Lecture / Ecriture
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Dolly city de Orly Castel-Bloom

Orly Castel-Bloom
  Dolly city

Dolly city - Orly Castel-Bloom

Sida littéraire
Note :

   Avec Orly, ça décolle ! Je n'ai jamais rencontré de livre plus dingue que ce petit bouquin. Racontée par une nana complètement ouize, l'histoire a peut-être un fil conducteur car on remarque que le temps passe par les indications sur son âge, en gros de 30 à 50 ans.
   
   Mère juive possessive ? Laissez-moi rire. Après avoir tué sa chienne et assassiné à la fourche le type qui devait l'enterrer, Dolly se livre à des expériences de charcutage en série sur les lapins et tous les organes de son fils adoptif tandis que les suicidés pleuvent devant son balcon du 37é étage d'une métropole invivable. Le sévices continuels sur son fils à qui elle voit toutes les maladies possibles, cancers qui gagnent même les poteaux télégraphiques, l'amèneront dans un orphelinat de Düsseldorf à la recherche d'un troisième rein, puis dans un hôpital psychiatrique ou un asile géré par sa soeur, et à au moins deux reprises dans les bureaux de la compagnie aérienne nationale, etc...
   
   Au fil de l'histoire Dolly grossit, s'engueule avec sa mère, porte son fils collé sur le dos, son père est mort, sa mère aussi. Elle fait des chèques sans provision. Et se nourrit de pilules roses. Elle dessine la carte d'Israël, version 1967, sur le dos de Fils. Elle voit des cancers partout, je l'ai déjà dit, mais il faut le répéter. Elle a fait des études de médecine à Katmandou mais elle semble se prendre plutôt pour le docteur Mengélé. Il y a des déchets nucléaires, des injures contre les Arabes et les Français — car l'aviation française bombarde je ne sais quoi, sauf le 14-Juillet. Le fils est menacé d'être expédié dans un kibboutz (seule phrase drôle du livre) mais il s'engage dans la marine. Et disparaît, me semble-t-il, à la dernière page. Merci, ça suffit.

critique par Mapero




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