Lecture / Ecriture
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T comme: Adèle Blanc-sec t 1 : Adèle et la bête de . Tardi

. Tardi
  T comme: Le démon des glaces
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  T comme: Adèle Blanc-sec t 1 : Adèle et la bête
  T comme: Putain de guerre 1914-1915-1916
  T comme: Moi, René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag II B

Tardi a aussi dessiné la BD "Le serrurier volant" de Tonino Benacquista.

T comme: Adèle Blanc-sec t 1 : Adèle et la bête - . Tardi

"Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-sec "
Note :

   Chose promise, chose due. Après ne guère avoir aimé le Adèle Blanc-sec de la fin 2007 et l’avoir dit, je me devais de parler de l’Adèle Blanc-sec de 1976 et de dire pourquoi j’avais au contraire beaucoup aimé les premiers albums de cette série.
   
   Le titre de mon commentaire est le sous-titre de ce premier volume des aventures d’Adèle. On y retrouve le ton feuilletoniste et “1900” qui est le cadre de ces aventures. Et ce cadre temporel et graphique m’avait tout de suite beaucoup plu. De plus, j’avais aimé y retrouver l’inénarrable Musée d’Histoire Naturelle du Jardin des Plantes de Paris.
   
   C’est avec ce titre que nous faisons connaissance d’Adèle qui elle aussi était un personnage encore bien surprenant pour l’époque. Notre Adèle n’avait ni dieu ni maître et aucune limite conventionnelle à ses projets. Elle était cependant un personnage jeune et sain, libre autant dans ses pensées que dans ses actes. Même le tabac auquel elle s’accroche désespérément en 2007, ne la tenait pas encore sous sa dépendance. On a aimé Adèle parce qu’elle était libre.
   
   Cette première histoire est bien accrocheuse : Dans notre vieux musée d’histoire naturelle, un œuf de ptérodactyle éclot et l'aimable bestiole prend son envol dans Paris ! Il ne tarde pas à y faire quelques dégâts …
   On apprend peu après qu’il est dirigé mentalement par une sorte de vieux savant excentrique qui se trouve à Dijon…
   La police est sur les dents.
   
   Cette première histoire est bien compliquée aussi : On ne peut pas se permettre de “sauter” la lecture d’une seule case si l’on veut y comprendre quelque chose. Bien compliquée, mais qui se tient tout de même. Et une histoire avec des rebondissements imprévus et une cohérence interne indéniable. Une bonne histoire.
   
   Ce premier tome se termine par de nombreuses questions annexes (mais le principal aura été réglé) et par l’intervention inopinée d’un tout nouveau personnage bien intriguant. Ce qui revient à dire que cet “Adèle et la bête” se termine lui aussi en nous invitant à poursuivre avec un volume suivant (ce sera “Le démon de la Tour Eiffel”). Mais à ce moment-là, oh oui, on avait très envie de lire la suite et on n’a pas été déçus.

critique par Sibylline




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