Lecture / Ecriture
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La rousse de Ed McBain

Ed McBain
  Cash cash
  La rousse
  Un poulet chez les spectres
  Vêpres rouges.
  La cité sans sommeil
  Isola Blues
  Le frumieux Bandagrippe
  87e District (Tome 3)
  Nocturne
  Coup de chaleur
  Envoyez la fumée!
  Mourir pour mourir
  87ème district (Tome 1)
  Dix plus un

AUTEUR DU MOIS D'AOUT 2005

Ed Mc Bain, de son vrai nom Salvatore Lombino est né en 1927. Il est mort en 2005 d'un cancer. Il a écrit de très nombreux polars qui se sont vendus à plus de 100 millions d'exemplaires dans le monde. Il a également participé à la rédaction de nombreux scénarios (« Les Oiseaux » pour Hitchcock ou pour la série Colombo, entre autres).


Il a surtout connu le succès avec son équipe du 87ème commissariat d'Isola, ville qu'il n'a pas hésité à inventer totalement pour les besoins de sa série commencée dans les années 50, et qui l'a accompagné ensuite toute sa vie.

Il a également publié d'autres romans policiers sous le nom d'Evan Hunter.

La rousse - Ed McBain

Mitigé
Note :

   Me voici plongé dans le quotidien d'un commissariat. L'intrigue arrive vite? Ponctuée par les interventions de deux peintres en bâtiment pas vraiment doués. En plus, ils peignent tout en vert pomme?
   
   L'affaire se corse rapidement? Des filatures échouent? Des interrogatoires se perdent dans les méandres des textes de loi? Des infiltrations ne révèlent presque rien. Je suis invité à suivre plusieurs enquêtes simultanément. L'intrigue principale est rehaussée par l'histoire de deux incendiaires plus d'autres braqueurs. Cette enquête semble bien difficile à dompter. Au point que j'en viens à me demander, lorsque je vois qu'il ne reste plus que vingt pages à lire, comment l'intrigue va pouvoir se dénouer? Sans « Deus ex machina » bien sûr?
   
   Et bien, elle ne se dénoue pas sans cette aide. Les dernières pages m'infligent une série de coïncidences mal venues qui permettent à l'auteur de se libérer d'une intrigue trop complexe. On me livre, après coup, quelques indices qui auraient pu me titiller s'ils avaient été donnés au bon moment. Dommage mais c'est le lot des écrivains qui se lancent dans une complexité qu'ils n'arrivent plus à maîtriser. Les plus grands sont tombés dans ce piège.
   
   J'avoue n'avoir lu que ce titre d'Ed McBain et il faudrait donc que j'approfondisse un peu pour pouvoir juger de façon impartiale, mais j'ai l'impression d'avoir lu un livre alimentaire.
   Quant au style, il me semble un peu lourd. Beaucoup de dialogues sont maladroitement ponctués :
   « ? » dit Machin
   « ? » rétorqua Truc
   « ? » surenchérit Machin
   Etc?
   Un autre effet de style me chagrine un peu : Les répétitions. J'ai constaté à au moins quatre reprises l'usage de phrases commençant toutes par les même mots au sein d'un paragraphe. C'est un style utile lorsqu'il s'agit de faire monter la pression mais dans ces cas là, il ne s'agissait que d'énumérations sans réel intérêt
   
   Dans l'ensemble, je pense pouvoir oublier ce livre très vite, mais je vais quand même en lire un ou deux autres, par curiosité, et surtout par peur de me faire une fausse idée à cause d'un livre pas franchement abouti. De plus cette aventure fait référence à une autre déjà vécue.
   
   J'ai envie d'ajouter une dernière chose : Pour ceux qui aiment la beauté du hasard (comme celle que l'on subit dans les dernières pages de ce livre), allez vous perdre quelques heures du côté de Paul Auster qui manie ce dernier de main de maître.
    ↓

critique par Rhésus




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Trois enquêtes
Note :

   Le commissariat du 87ème district est fort occupé et en plus des peintres viennent rénover la casbah à grand renfort de peinture verte et de sarcasmes. Steve Carella, déguisé en clochard est chargé d’arrêter une bande de jeunes qui "s’amuse" à brûler les clodos endormis. Lorsque les inspecteurs reçoivent une lettre anonyme disant que le directeur des parcs et jardins de la ville va être assassiné s’ils ne déposent pas 5 000 dollars sur un banc du square, ils n’y croient pas trop et l’affaire semble simple. Ils préviennent néanmoins la personne concernée qui se rend malgré tout à un concert comme si de rien n’était. D’autres lettres suivront et d’autres filatures et les suspects sont tout de même suivis et d’autres actions malfaisantes se profilent.
   
   Trois enquêtes s’entremêlent : les lettres du "sourdingue" qui se fait appeler Mort Orrechio et joue au chat et à la souris, la bande de jeunes anti-clochards et une bande de petites frappes qui en veulent à la boutique d’un vieux…
   
   C’est dans cet apparent chaos que travaillent, comme dans un reportage, les inspecteurs du 87ème district, les personnages récurrents d’Ed Mc Bain. De filatures ratées en altercations qui tournent mal laissant sur le carreau les flics trop velléitaires, la tension se crée et on se demande comment tout ça va finir. Mais la narration est un coup de maître comme d’habitude avec McBain. L’homme connaît son sujet et sait raconter une histoire policière pour notre plus grand plaisir.
   
   Comme à la fin d’un match de foot, on dira que c’est grâce à toute l’équipe et surtout le mental !

critique par Mouton Noir




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