Lecture / Ecriture
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La petite trotteuse de Michèle Lesbre

Michèle Lesbre
  Le canapé rouge
  La petite trotteuse
  Sur le sable
  Un lac immense et blanc
  Ecoute la pluie
  Chemins

Michèle Lesbre est une écrivaine française née en 1939.


* Citations dans la rubrique "Ce qu'ils en ont dit"

La petite trotteuse - Michèle Lesbre

La dernière maison
Note :

   Une jeune femme descend d’un train par une très chaude journée de fin d’été. Elle arrive dans un village où elle doit visiter une maison ; «la dernière maison», d’une longue série de visites exploratoires.
   
    Elle parvient dans l’auberge qu’elle avait réservée, où on lui montre sa chambre et à partir de là, en visitant les lieux elle va revivre en elle des bribes de son passé. Chaque personne rencontrée, chaque pièce inspectée la transporte dans «un ailleurs» dans le temps et dans l’espace. C’est une rêverie éveillée qui nous fait revivre un passé douloureux qui ne veut pas se laisser oublier.
   
   La rencontre avec un homme, et la visite de la «dernière maison» vont précipiter ces mirages jusqu’à les rendre presque palpables.
   
    «La Petite Trotteuse» est un livre écrit tout en finesse, tout en nuances. Dès les premières lignes nous comprenons que les souvenirs qui s’entremêlent au présent, que les personnages qui apparaissent au détour d’une pièce que les scènes qui ressurgissent du passé sont autant de pièces d’un puzzle qui se mettent en place tout doucement pour l’aider dans sa quête personnelle sinon à comprendre son histoire, mais à l’accepter en la rendant moins douloureuse.
   
   La montre de son père retrouvée au fond d’un tiroir et qu’un malencontreux déclic a rendu à la vie, devient le symbole de tout un passé dont elle ne sait que faire, tant il est lourd à porter. Les croquis des maisons dessinées par son père sont la clé de sa quête tant au propre qu’au figuré. Elle va voir toutes ces maisons dans une démarche presque automatique espérant à chacune d’elle trouver la clé, le repos et la paix. Mais aucune ne l’apaise.
   
    Cette dernière maison rencontrée sera celle du terme… celle qui par son histoire propre et les circonstances mêmes de la visite amènera notre héroïne à jeter «par-dessus bord» les derniers liens qui la retenaient prisonnière.
   
    Une grande douceur émane de ces lignes et une grande retenue dans le discours rendent ce livre infiniment prenant et apaisant à la fois.

critique par Francès




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