Lecture / Ecriture
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Une fille dans la ville de Flore Vasseur

Flore Vasseur
  Une fille dans la ville
  Comment j'ai liquidé le siècle

Une fille dans la ville - Flore Vasseur

Manhattan-Kaboul
Note :

   De New-York à Kaboul en passant par Séoul, Paris, Moscou, une jeune femme se bat pour monter son entreprise et «s’installer» dans sa vie, car, comme elle le dit à la fin de ce récit,
   « S’arrêter, c’est commencer à vivre. »
   
   Le problème c’est qu’elle aura mis plus de 200 pages pour comprendre cette évidence. Elle aura essayé de s’insérer dans «la bulle internet» du début des années 2000, aura voyagé de par le monde pour discuter affaires et business jusqu’à Kaboul où cet amant improbable «monte aussi» «quelque chose» car il y a du fric à se faire quand tout est à reconstruire.
   
   A l’instar de cette ville en ruine, la jeune femme est en constante reconstruction. Elle fuira pour mieux se retrouver mais que d’hésitations, d’incapacités à décider, que de décisions prises à défaut, avec toujours ce doute ? Cette lucidité qui va croissant.
   
   Flore Vasseur appuie sur les symboles : septembre 2001 devient celui de la fin du rêve américain revisited via internet et Kaboul ce nouveau capitalisme naissant où l’on s’aperçoit non sans cynisme que même l’humanitaire est à vendre.
   
   Le style suit assez la course effrénée de la narratrice : sujet –verbe –complément. Soyons pragmatique comme les Américains ! La phrase est même parfois nominale (je croyais que cela ne se faisait plus…) L’avantage de ce genre d’ouvrage c’est qu’il se lit très vite, malgré les longueurs (et langueurs) sur la vie amoureuse houleuse et surtout hésitante de la narratrice. Mais enfin, si les étudiants d’HEC commencent à écrire, où va-t-on ? Qui s’occupera de faire bouillir la marmite ? Au boulot ! On a tout de même un déficit budgétaire à combler !
   
   Soyons néanmoins indulgents : il s’agit d’un premier livre qui a même sa petite histoire. C’est chez ma sœur que je l’ai aperçu pour la première fois… calant le pied d’une table. A mon sarcasme sur le peu de cas que l’on faisait des livres dans sa maison, on me pria de l’emporter et de le lire. Pragmatisme quand tu nous tiens !

critique par Mouton Noir




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