Lecture / Ecriture
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L'excursion à Tindari de Andrea Camilleri

Andrea Camilleri
  La Démission de Montalbano
  La Voix du violon
  La Concession du téléphone
  Le tour de la bouée
  La forme de l'eau
  Le voleur de goûter
  La peur de Montalbano
  La patience de l'araignée
  Chien de faïence
  L'excursion à Tindari
  Privé de titre
  La couleur du soleil
  Un été ardent
  Petits récits au jour le jour
  Les Ailes du Sphinx
  La Pension Eva
  Pirandello, biographie de l’enfant échangé
  Le coup du cavalier
  Intermittence
  La lune de papier
  Le garde-barrière
  Le neveu du Négus
  Noli me tangere
  L’âge du doute

Andrea Camilleri est un écrivain et metteur en scène italien, né en Sicile en 1925, et mort le 17 juillet 2019.

L'excursion à Tindari - Andrea Camilleri

Excursion mortelle
Note :

   Andrea Camilleri est un admirateur, et un traducteur en italien, de Georges Simenon. Ce n’est pas par contre Georges Simenon qui traduit Andrea Camilleri, c’est Serge Quadruppani, qui se donne beaucoup de mal puisqu’il explique en avant-propos les dispositions qu’il prend pour tenter de restituer la langue de Camilleri. C’est que Camilleri n’écrit pas en italien, il écrit en sicilien, qui présente quelques différences d’avec l’italien. Du coup ça donne un langage, le parlé, auquel il faut … s’habituer.
   Il s’agit bien entendu d’une enquête du commissaire Montalbano, amoureux d’une femme pour qui il a bien du mal à se déclarer, et de la cuisine sicilienne qui joue un rôle important dans la vie de Montalbano. Et dans le roman.
   
   « Qu’est-ce que vous prenez ? demanda Calogero en s’approchant. Aujourd’hui j’ai un beau risotto à l’encre de seiche qui est tout à fait spécial.
   - Pour moi, ça ira. Et pour vous, Béatrice ?
   - Pour moi aussi.
   Montalbano, avec satisfaction, nota qu’elle n’avait pas ajouté une phrase typiquement féminine : mais rien qu’un peu, surtout. Deux cuillerées. Une cuillerée. Treize grains de riz pas plus … Seigneur, l’antipathie qu’elles lui faisaient !
   - En second, j’aurai du loup pêché de cette nuit ou …
   - Pour moi, ça ira, pas de ou. Et vous, Béatrice ?
   - Du loup. »

   
   Cette excursion à Tindari est en fait une excursion troisième âge en autocar, à Tindari, lieu de pélerinage, dont un couple âgé et passablement mystérieux ne reviendra pas. Ou plutôt à l’issue duquel il ne réapparaîtra pas. Et comme le meutre d’un homme jeune vient d’être commis à la porte de leur immeuble, Montalbano a bien du mal à trouver ceci catholique. C’est qu’il a du flair Montalbano ! Et de fait …
   
   On y retrouve le personnel habituel du commissariat de Vigata qui nous devient familier à force d’épisodes. De même Livia, sa fiancée, qui vit à Gênes et avec qui la relation est essentiellement … téléphonique.
   
   C’est très agréable à lire. Peut-être pas le meilleur épisode que j’ai pu lire. N’empêche, je l’ai dévoré. (Et une partie de nuit blanche, une !)

critique par Tistou




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