Lecture / Ecriture
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Mma Ramotswe détective de Alexander McCall Smith

Alexander McCall Smith
  44 Scotland street
  Les mots perdus du Kalahari
  Mma Ramotswe détective
  Le bon mari de Zebra Drive
  Vague à l'âme au Botswana
  Les Larmes de la girafe
  Edimbourg express
  L'amour en kilt
  Les lointains tourments de la jeunesse
  Le club des philosophes amateurs
  Les voies du bonheur sont imprévisibles
  Emma

Alexander Mc call Smith est un écrivain et juriste britannique d'origine écossaise, né en 1948 en Rhodésie. Il est également expert en médecine et bioéthique.

Mma Ramotswe détective - Alexander McCall Smith

Eveil du féminisme au Botswana
Note :

   Ayant été surprise et amusée par le premier des livres de cette série que j’avais lu (“Les mots perdus du Kalahari”), j’ai eu envie de lire encore le tout premier roman de la série, celui qui montrait comment Précious Ramotswe en était venue à créer la première agence de détectives du Botswana, qui plus est, entièrement féminine.
   
   Nous retrouvons donc ici notre chère Précious, la prenant carrément à son âge le plus tendre et découvrant même en détail ce que fut la vie de son père Obed Ramotswe.
   
   Nous suivons ensuite les premières enquêtes de la dame, des très modestes des débuts aux pas beaucoup plus complexes qui lui furent peu à peu confiées.
   La lecture de ce «tome 1» m’a convaincue qu’il y avait quand même des éditeurs prêts à prendre des risques parce que, tout de même, pour ma part, je n’aurais pas misé cent sous sur une histoire aussi faible. Mais cela a marché malgré tout et Mma Ramotswe est maintenant l’héroïne de nombreux volumes. J’aurais donc eu tort.
   
   Néanmoins, je n’ai été ni intéressée ni séduite par ce petit polar aux énigmes simplistes et pétri de bons sentiments. Je n’y ai même pas trouvé ce dépaysement africain et cette naïve fierté nationale qui m’avaient touchée dans «Les mots perdus». Ce n’est pas non plus un roman particulièrement humoristique et j’ai pourtant relevé à un moment ce passage suite à la considération pas ultra originale non plus, que tout le monde avait quelque chose à cacher :
   « Non, franchement, elle avait beau se creuser la cervelle, elle n’avait rien à cacher.
   La constipation, bien sûr, était une autre histoire. Il serait affreux que le monde entier eût vent de problèmes de cette nature. Elle éprouvait une immense compassion à l’égard de ceux qui en souffraient et savait que ce fléau touchait un grand nombre de gens. Assez grand, sans doute, pour permettre de constituer un parti politique avec de bonnes chances d’accéder au pouvoir. Mais que ferait un tel parti une fois en place ? Rien, imaginait-elle. Il tenterait de faire passer des lois, mais sans succès. »

   On se demande, on se demande… comment il convient de prendre ce genre de considérations…
   
   Mais c’est peut-être quand même, tout compte fait, le passage le plus original de l’ouvrage. Au moins là, j’ai été surprise... et amusée.
   
   J'ai davantage de plaisir à regarder la série télévisée qui en a été tirée qu'à lire les romans eux-mêmes.
   
   
   La série des enquêtes de Mma Ramotswe dans l’ordre :
   
   1: Mme Ramotswa détective
   2: Les Larmes de la girafe
   3: Vague à l'âme au Botswana
   4: Les mots perdus du Kalahari
   5: La vie comme elle va
   6: En charmante compagnie
   7: 1 cobra, 2 souliers et beaucoup d'ennuis
   8: Le bon mari de Zebra Drive
   9: Miracle à Speedy Motors
   10: Vérité et feuilles de thé
   11: Un safari tout confort
   12: Le mariage avait lieu un samedi
    ↓

critique par Sibylline




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Plutôt sympathique
Note :

   Présentation de l'éditeur
   
   "Divorcée d'un mari trompettiste porté sur la bouteille, Precious Ramotswe est bien décidée à ne plus céder aux mirages de l'amour! J.L.B. Matekoni, gentleman garagiste, lui fait pourtant les yeux doux mais l'inénarrable "Mma" a un projet en tête... Un beau jour, elle se jette à l'eau et ouvre à Gaborone, capitale du Botswana, son pays bien-aimé, la première agence de détectives strictement au féminin. En compatnie de son assistante, Mma Makutsi, elle déclare la guerre aux maris en fuite et aux escrocs sans vergogne. Ne reculant devant aucun danger, elle s'attaquera même à la sorcellerie, le grand tabou de l'Afrique. Mma Ramotswe mène ses enquêtes tambour battant, sous les yeux de son soupirant favori... et pour notre plus grand plaisir."
   

   
   Commentaire
   

    D'emblée, je dirais que le roman est sympathique, une lecture agréable où on ne se casse pas la tête. En fait, si, un peu. Du moins, moi, je me suis un peu cassé la tête au début car je me demandais bien où ça allait, cette histoire où on nous trimballe d'une enquête, à l'histoire du père de Mma Ramotswe, puis à la fondation de l'agence... bref, le premier quart du roman a été un peu pénible. Mais par la suite, quand j'ai commencé à mieux connaître la colorée (dans le sens de haute en couleur) détective, j'ai souri tout le long et ça m'a finalement plu.
   
   Ce roman nous amène au Botswana, pays adoré de Mma Ramotswe et une fois bien installés, on s'y croirait. La dame a une mentalité assez traditionnelle, malgré des touches de modernité dans son opinion par rapport à la condition féminine, entre autres. Elle aime le mode de vie du pays, aime sa lenteur, sa vie de village où tout le monde connaît tout le monde. L'auteur connaît bien ce pays et si je ne sais pas si la description qu'il en fait est réaliste, on sent beaucoup d'amour pour cet endroit du monde dans les descriptions, simples mais évocatrices. C'est toutefois le personnage principal qui fait pour moi presque tout le roman. Mma Ramotswe est Africaine et fière de l'être et décide de se lancer dans le métier de détective sans rien y connaître et en se fiant à son instinct. Disons que ses méthodes ne sont pas toujours traditionnelles. Beaucoup d'humour (rien qui m'ait fait éclater de rire) mais certaines conclusions qui donnent réellement le sourire. Le roman est composé de plusieurs petites enquêtes, toutes assez simples, dont les résolutions sont parfois presque miraculeuses; c'est le ton qui importe plus que les intrigues elles-mêmes.
   
   Une lecture agréable, donc, qui ne me marquera sans doute pas, mais que j'ai quand même appréciée. Sympathique, comme je le disais, du moins une fois passée la première partie qui s'éparpille un peu. J'ai quelques autres tomes dans la pile... je n'en ai donc pas fini avec cette série.

critique par Karine




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