Lecture / Ecriture
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Une saison pour la peur (Dave Robicheaux - 4) de James Lee Burke

James Lee Burke
  Purple cane Road (Dave Robicheaux - 11)
  Le bagnard et autres nouvelles
  Dans la brume électrique avec les morts confédérés (Dave Robicheaux - 6)
  Le brasier de l'ange (Dave Robicheaux - 8)
  Dixie city (Dave Robicheaux - 7)
  Prisonniers du ciel (Dave Robicheaux - 2)
  Une tache sur l´éternité (Dave Robicheaux - 5)
  La rose du Cimarron
  Le boogie des rêves perdus
  Une saison pour la peur (Dave Robicheaux - 4)
  Sunset limited (Dave Robicheaux - 10)
  La pluie de néon (Dave Robicheaux - 1)
  Cadillac juke-box (Dave Robicheaux - 9)
  Bitterroot
  Heartwood
  L'Emblème du croisé (Dave Robicheaux - 14)
  Dernier tramway pour les Champs Elysées (Dave Robicheaux - 13)
  Vers une aube radieuse
  Jolie Blon’s Bounce (Dave Robicheaux - 12)
  La descente de Pégase (Dave Robicheaux - 15)
  Jésus prend la mer
  Black cherry Blues (Dave Robicheaux - 3)
  La moitié du paradis
  Déposer glaive et bouclier
  Dieux de la pluie
  Creole Belle (Dave Robicheaux - 19)
  L’arc-en-ciel de verre (Dave Robicheaux -18)
  Swan Peak (Dave Robicheaux - 17)
  La nuit la plus longue (Dave Robicheaux - 16)

James Lee Burke est un écrivain américain de romans policiers, né à Houston (Texas) en 1936.
Il vit entre New Iberia (Louisiane) et Missoula (Montana).
Diplômé de littérature américaine, il enseigne à l’université du Missouri.
Après avoir habité longtemps en Louisiane, il réside actuellement à Missoula (Montana)

Une saison pour la peur (Dave Robicheaux - 4) - James Lee Burke

Les roses et les belles-de-nuit
Note :

   «Elle avait toujours aimé les roses et les belles-de-nuit. Aujourd’hui, elle cultivait des belles-de-nuit mauve et or le long du mur du patio sur Camp Street. Leurs fleurs avaient déja grainé avant l’hiver et les semences ressemblaient à de gros grains de poivre noir sur les briques patinées, mais ses rosiers jaunes et hybrides de bleu étaient encore épanouis, les roses aussi grosses qu’un poing. Le ciel à l’ouest était zébré de pourpre au travers des chênes, et des feuilles mortes flottaient au-dessus des tunnels de lumière sous-marine dans sa piscine. L’air était lourd, chargé du goût fumé de la viande qui grillait sur le barbecue, frais et doux-amer de toutes les senteurs de l’automne, telles ces odeurs de chaumes de cannes à sucre en train de brûler ou de noix de pacane en train de moisir dans leur coque sous l’arbre.»
   
   On est en Louisiane, là, à la Nouvelle-Orléans, puisque dans la série «Dave Robicheaux». Qui pourra douter à la lecture de l’extrait ci-dessus, d’une part de l’amour de James Lee Burke pour sa Louisiane, d’autre part de l’importance donnée dans son écriture aux odeurs, aux images, aux goûts, mais également aux sentiments, souvent violents et contradictoires des protagonistes.
   
    C’est que, manifestement la Louisiane n’est pas une contrée tendre pour les humains qui y résident, Dave Robicheaux, dans cet épisode, a repiqué au travail chez le shériff (curieux pays quand même !), pour de simples raisons alimentaires. Et il est d’entrée confronté à un sale boulot : convoyer deux condamnés à mort vers l’endroit ultime. Ca va mal se passer puisque son collègue se fera tuer, que lui-même se prendra une balle dans le ventre et que les deux condamnés s’échappent.
   
   Dans le laps de temps qui suit ; no man’s land entre la vie normale et l’inactivité, celui de la convalescence, Dave sera confronté, comme souvent chez James Lee Burke, aux fantômes de sa vie passée, et notamment de son passage à la guerre au Viet-Nâm. Il va, peut-être pour exorciser ces démons, aller un peu plus loin et prendre des risques insensés en acceptant de jouer l’infiltration, comme faux flic défroqué, de la Mafia de la drogue à la Nouvelle-Orléans. Là rien ne se passera comme il pouvait le prévoir.
   
   D’ailleurs avec James Lee Burke, ça se passe rarement comment on pourrait le prévoir ! Les sentiments les plus purs comme les plus obscurs vont prendre le pas sur sa mission et … vogue la galère.
   
   Mais Clete Purcell est là pour veiller sur son ami. Des forces plus obscures aussi peut-être? Anecdotiquement, c’est dans cet épisode que Dave Robicheaux retrouve Bootsie Mouton, son amour de jeunesse et que l’histoire se renoue.
   
   C’est violent, c’est fort, bourré d’émotions (et au pays de l’oncle Sam ce n’est peut-être pas toujours facile à mettre en exergue). Personnellement je vibre toujours autant sur James Lee Burke, au point d’avoir l’impression d’avoir déja voyagé près de la Nouvelle-Orléans !
   
   
   Série Dave Robicheaux
   
   1. La Pluie de néon, The Neon Rain (1987)
   2. Prisonniers du ciel, Heaven's Prisoners (1988)
   3. Black Cherry Blues, Black Cherry Blues (1989)
   4. Une saison pour la peur, A Morning for Flamingos (1990)

   5. Une tâche sur l'éternité, A Stained White Radiance (1992)
   6. Dans la brume électrique avec les morts confédérés, In the Electric Mist with Confederate Dead (1993)
   7. Dixie City Jam (1994)
   8. Le Brasier de l'ange, Burning Angel (1995)
   9. Cadillac Jukebox (1996)
   10. Sunset Limited (1998)
   11. Purple Cane Road (2000)
   12. Jolie Blon's Bounce (2002)
   13. Dernier tramway pour les Champs-Élysées, Last Car to Elysian Fields (2003)
   14. L'Emblème du croisé, Crusader's Cross (2005)
   15. La descente de Pégase, Pegasus Descending (2006)
   16. La nuit la plus longue, The Tin Roof Blowdown (2007)
   17. Swan Peak (2008)
   18. The Glass Rainbow (2010)
   19. Creole Belle (2012)
   20. Lumière du monde, Light of the World (2013)

critique par Tistou




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