Lecture / Ecriture
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Darling Lilly de Michael Connelly

Michael Connelly
  La défense Lincoln
  Darling Lilly
  L'Oiseau des ténèbres
  Les égouts de Los Angeles
  A genoux
  La blonde en béton
  La glace noire
  Le Verdict du plomb
  Le dernier coyote
  L'Epouvantail
  Le poète
  Les neuf dragons
  Echo Park
  Volte-face
  L'envol des anges
  Créance de sang
  Le cadavre dans la Rolls
  La lune était noire
  Le cinquième témoin
  Lumière morte
  Ceux qui tombent
  Dans la ville en feu
  Les Dieux du Verdict

Né en 1956, Michael Connelly est un auteur américain de romans policiers (en particulier la série Harry Bosch).

Darling Lilly - Michael Connelly

Informatique et liberté
Note :

   Henry Pierce , chimiste de son état, est à la tête d’une entreprise spécialisée dans la nanotechnologie et plus précisément dans la RAM à base de molécules, miniaturisation des composantes, des millions de fois plus puissantes que celles qui existent actuellement.
   
    Henry a deux soucis principaux, au début de cette histoire : convaincre un gros investisseur pour continuer les recherches et déboucher sur ce qu’il appelle «une révolution dans le monde de l’électronique» et emménager dans son nouvel appartement car il vient de se séparer de sa compagne, Nicole.
   
    Or c’est dans ce nouvel appartement qu’un autre problème vient se greffer : il semble que Henry ait hérité de l’ancien numéro de téléphone d’une escort-girl qui fait de la publicité via un site internet. Henry va essayer de se dépêtrer de ce galimatias mais, ses faits et gestes, sa quête de cette fameuse Lilly, font resurgir son passé d’adolescent auquel se mêlent tous ses ennuis actuels. En jouant avec le feu, il risque de compromettre son entreprise et sa crédibilité. Mais il continue malgré tout.
   
   Connelly laisse une nouvelle fois Harry Bosch de côté pour s’intéresser aux «technologies modernes». A la fin de cet opus, il remercie d’ailleurs toutes les personnes qui l’ont éclairé en ce sens. La technologie moléculaire semble en effet la prochaine étape des composantes électroniques. Il montre aussi qu’une telle évolution des techniques n’est pas sans gêner les industries impliquées dans les techniques actuelles, y compris la pharmacologie car la miniaturisation et l’autosuffisance énergétique de ces procédés risquent fort de mettre à mal sa production actuelle. Il y a des enjeux dont on ne comprend pas tout de suite la portée, car des pages complètes sont consacrées à ces fameuses recherches, que l’on capte à peu près, même sans avoir passé de master en chimie moléculaire. C’est déjà ça.
   
   Quant à la quête de Henry, on l’explique par une résurgence de son passé, on brouille habilement les pistes jusqu’à la fin, logique, somme toute. Ce qui est prenant dans ce roman, c’est cette façon qu’à l’auteur de rendre parano. Parti d’un simple appel téléphonique, un client de Lilly, puis d’autres, Henry met un doigt dans un engrenage bien huilé tant sur le plan de l’enchaînement des évènements, alliant rigueur scientifique et malentendus tout humains, transformant la victime en bourreau que la police essaie de confondre jusqu’ à une apothéose confondante et angoissante. Connelly a bien retenu la leçon de Poe et de sa fameuse «concaténation» des faits. On pense à Poe peut être aussi pour le côté morbide de certaines découvertes.
   
    A lire dans un état zen en en pensant pas trop que «Big Brother» nous regarde peut-être.

critique par Mouton Noir




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