Lecture / Ecriture
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Doggy bag- saison 5 de Philippe Djian

Philippe Djian
  Maudit Manège
  Ça c'est un baiser
  Vers chez les blancs
  Doggy Bag- Saison 1
  Doggy Bag- Saison 2
  Doggy Bag- Saison 3
  Doggy Bag- Saison 4
  Sainte-Bob
  Frictions
  Impuretés
  Doggy bag- saison 5
  Bleu comme l’enfer
  Impardonnables
  Incidences
  Lorsque Lou
  Marlène

Philippe Djian est un écrivain français né en 1949.

Doggy bag- saison 5 - Philippe Djian

Affligeant!
Note :

   Je reprends ce que je disais pour la saison 4 : en ce sens, Philippe Djian a tout à fait réussi. Il écrit pour être mis en scène, à l’instar de quelques séries cultes américaines. La question que je me pose est la suivante : écrit-il encore pour donner envie de lire ? (je n’ose pas dire pour faire œuvre littéraire !)
   
   Allez, je vais vous confier l’adjectif qui me vient instinctivement en tête : affligeant ! Je ne prendrai pour exemple que deux comparaisons :
   p.20 « Parfois, l’intelligence de l’homme brillait comme l’abdomen du ver luisant dans la nuit, il fallait bien l’admettre »
   p.245 « L’éclairage du parc faisait penser à un coussin de velours d ‘émeraude piqué de perles lumineuses »

   
   Et, bien sûr, le scénario est à l’avenant !
   
    L’histoire commence par une sortie de seniors un peu hors de la ville, dans un nouveau bus offert à la paroisse par Victor Sollens, conduit par ce même Victor Sollens qui se laisse guider par un GPS défectueux… La balade se termine dans le décor. Mais ce n’est pas tout : ils sont agressés par un ours, un vrai, qui va tuer l’ancienne secrétaire de Victor et blesser quelques autres petits vieux ou petites vieilles... Ils seront retrouvés le lendemain matin par les secours, alertés par le feu de forêt qu’ils vont provoquer… Victor ose rêver que sa conduite héroïque dans cette histoire va lui valoir un retour d’affection de sa femme Irène.
   
   David est toujours en institut psychiatrique. Quant à Marc il suit toujours son traitement chez les Sexoliques anonymes, sans résultat notoire. Il fait toujours l’amour à tout ce qui bouge… Il se résout cependant à demander Edith en mariage. L’ancien mari de cette dernière est quasiment mourant à la suite de soins préconisés par son étrange voisine.
   
   Marc a trop de boulot au garage et se voit contraint de demander une aide provisoire à son père qu’il déteste toujours autant. Il faut dire qu’en même temps, il doit accepter qu’un de ses anciens amis devienne l’amant de sa fille tandis que le commissaire de police devient celui de sa mère !
   
   Je vous l’avais bien dit : Dallas revu et corrigé ; rien de littéraire là dedans. Et pourtant, comme bon nombre de lecteurs, je suis allée jusqu’à la dernière page. Je m’étais un peu amusée lors des précédents, mais je crains là, d’être arrivée à saturation.
   
   En conclusion, je n’ai pas mis d’étoiles, seulement la moitié d'une. J’ai juste très envie de lui mettre un zéro pointé!

critique par Jaqlin




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