil étatique étouffant de l’URSS. Dans ce cadre de fiction, Orwell fait également preuve de dénonciation envers un système qui a dévoyé les idées auxquelles il a cru (il s’est engagé dans les rangs républicains pendant la guerre d’Espagne, auprès des communistes).
   
   Si le fond est très intéressant (la trahison, la capacité à oublier ce qu’on veut faire oublier, le contrôle systématique et la suspicion généralisée avec le crime par la pensée), la forme m’a moins emballé. Le début est très riche, très rapide avec la mise en place de ce monde de 1984, une sorte de "Brazil", puis on plonge dans les textes théoriques rédigés par le chef de l’opposition, que Winston a dans les mains. Cette partie, moins romanesque et qui reprend ce qui a pu être compris auparavant m’a moins intéressé, et sa lecture fut assez laborieuse. La fin, où le romanesque est de retour avec des scènes éprouvantes de torture digne de "l’Aveu" de Costa-Gavras, redonne un peu de souffle au roman.
   
   Malgré ces quelques remarques formelles, "1984" est un roman important. Il y aurait encore beaucoup d’éléments à évoquer (la novlangue, la présence de trois classes sociales qui ne se mélangent pas, la capacité de torturer en convoquant le pire cauchemar de l'interrogé). Mais ce qui m’a le plus marqué, c’est que ce roman n'est pas si éloigné que cela de la réalité de dictatures qui ont pu commettre différents méfaits au cours du Siècle dernier. Mais l’Océania reste encore de l’anticipation. Pour l’instant…
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critique par Yohan




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La crainte, la rage, le triomphe et l’humiliation
Note :

   Un classique de la littérature ainsi que celle d'anticipation.
   Un livre que j'ai lu et relu sans jamais m'en lasser, qu'en est-il tant d'années après ?
   
   Nous sommes vraiment dans un monde où le totalitarisme est poussé à l'extrême. Le symbole de cette situation est : Big Brother, personnage omniprésent, qu'évidemment personne ne connait mais dont la photo vous regarde sans arrêt dans n'importe quel endroit où vous êtes. Existe-t-il ?
   Le monde est divisé en trois blocs, parfois alliés parfois ennemis. L'Oceania, l'Estasia, et l'Eurasia.
   Winston Smith vit à Londres, il occupe un emploi subalterne au ministère de la Vérité. Il est une sorte d'archiviste, son travail consiste à écrire, à réécrire, à travestir, à changer, à oublier et à inventer des passages entiers de l'Histoire. La vérité d'un jour n'est pas forcément celle du lendemain. Tout cela sous la surveillance de la Police de la Pensée, la plus à craindre, celle qui décide du sort de tout un chacun. Les victimes des épurations sont "vaporisées" bref elles disparaissent du jour au lendemain.
   
   Les manifestations populaires les plus courues sont "Les deux minutes de la haine".
   Winston un peu surpris de sa hardiesse a acheté un cahier. Caché dans un coin de son appartement où les caméras ne peuvent pas le voir, il tente de tenir un journal.
   Il se remémore son mariage raté avec Catherine, belle mais stupide. Il se souvient d’avoir eu recours à une prostituée dans un quartier de prolétaires !
   Il continue ses visites chez le vieil homme qui lui a vendu ce cahier, un vieillard veuf dont l’appartement regorge de choses anciennes. Winston fait la connaissance de Julia qui devient sa maîtresse. Ensemble, ils parlent et se rendent compte que tout est truqué. Les statistiques sont toutes fausses, à les écouter, les gens sont tous heureux et tout est à la disposition de tout le monde en abondance. Alors qu'en réalité tout manque. La guerre est perpétuelle, mais contre qui ? Et pourquoi ?
   O’Brien qui occupe un poste plus élevé, lui avoue faire partie de "La fraternité", une société secrète, il lui confie également un livre bien sûr interdit. Winston est honoré de cette marque de confiance…
   Hélas, l’avenir pour lui et Julia sera plutôt sombre et douloureux.
   Un grand livre, pour ma part un des plus réussis du genre qui, je pense, n’a pas pris une ride.
   Une superbe relecture !
   Ce roman ainsi que Le meilleur des mondes restent malgré les années deux des meilleurs du genre ! Enfin pour moi ! Mais je n’oblige personne à partager mon avis !
   Il n’est vraiment pas beau notre monde, et pas sûr que cela aille en s’améliorant.
   
   Extraits :
   - Mais les patrouilles n’avaient pas d’importance. Seule comptait la Police de la Pensée.
   
   - C’étaient les locaux des quatre ministères entre lesquels se partageait la totalité de l’appareil gouvernemental. Le ministère de la Vérité, qui s’occupait des divertissements, de l’information, de l’éducation et des beaux-arts. Le ministère de la Paix, qui s’occupait de la guerre. Le ministère de l’Amour qui veillait au respect de la loi et de l’ordre. Le ministère de l’Abondance, qui était responsable des affaires économiques. Leurs noms, en novlangue, étaient : Miniver, Minipax, Miniamour, Miniplein.
   
   - L’Océania était en guerre contre l’Estasia. L’Océania avait donc toujours été en guerre contre l’Estasia. Une grande partie de la littérature politique de cinq années était maintenant complètement surannée. Exposés et récits de toutes sortes, journaux, livres, pamphlets, films, disques, photographies, tout devait être rectifié, à une vitesse éclair. Bien qu’aucune directive n’eût jamais été formulée, on savait que les chefs du Commissariat entendaient qu’avant une semaine ne demeure nulle part aucune mention de la guerre contre l’Eurasia et de l’alliance avec l’Estasia.
   
   - L’Eurasia est protégée par ses vastes étendues de terre, l’Océania par la largeur de l’Atlantique et du Pacifique, l’Estasia par la fécondité et l’habileté de ses habitants.
   
   - En d’autres mots, il est nécessaire qu’il ait la mentalité appropriée à l’état de guerre. Peu importe que la guerre soit réellement déclarée et, puisque aucune victoire décisive n’est possible, peu importe qu’elle soit victorieuse ou non. Tout ce qui est nécessaire, c’est que l’état de guerre existe.
   
   - Dans notre monde, il n’y aura pas d’autres émotions que la crainte, la rage, le triomphe et l’humiliation. Nous détruirons tout le reste, tout.
   

   Titre original : Nineteen Eighty-Four. (1948).
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critique par Eireann Yvon




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2 + 2 = 5
Note :

   On a tous lu (ou pensé avoir lu) ce roman écrit en 1948 (paru en 1950) dont l’action se déroule en 1984.
   Trente cinq ans plus tard, le jeu consiste à vérifier si Orwell avait eu du "nez".
   
   Je résume en deux phrases cet univers utopique décrit dans le livre : une classe dominante (les membres du parti), elle-même divisée en deux niveaux et la masse du peuple (les prolétaires). Partout des écrans à double sens : ils servent autant de télévision que sont des yeux pour épier le moindre geste, la moindre parole.
   
   On peut noter déjà une différence entre les membres du parti, qui effectuent des tâches intellectuelles (même si elles sont parfois ennuyeuses), soumis à cette orthodoxie : le parti, symbolisé par le visage immense de Big Brother, a toujours raison, et la masse des prolétaires, survivants dans la misère la plus totale mais non soumis à cette impitoyable surveillance. La liberté de ceux qui n’ont rien et ne représentent aucune menace.
   
   En 2019, le monde se divise en deux parties : au Nord, des pays riches ne fabriquant plus rien, conceptualisant et dirigeant le reste du monde où l’on s’échine à produire les objets à moindre coût ou extraire la matière première de sols bientôt saturés. Nos sociétés gouvernantes sont truffées de gadgets censés nous simplifier la vie, mais pouvant tout aussi bien nous en rendre plus dépendants : téléphone mobile, Gps, carte bleue… Autant de manières de mieux nous cerner. Dans un unique but : consommer toujours plus.
   Ca, Orwell ne l’avait pas prévu. Il fonde son 1984 sur le modèle soviétique, étatique et non pas sur un libéralisme qui a remporté la guerre froide.
   
   La deuxième partie du roman s’apparente aux plus sanglantes années du régime soviétique. On pense nécessairement à Koestler (le zéro et l’infini – à relire absolument) lors du procès/interrogatoire de Winston.
   Le travail du héros est de modifier continuellement les archives, l’Histoire : le parti doit toujours avoir raison.
   La multiplicité des sources media à notre disposition (chaines de télé, internet) participe au même mouvement. Si la censure a disparu, c’est pour noyer la vraie information dans un océan de nouvelles sensationnelles : on s’y noie. Certains mettent en doute l’intégrité et la véracité de certains faits (Wikipedia par exemple).
   Dans 1984, il est extrêmement mal vu de ne pas participer à des manifestations collectives. Etre seul est suspect.
   On retrouve cet état dans nos sociétés où chacun emploie une énergie phénoménale à se divertir, en rester en "contact". Mais, au final, l’atomisation a fait son chemin. Nous avons des centaines d’amis virtuels sur Facebook mais difficile de trouver quelqu’un pour partager un simple apéro.
   Une société totalitaire cherchera toujours à contrôler l’individu, qu’il ne pense pas par lui-même. Le parti dicte sa loi.
   La publicité, le merchandising, les actions commerciales de nos pays consommateurs ne fonctionnent pas sur le même principe ? Chacun doit rentrer dans les cases prévues à cet effet, avoir le bon profil, faire partie d’un secteur commercial précis.
   Au-delà de ce double constat, Orwell pose la question de la place de l’individu dans une société. Un équilibre à trouver entre l’égoïsme et le communautarisme, parvenir à s’épanouir tout en apportant aux autres.
   
   1984 est un traité philosophique sur le pouvoir.
   Le maitre-mot du roman est la double pensée. Etre capable de penser tout et son contraire. "Plus vaste est la compréhension, plus profonde est l’illusion". Certains dirigeants ont élevé très haut cette notion schizophrénique.
   Dans notre monde, en est-il autrement ? N’avons-nous pas des pensées, des idées contradictoires ? Ne serait-ce que pour supporter un travail qui ne nous convient pas mais permet de payer notre train de vie. "Perdre sa vie à la gagner" disent les écologistes. Pour ne pas devenir fou, nous manions à longueur de journée la "doublepensée".
   Dans 1984, Winston rencontre Julia. L’amour comme arme contre le barbarisme. Ce n’est pas nouveau. Personne ne pourra nous enlever les sensations d’une séance de sexe. Aucune torture ne parviendra à pénétrer notre cerveau, notre cœur. L’amour, si .
   Mais tout n’est-il pas joué d’avance chez Orwell ? Et chez nous ? Pas si sûr.
   
   Enfin, les passionnés et étudiants en linguistique devraient retenir 1984 comme livre de chevet. Le Novlangue, censé remplacer l’anglais, est la seule langue qui se réduit au fil des nouvelles éditions de dictionnaire. Qui mieux qu’une langue peut influencer la pensée ? Nous pensons par des mots avant même qu’ils ne soient prononcés. Plus une langue est riche, plus la pensée est féconde et profonde. Plus un monde comporte de langues différentes, plus la diversité des peuples est respectée.
   A l’heure du langage SMS, on est en droit de se demander si nous ne sommes pas déjà… en 1984 !

critique par Walter Hartright




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