Lecture / Ecriture
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La Valse lente des tortues de Katherine Pancol

Katherine Pancol
  Les yeux jaunes des crocodiles
  Un homme à distance
  La Valse lente des tortues
  Encore une danse
  Les écureuils de central Park sont tristes le lundi

Katherine Pancol est une romancière française née en 1954 au Maroc.

La Valse lente des tortues - Katherine Pancol

Appréhension...
Note :

    D'abord un peu d'appréhension : vais-je retrouver le charme des «Les yeux jaunes des crocodiles» ? Les suites sont si souvent décevantes, davantage dictées par l'économie que par l'envie réelle...
   
   Mais très rapidement la magie opère, grâce aux rappels savamment instillés par Katherine Pancol, on se réinstalle très vite parmi les nombreux personnages de cette Valse lente des tortues, qui nous redeviennent très vite familiers, comme de vieux amis perdus de vue avec qui la conversation reprend comme si nous nous étions quittés la veille.
   Nous retrouvons avec plaisir Jo(séphine) qui se juge elle même "femme de peu d'éclat"et a bien du mal à s'habituer à la richesse et à la notoriété que lui a apporté son livre, ses filles, la plus jeune découvrant les joies de l'amour,l'aînée celle de la réussite dans son école de mode londonienne... Quant à Iris, dont le "coeur est un cactus hérissé de sourires", la soeur dominatrice de Jo, elle a bien du mal à encaisser le succès de cette dernière mais n'a pas dit son dernier mot.
   
   Si les sentiments et les relations familiales priment toujours, la tonalité devient parfois plus sombre avec des incursions dans le monde du polar et Katherine Pancol nous fait passer en un clin d'oeil du sourire à l'angoisse. Son roman, comme la vie fourmille d'histoires, on se cultive au passage en apprenant (entre autre) d'où vient l'expression "travailler au noir"*, on croise un chien noir si moche qu'il sera appelé Duguesclin, (je vous laisse deviner pourquoi), chien qui adore le jazz, quelques tortues qui passent mine de rien, à deux ou quatre pattes, des tas de personnages parmi lesquels on évolue sans aucun souci de se perdre, et l'on valse lentement de page en page pour faire durer le plaisir ...
   
   Cuné m'a fait découvrir le terme "page turner", livre qui donne envie de tourner les pages, il faudrait en inventer un autre pour correspondre au roman de katherine Pancol, livre qui donne envie de tourner les pages mais pour lequel on se rationne volontairement pour que le plaisir dure un peu plus longtemps...
   
   *"La chartre des artisans [...]exigeait que le travail ne s'effectue qu'à la lumière du jour, certains maîtres, pour augmenter le rendement de leurs ouvriers, les faisaient travailler à la chandelle, une fois la nuit tombée, ce qui était interdit." (p.531)

critique par Cathulu




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