Lecture / Ecriture
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Dès 12 ans: Reine du fleuve de Eva Ibbotson

Eva Ibbotson
  Dès 12 ans: Reine du fleuve
  Dès 10 ans: Le secret du quai 13

Dès 12 ans: Reine du fleuve - Eva Ibbotson

Dans la jungle de la civilisation
Note :

   Maia est orpheline. Quand de lointains parents habitant au Brésil acceptent de l’accueillir, elle est à la fois heureuse est effrayée par cette nouvelle vie qui l’attend. Mais les rêves qu’elle avait pu faire sur le chemin de son nouveau foyer se brisent rapidement. Les Carter et leurs filles jumelles ne l’ont accueillie que pour profiter de l’immense fortune dont elle doit hériter. Heureusement, il y a Mlle Minton la gouvernante, Finn l’indien et les siens, et l’aventure aussi qui commence derrière la porte. L’aventure surtout qui se profile quand deux détectives arrivent d’Angleterre à la recherche de l’introuvable fils de Bernard Taverner.
   
   “Reine du fleuve” est un roman jeunesse plein de charme. On y retrouve un peu de ces romans anglais du début du siècle, à la Petite princesse, mais sans une bonne partie de la mièvrerie et de la naïveté de ces charmantes petites histoires. D’ailleurs, Eva Ibbotson joue sur ces vieilles histoires : Maia est la petite princesse, son ami Clovis rencontré en voyage se transforme en un petit lord Fauntleroy plus vrai que nature. J’ai dû manquer d’autres rapprochements avec les classiques de la littérature enfantine anglaise !
   
   Les personnages sont assez stéréotypés : l’orpheline courageuse et débrouillarde, la gouvernante au grand cœur, la famille atroce et cupide, les pestes, l’indien proche de la nature… Mais en même temps, les péripéties vécues de Maia sont haletantes, pleines de rebondissement, et on prend plaisir à suivre les héros et les méchants dans une histoire qui oscille entre policier, humour et roman d’aventure. La description du Brésil, pleine de couleurs et d’odeurs est aussi l’occasion pour l’auteur de faire l’apologie de l’ouverture à l’autre, du plaisir de la découverte et de la tolérance contre une Angleterre qui devient le symbole de la rigidité et de la peur de l’autre.
   
   La fin est très morale, puisque les gentils gagnent et peuvent réaliser leurs rêves, mais c’est bon parfois, de rêver un peu !
   
   Et en plus, ce roman a remporté un prix que je vénère (à titre très personnel et chocolaté) : l’inénarrable et irremplaçable Prix Smarties ! Et oui, il n’y a pas que les M&M’s dans la vie !

critique par Chiffonnette




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