Lecture / Ecriture
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La fille du samouraï de Dominique Sylvain

Dominique Sylvain
  Baka!
  La fille du samouraï
  Régals du Japon et d'ailleurs
  La nuit de Geronimo
  Passage du désir
  Guerre sale
  Vox
  L’absence de l’ogre
  Ombres et soleil
  Kabukicho

Dominique Sylvain est née en 1957 en Lorraine. Elle débute en tant que journaliste, puis part vivre au Japon, où elle écrit son premier polar. Elle est l'auteur de nombreux romans policiers.
(Source éditeur)

La fille du samouraï - Dominique Sylvain

9ème roman de la dame
Note :

   «La fille du samouraï» est à ranger dans la catégorie des polars modernes, à tendance sociétale. On n’est pas dans le domaine Agatha Christie, ou Mary Higgins Clark, voire PD James, où l’intrigue joue un rôle pivot et où les comportements sociaux sont des accessoires de l’histoire. On est ici plutôt dans une filiation genre Fred Vargas, où certes, l’intrigue existe, mais où l’on sent que l’auteuse accorde une grande importance, un plaisir prononcé à l’étude, la description du comportement en société de ses héroïnes/héros. Comme pour Fred Vargas, les héroïnes en question sont un brin atypiques et tout ce beau monde n’évolue pas dans la facilité, l’aisance, bref n’est pas né une cuillère d’argent dans la bouche !
   
   Ici les héroïnes sont deux ; Ingrid Diesel (le nom !) et Lola Jost, ex-commissaire de son état. Pas nées une cuillère d’argent dans la bouche mais dégourdies et n’ayant pas froid aux yeux. Je vous défie néanmoins de rencontrer dans la vraie vie des personnages qui pourraient se comporter ainsi et réussir ce qu’elles font. C’est un peu une limite du genre et, circonstance aggravante, il y a des passages carrément «space» où la vraisemblance est passablement bousculée.
   
   «Posséder un tatouage dorsal englobant votre fesse gauche présentait un gros avantage : il permettait de ne pas se sentir trop nue une fois le dernier vêtement abandonné. Du moins, c’est ainsi qu’Ingrid Diesel vivait la situation alors qu’elle se déhanchait sur la scène du Calypso. Elle laissa glisser le string le long de sa cuisse, tel un petit animal caressant à peine apprivoisé, puis tourna le dos au public. »
   
   En substance, nos deux héroïnes se voient solliciter par un ami, (un peu à part aussi !) pour enquêter à titre privé sur la mort de sa fille officiellement suicidée. Il n’est en rien convaincu et demande donc à Ingrid et Lola de découvrir la vérité. Ce sera bien tortueux. Trop, j’ai trouvé. J’ai eu personnellement un peu de mal à rester dans l’histoire et à garder la cohérence.
   
   J’ai parlé de Fred Vargas. Une même famille d’écriture mais celle-ci a le mérite, même pour ses personnages les plus «torturés», de rester dans la vraisemblance et la cohérence.

critique par Tistou




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