Lecture / Ecriture
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Frictions de Philippe Djian

Philippe Djian
  Maudit Manège
  Ça c'est un baiser
  Vers chez les blancs
  Doggy Bag- Saison 1
  Doggy Bag- Saison 2
  Doggy Bag- Saison 3
  Doggy Bag- Saison 4
  Sainte-Bob
  Frictions
  Impuretés
  Doggy bag- saison 5
  Bleu comme l’enfer
  Impardonnables
  Incidences
  Lorsque Lou
  Marlène

Philippe Djian est un écrivain français né en 1949.

Frictions - Philippe Djian

Bon … Euh !
Note :

   «Frictions» serait-il indispensable ? Bon … Euh ! Pas sûr. Pour avoir adoré «Assassins», «37°2 le matin», et quelques autres de notre ami Djian, j’avoue avoir été déçu par ce «Frictions».
   
   Il y a bien par touches la «patte» de cet écrivain moderne, qui aura certainement eu une influence qu’on ne mesure pas encore à sa juste valeur, ces climats délétères des hommes faibles (nous) qui voudraient …, mais sont plus vélléitaires que héros, ces ambiances des petits matins de déprime quand on n’est pas un dieu et que le jour qui s’annonce pèse déja trop lourd sur les épaules, … Il y a bien de cela mais … ça n’en fait pas, à mon sens, un grand Djian.
   
   Imagine-t-on Gustave Courbet se mettre à faire du cubisme? Ici Djian nous a tellement éclaté l’histoire qu’il pourrait s’agir de cinq nouvelles juxtaposées, avec simplement un thème commun, disons celui des relations troubles d’un fils faible avec sa mère possessive (c’est un peu osé comme résumé !) et les femmes, filles, en général.
   
   Le héros (pas de nom, pas de lieu, là c’est normal Djian ne semble pas aimer situer ses romans) est examiné sous la loupe au gré de cinq chapitres correspondant à cinq époques de sa vie. On croit le connaître à la fin du premier chapitre, quand il a onze ans et qu’on assiste au déchirement du couple de ses parents. Mais ça n’est pas grave si l’on ne sait pas grand chose du père puisqu’il se fait jeter (il a semble-t-il tout fait pour ça) et que l’héroïne principale est la mère, un brin bizarre quand même et tendance possessive.
   
   On croit le connaître, donc, mais ça se gâte quand on passe aux chapitres suivants car vous n’avez aucun fil rouge, rien qui explicitement vous confirme dans le fait qu’il s’agit du même homme onze ans plus tard, devenu mannequin pour photos, et complètement «addicted» à sa mère. Et idem pour les trois chapitres suivants. Il y a bien des faits qui font résonance avec des éléments précédents mais ténus, trop ténus. Au dernier chapitre, c’est avec sa fille, dont on découvre l’existence plutôt tirée par les cheveux, qu’il a des soucis. Pas de chance avec les femmes pourrait-on se dire à son égard.
   
   Il est beaucoup demandé au lecteur. De beaucoup imaginer pour ajuster les morceaux, assurer les transitions. Etait-ce vraiment utile d’aller à ce point de l’éclatement du puzzle? Je suis persuadé que Courbet n’aurait pas été bon en cubiste!

critique par Tistou




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