Lecture / Ecriture
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Le lézard lubrique de Melancholy Cove de Christopher Moore

Christopher Moore
  Le lézard lubrique de Melancholy Cove
  Les dents de l'amour

Christopher Moore est un auteur américain de romans fantastiques et comiques, né en 1957, dans l'Ohio.

NB: Ne pas confondre avec l'écrivain canadien Christopher G. Moore.

Le lézard lubrique de Melancholy Cove - Christopher Moore

Fantasia chez les ploucs ou comment lutter contre le blues
Note :

   "C'est une chose d'être recruté sur un poste parce que vous êtes un tantinet demeuré, mais c'est une autre paire de manches que de conserver sa réputation." Ainsi s'exprime Théo ,l'adjoint du shérif de Melancholy Grove qui se mêle un peu trop d'un suicide qui vient rompre la monotonie de la vie de cette station balnéaire...
   
   A partir de là, les événements s'enchaînent à une allure folle, aussi folle que les habitants de cette tranquille bourgade qui semblent pris d'une frénésie lubrique,influencés par un lézard gigantesque qui vient de se réveiller d'un sommeil de plusieurs milliers d'années...
   
   On croit d'abord entrer dans un récit digne des films de série Z, mais, larguant toute volonté de rationalisation, on se laisse rapidement embarquer dans cette épopée mêlant intrigues policières, histoires sentimentales, le tout assaisonné d'un humour déjanté et parfois caustique : "Au pays des Terres inconnues,y a belle lurette qu'on vous aurait expédiées au royaume de la connerie, c'est moi qui vous le dit!"... Les plus fous ne sont pas forcément ceux que l'on croît et les personnages, plus frappadingues les uns que les autres sont follement ...attachants. L'auteur tire à boulets rouges sur les bien-pensants, les fanatiques religieux de tout poil et passe à la moulinette les psys et leurs traitements.
   
   On se demande comment l'auteur va se tirer du pétrin dans lequel il s'est lui-même fourré mais avec une virtuosité remarquable Christopher Moore s'en donne à coeur joie et retombe sur ses pattes. Il arrive même à nous faire verser une petite larme sur le sort du Lézard lubrique de Melancholy Cove, un lézard qui n'engendre certainement pas la mélancolie!
   "Le résultat ressemblait à un puzzle imaginé par Salvator Dali." et on en redemande.
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critique par Cathulu




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Y a un lézard!
Note :

   Quatrième de couverture :
    «Un Gozilla qui n'aime pas le blues depuis que son bébé a été tué par Catfish, le bluesman. Un flic, fumeur de joints. Une schizophrène, ex-actrice de films de série Z post-apocalyptiques et une serveuse qui ferait pâlir d'envie «L'Homme qui valait trois milliards». Un restaurateur qui porte les prénoms de Lovecraft et rêve «d'observer une indicible créature venue de la nuit des temps s'élever de ténébreuses profondeurs abyssales pour venir dévaster la civilisation et se repaître de chair humaine». On reprend depuis le début ?»
   
   Dans cette sympathique station balnéaire qu'est Melancholy Cove tout n'est que "luxe, calme, et volupté". Heu, je m'égare... en fait tout ne semble pas des plus idéal dans cette station balnéaire où septembre marque le départ des touristes et le retour au calme habituel. En fait bon nombre des habitants semble présenter un mal être : 1 500 d'entre eux sont suivis par la psychiatre de la ville (la population quasi complète ??) qui distribue allègrement antidépresseurs et psychotropes.
   
   Une suite de petits évènements sans lien les uns avec les autres à la base vont bouleverser cette petite vie/ville si tranquille; à savoir : une minuscule fuite d'une centrale nucléaire, le recrutement d'un chanteur de blues, et une mère de famille retrouvée pendue - à la base nous sommes dans un polar, même si le côté loufoque des personnages aura parfois tendance à nous le faire oublier.
   
   Suite au décès mentionné, une patiente de la psy, cette dernière se culpabilise et décide de remplacer par des placebo tous les médicaments parfois distribués un peu à la légère semble-t-il. L'arrivée de notre "lézard", Steve ("parce qu'il a une tête a s'appeler ainsi" (sic)), que l'on découvre quelque peu, heu..., lubrique (cela va sans dire, mais vu sa période d'abstinence, cela peut s'expliquer) va provoquer du remue-ménage dans cette bonne ville et chez les habitants quelques soient leurs positions sociales ou habitudes religieuses. Je ne vous en dirais pas plus sur l'histoire, mais tout semble abracadabrant: les noms des personnages (Irving Karcher dit le nettoyeur, dit l'araignée par exemple), de la ville, des situations toutes plus loufoques les unes que les autres.
   
   En dépit de ces cocasseries, de quelques disparitions digestives, l'enquête sera rondement menée et je ne résiste pas à cet extrait (repris en début de chapitre et intitulé La pression sociale) d'Alice au pays des merveilles/ Lewis Carrol, comme quoi les fous ne sont pas forcément ceux qu'on croit :
    «- Mais je refuse d'aller au pays des fous, fit remarquer Alice.
   - Oh mais tu ne peux y échapper, répondit le chat. On est tous fous. Moi je suis fou, tu es folle.
   - Comment sais-tu que je suis folle ?
   - Tu l'es forcément, dit le chat. Sinon, tu ne serais jamais venue jusqu'ici.»

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critique par Delphine




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Fous rires garantis!!!
Note :

    Résumé
   
   "Il se passe quelque chose dans la morne station balnéaire de Melancholy Cove. On y trouve, pour un cocktail détonnant, un flic qui se console de l'être en tirant sur des joints, une schizophrène ex-actrice de films de série Z postapocalyptiques réfugiée dans une caravane, un joueur de blues poursuivi par un monstre marin dont il a tué le petit quarante années plus tôt, une psy qui ne donne plus à ses malades que des placebos, un pharmacien lubrique ne rêvant que d'accouplements avec des dauphins, une femme qui se pend, des gens qui disparaissent... Une seule certitude: tous ont la libido qui explose. Tous sans le savoir sont sous le signe du lézard..."

   
   
   Commentaire:

   Le popcorn était essentiel pour profiter de ce livre complètement délirant! La question qui me vient ensuite: qu'est-ce qu'il a fumé, ce Christopher Moore, pour avoir des idées pareilles!!!!!
   
   Sincèrement! Juste à lire la description de la "trallée" de personnages décrits ci-hauts, ça donne une idée de l'atmosphère du roman! Et ils ont oublié la femme-robot ainsi que le biologiste ayant répertorié et numéroté tous les rats de la ville! Avec de tels énergumènes, impossible de créer une histoire qui ne soit pas complètement déjantée!
   
   Qu'est-ce qui arrive à ces personnages hauts en couleur? En fait, un lézard millénaire se réveille soudain et son arrivée à Melancholy Cove provoque chez ses habitants en pleine crise de sevrage de Zoloft (ou de Prozac selon le cas) une augmentation exponentielle de leur libido! Ça s'appelle n'importe où n'importe comment! J'étais écrasée de rire à l'évocation de la pauvre secrétaire de Val avec ses mitaines de four! My god! Et malgré que ce soit un sujet qui revienne constamment dans le livre, je n'ai jamais trouvé le tout vulgaire ou déplacé. C'est juste complètement fou!
   
   L'intrigue policière derrière tout ça, je ne l'ai vue venir qu'assez tard, toute mon attention étant concentrée sur la bestiole qui tente de s'envoyer un camion-citerne ou de se fondre dans le décor d'un parc de caravanes. Disons qu'elle est restée en arrière plan dans ma tête et que la seule chose que j'ai à reprocher au livre c'est la fin qui traîne un peu. En fait, je sais pas du tout comment décrire ce livre, qui part un peu dans tous les sens (en fait, le narrateur passe du flic à la schizo, au lézard... et au chien!!) L'auteur en profite aussi pour se moquer de la société où le tiers des gens est sous médication (avec ou sans raison) et où un autre tiers vénère un gourou qui ne souhaite que les bouffer!!!
   
   À prendre au second degré, un grain de sel et beaucoup d'humour! Un excellent moment de lecture, avec fous rires garantis!!!
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critique par Karine




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Givré, tendance zoophile
Note :

    "Christopher Moore est un homme très malade, dans le meilleur sens du terme." Carl Hiaasen.
    (Oh que oui!)
   
    Normalement septembre est à Melancholy Cove, petite cité touristique de Californie, une période où l'on savoure le calme. Sauf cette année là, avec le réveil et l'arrivée sur terre d'un gigantesque lézard: "Une créature de cette taille ferait passer un tyrannosaure pour un nain de jardin. Il n'existe rien de cette taille sur cette planète depuis soixante millions d'années."
    Ben si.
   
    Mis à part Skinner le chien tendance Rantanplan, Steve le lézard (oui, Steve), et quelques rats, le reste des personnages de ce roman est humain, variante givrée. (Jamais vu ça à ce point.) Même la psychanalyste Val (qui décide de donner brusquement des placebos à tous ses malades) est bien atteinte. Le flic local cultive son carré de marijuana, le pharmacien a une attirance (sexuelle, osons le dire!) pour les créatures marines, et Molly, la givrée officielle de la ville, qui entend des voix off, est une ancienne actrice de séries Z (Kendra, l'Amazone des Terres inconnues, son épée et son bikini de cuir...). Sans oublier un bluesman refusant d'être heureux, sinon où serait le blues?
   
   Des scènes d'anthologie, des réflexions philosophiques au détour d'une page, un bon suspense, voilà amplement de quoi se changer les idées. N'hésitez pas!

critique par Keisha




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