Lecture / Ecriture
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Quoi ? L’éternité. de Marguerite Yourcenar

Marguerite Yourcenar
  Le denier du rêve
  Alexis, suivi de Le coup de grâce
  Le dialogue dans le marécage
  Feux
  Nouvelles orientales
  Mémoires d’Hadrien
  L'Oeuvre au Noir
  Mishima ou la vision du vide
  Ecrit dans un jardin
  Anna, soror …
  Quoi ? L’éternité.
  Le tour de la prison
  Conte bleu
  D'Hadrien à Zénon, correspondance 1951-1956
  Sur quelques thèmes érotiques et mystiques de la Gita-Govinda
  Un homme obscur – Une belle matinée
  En pèlerin et en étranger
  Souvenirs pieux

AUTEUR DES MOIS D’OCTOBRE & NOVEMBRE 2007

Marguerite Yourcenar, de son vrai nom Marguerite Cleenewerck de Crayencour est née à Bruxelles en 1903 et morte à Mount Desert Island (USA) en 1987.

Elle fut la première femme à entrer à l'Académie française (1981). Elle était déjà membre depuis longtemps de l'Académie Royale belge.

Elle a laissé une œuvre abondante et diverse : romans, poèmes, essais et théâtre.

* Vous trouverez sur ce site la fiche de la biographie " Yourcenar - "Qu'il eût été fade d'être heureux»" de Michèle Goslar ainsi que celle de "L'album illustré de L'Oeuvre au Noir de Marguerite Yourcenar", d' A. Terneuil

* Citations dans la rubrique "Ce qu'ils en ont dit"

Quoi ? L’éternité. - Marguerite Yourcenar

Le labyrinthe du monde
Note :

   Marguerite Yourcenar avait entrepris de rédiger ses mémoires. Elle le fit en trois tomes réunis sous le titre «Labyrinthe du monde». Le premier tome «Souvenirs pieux», racontait l’histoire de la famille de sa mère. Le second tome, «Archives du Nord», celle de la famille du côté de son père. Et ce troisième volume, «Quoi ? L’éternité», publié à titre posthume, reprend sa propre histoire, depuis sa naissance.
   
   On remarque qu’il est cependant majoritairement axé sur la vie de son père (Michel, mais jamais “papa”) et non sur la sienne propre dont elle dit assez peu de choses en fin de compte. Marguerite Yourcenar n’a pas saisi l’occasion de ces mémoires autobiographiques pour parler d’elle à profusion et nous en apprenons bien plus sur la vie amoureuse et sociale de son père que sur celle de celle qu’elle appelle “l’enfant”. Je ne sais pas si elle avait le projet d’un quatrième volume ou si celui-ci devait être beaucoup plus long, mais l’éternité, elle ne l’avait pas, et ce troisième tome du «Labyrinthe» ne fut jamais terminé. On n’y parle que peu de sa vie adulte.
   
   Ce troisième tome peut être lu avec profit même si l’on n’a pas lu les deux premiers. Il reste parfaitement compréhensible. Il nous montre la vie des classes supérieures dans une époque qui se termine (M. Yourcenar est née en 1903). Michel et les femmes dont il tombe successivement amoureux (car la mère de Marguerite est morte à sa naissance) sont les derniers représentants d’un monde et d’un mode de vie auquel les bouleversements du 20ème siècle mettront un terme.
   
   L’auteur nous parle donc de l’entourage qui forma son enfance et de l’éducation qu’elle a reçue. Education bien sûr très classique qui incluait plusieurs langues vivantes ou mortes. Elle nous parle châteaux, appartements sur les grandes avenues parisiennes, bonnes, gouvernantes et autres domestiques. Elle nous parle robes de soirée, voyages, yachts, casinos, chevaux et premières voitures. Nous nous retrouvons à peu près dans la société qui sera celle de romans comme Alexis ou Le coup de grâce.
   Elle manifeste également, à plusieurs reprises, un vrai intérêt et de la compassion pour les animaux.
   
   C’est facile à lire, plutôt intéressant et cela aide beaucoup à comprendre le monde de cet auteur. Si vous vous intéressez à Marguerite Yourcenar, vous apprécierez «Le labyrinthe du monde».
   
   
   Le Labyrinthe du monde
   
   Tome 1 : Souvenirs pieux
   Tome 2 : Archives du Nord
   Tome 3 : Quoi ? L'éternité

critique par Sibylline




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