Lecture / Ecriture
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La fille sans visage de Patricia MacDonald

Patricia MacDonald
  Origine suspecte
  La fille sans visage
  Dernier refuge
  Expiation
  Un coupable trop parfait
  Un étranger dans la maison
  Une femme sous surveillance
  Rapt de nuit
  La Double Mort de Linda

Patricia MacDonald est le nom de plume de Patricia Bourgeau, auteur américain de romans policiers, née en 1949 dans le Connecticut.

La fille sans visage - Patricia MacDonald

A lire un soir d’insomnie
Note :

   «La fille sans visage» est le genre de polar qu’on n’attaque pas impunément un soir avant de se coucher. Le risque est réel de ne pouvoir le lâcher avant de l’avoir terminé. Ce qui nous mène gentiment vers 3h du matin pour un bon lecteur (j’en parle d’expérience !).
   
   Pour autant c’est un polar qui vous laisse un goût fugace, un peu artificiel. Un peu ce que sont ces horribles bonbons colorés qu’on achète au kilo et aux arômes parfaitement chimiques, dont on regrette de s’être gavé, après, … mais dont on se gave, quand même. (ça n’empêche pas de recommencer. La preuve ? J’en ai encore un à lire dans ma pile !)
   
   Chez Patricia MacDonald les héros évoluent couramment dans des milieux plutôt aisés, de la côte Est des USA, des WASP bon teint pur jus. Les héros positifs et principaux sont couramment des femmes, confrontées à une injustice, les concernant la plupart du temps, et qu’on s’attend à voir tomber à tout moment et qui, finalement, …
   
   C’est le cas ici. Nous sommes dans le New Jersey. Nina, une trentaine d’années, a tout fait depuis la condamnation de son père pour meurtre de sa femme (la mère de Nina donc), meurtre nié par celui-ci, pour qu’il sorte de prison, au moins dans le cadre d’une libération conditionnelle. Nina a deux frères qui ne l’entendent pas de cette oreille et l’un d’entre eux, au moins, milite pour un statu quo en prison. Et contre toute attente, après quinze ans d’incarcération, la libération conditionnelle est accordée. Nina porte tout sur ses épaules et son père n’a de cesse d’explorer le passé pour comprendre ce qui s’est réellement passé. Il revient donc s’installer sur les lieux du forfait … pas longtemps, puisque lui aussi meurt assassiné. Il ne reste plus à Nina qu’à poursuivre l’enquête, et à découvrir des choses bien horribles, avec une fin comme de juste plutôt moralisante.
   
   Résultat des courses : vous avez veillé jusqu’à trois heures du matin, vous êtes vaguement écoeuré comme après l’ingestion des bonbons dont il est question plus haut, vous vous promettez de ne pas recommencer … tout de suite (il y en a un qui attend dans la pile) et … voilà !

critique par Tistou




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