Lecture / Ecriture
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L'arbre de Hubert Mingarelli

Hubert Mingarelli
  Hommes sans mère
  L'arbre
  La Dernière Neige
  Le Bruit du vent
  Le jour de la cavalerie
  Le voyage d'Eladio
  Une rivière verte et silencieuse
  Vie de sable
  Océan Pacifique
  Quatre soldats
  La beauté des loutres
  Marcher sur la rivière
  La promesse
  L'année du soulèvement
  La lettre de Buenos Aires
  Un repas en hiver
  L’homme qui avait soif
  La route de Beit Zera
  L'incendie
  Ados: La lumière volée
  La vague
  La source

Hubert Mingarelli est un écrivain français né en 1956 en Lorraine.


* Interview dans la rubrique "Rencontres"

L'arbre - Hubert Mingarelli

Enfance, toujours.
Note :

   Il fallait que je tombe sur un MINGARELLI qui me plaise moins. C'est celui là, l'Arbre. Histoire d'enfant, d'un garçon, comme souvent. H. MINGARELLI nous conte ses peurs, les peurs que nous avons tous connues petit. Le bois dans lequel nous avions peur de rentrer, les pensées que nous avions peur d'avoir de crainte qu'elles ne se réalisent, ... Il faut dire que ce petit garçon, dans l'Arbre, a des phobies bien établies, des phobies d'enfant, mais qui sont très structurées. Ou plutôt, c'est sa façon de les combattre qui est très structurée. On retrouve totalement le style de MINGARELLI, et cette façon à la fois très dépouillée, mais en même temps exhaustive, de tout nous restituer, des tenants et des aboutissants. Mais pourtant, je ne m'y suis pas retrouvé. L'impression d'être resté sur le bord de la route et d'avoir regardé passer le cortège, sans y avoir participé.
   "Je suis descendu dans la salle avant l'aube. On voyait les montagnes depuis la porte. On voyait les cimes. Elles étaient noires. C'est la nuit quand elles sont noires.
   A force de les regarder je les voyais s'éclaircir, et plusieurs fois j'ai été sur le point de sortir pour aller à la remise. Mais, le temps de chercher la poignée de la porte et de relever la tête, elles étaient redevenues noires. Alors je me suis servi de l'heure. Je me suis installé loin de l'entrée, et toutes les quatre minutes j'y retournais et vérifiais la couleur des cimes. Je m'arrangeais pour ouvrir les yeux au dernier moment et voir la couleur à l'improviste.
   Quand je les ai vues claires, j'ai laissé passer encore une fois quatre minutes pour donner aux ombres le temps de quitter la cour, et j'ai couru dehors vers la remise."
   
   

critique par Tistou




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