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Paysages d'Italie - Les peintres du plein air de Anna Ottani Cavina

Anna Ottani Cavina
  Paysages d'Italie - Les peintres du plein air

Paysages d'Italie - Les peintres du plein air - Anna Ottani Cavina

Peintres voyageurs
Note :

   Auteurs : Anna Ottani Cavina, Vincent Pomarède et Stefano Tumidei
   
    Catalogue de l'exposition, Galeries nationales du Grand Palais, Paris 3 avril - 9 juillet 2001, visitée le 17 juin de cette année-là.
   
    C'est dans la période ici examinée que, dans la continuation de Claude Gellée, le paysage quitte sa dimension d'idéal classique pour devenir nature dans un processus qui conduit au réalisme et à d'autres innovations. Le voyage en Italie est alors une étape obligatoire de la formation des peintres, souvent en tant qu'accompagnateurs des jeunes gens fortunés qui accomplissent le Grand Tour et jouent pour eux le rôle d'employeur et de mécène. Rome et Naples constituent les destinations privilégiées.
   
   Le travail se fait sur papier ou carton, en petit format, et n'est d'abord qu'une étude destinée à être retravaillée en atelier : la création en plein air sur toile ne viendra qu'après 1830. Les artistes fréquentent les mêmes lieux, les mêmes sites, les mêmes auberges, les mêmes cercles et forment une communauté cosmopolite (Anglais, Français, Norvégiens, Allemands...) qui n'hésite pas à échanger impressions et techniques. Leurs images présentent bien des ressemblances mais rapidement l'originalité d'un Corot ou d'un Turner se détache de l'ensemble. C'est que l'échantillon présenté est très vaste, on trouve ici une multitude d'artistes peu connus, des Giroux, des Knip, des Pitloo et des Schirmer dont j'avoue n'avoir jamais entendu parler. Chacun fait l'objet d'une biographie minutieuse, les auteurs s'attachant à chacun des pas qu'ils ont effectués dans le pays.
   
   Le problème, c'est que cette volonté de précision biographique se retrouve dans les commentaires qui accompagnent les tableaux : bien souvent, l'image elle-même est délaissée au profit d'interrogations un peu vaines concernant sa datation, le fait de savoir si elle a été réalisée lors de tel ou tel voyage en compagnie de celui-ci ou de celui-là. Les textes ne sont donc pas toujours passionnants mais on peut s'occuper en collationnant les coquilles qui sont légion : voir une telle masse de travail gâchée par une mise en forme aussi hâtive est un rien désolant. Il reste les reproductions, bien réalisées, des agrandissements de détails qui permettent d'appréhender la technique de l'artiste et le plaisir de découvrir des oeuvres splendides peu ou pas du tout connues, comme ce "Mur à Naples" de Thomas Jones, le plus petit tableau de la National Gallery (11,4 x 16 cm)

critique par P.Didion




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