Lecture / Ecriture
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Mort de trouille de Donald Westlake

Donald Westlake
  Au pire, qu'est-ce qu'on risque ?
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  Kahawa
  Moi, Mentir ?
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  Un jumeau singulier
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  Jimmy the Kid
  Pierre qui roule
  Aztèques dansants
  Surveille tes arrières!
  Mémoire morte
  Envoyez les couleurs

Ecrivain américain auteur d'une centaine d'ouvrages, policiers pour la plupart.
Il est né à New York en 1933 et est mort d'une crise cardiaque au Mexique le dernier jour de 2008.
Il a publié sous presque une vingtaine de pseudonymes, dont Richard Stark.

Mort de trouille - Donald Westlake

En pays latino
Note :

   Je ne suis pas sûr que le titre soit très joli, ni très adapté. Ce qui est certain par contre, c’est que l’écriture de Donald Westlake reste d’une finesse rafraîchissante et précieuse.
   
   L’histoire est, comme de coutume avec Westlake, d’une dinguerie prometteuse.
   Barry, l’américain, et Lola, la sud-américaine débarquée d’un pays fictif, filent le parfait amour ensemble, mais les contingences de la vie sont là. Pour s’aimer, il faut vivre. Pour vivre, il faut des moyens. C’est là que ça coincerait un peu.
   « Je n’ai pas d’explications. Peut-être attendait-on trop de la vie, Lola et moi, et elle nous avait donné bien peu ; ou plutôt, elle ne nous avait jamais menés bien loin. Rien n’avait vraiment marché, ni les plans pour se faire du fric, ni les opportunités saisies à bras-le-corps, ni aucune de nos combines pour décrocher le gros lot. »
   
   Et c’est ainsi que s’échafaude une belle arnaque, somme toute assez classique (dans les romans ?) ; l’arnaque à l’assurance-vie qui peut leur rapporter six cent mille dollars. Dans les grandes lignes, Barry et Lola s’imaginent partir tous deux à Guerrera (le pays fictif qu’on situerait bien vers le Vénézuéla, la Guyane) et Barry pourrait bien y rencontrer une mort accidentelle pour revenir aux Etats-Unis sous l’identité d’un frère disparu de Lola, une fois le pactole touché.
   
   Ca parait simple comme ça mais c’est Westlake et il s’en donne à coeur-joie avec un américain officiellement disparu, en réalité en cavale, confié à la famille de Lola, famille qui se dit que … finalement …, eux aussi pourraient être concernés par le pactole, et que, finalement, quel est l’intérêt que Barry reste vivant … !
   
   La fin me parait un peu faible. Plutôt happy-end et très brutale, mais la substance du polar reste délectable.
    ↓

critique par Tistou




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J'aime quand un plan se déroule comme prévu...
Note :

   Titre original : The Scared Stiff
   
    Westlake est à son meilleur quand Dortmunder est présent, mais sinon tant pis, je prends! Imagination bien là, en tout cas.
   
    Barry et Lola s'aiment très fort, mais ça ne remplit pas l'assiette, alors ils imaginent un accident au Guerrera, pays d'origine de Lola, aux cours duquel Barry mourrait (pas en vrai, hein!), histoire de toucher le versement d'une assurance vie. Tout est minutieusement mis au point, trop presque, il faut juste attendre que Lola touche le chèque, et que Barry se fasse discret (il doit réapparaître comme frère de Lola)
   
    Mais, bien évidemment, rien ne se passe comme prévu, le pauvre Barry va vivre des aventures à rebondissements, avec Westlake pour tout orchestrer, on s'en doutait. Un bon point pour les dialogues qui souvent dérapent dans le grand n'importe quoi.
   
    "J'avais été attaché, bâillonné, fourré dans un sac, j'avais des bleus partout, un mal de crâne épouvantable, j'étais étendu sur le sol au milieu de six sociopathes décidés à me tuer, mais on ne me frappait plus. Il n'y a pas de petite victoire sur l'absurdité."

critique par Keisha




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