Lecture / Ecriture
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En retard pour la guerre de Valérie Zenatti

Valérie Zenatti
  Dès 08 ans: Fais pas le clown, papa!
  Dès 08 ans: Le Secret de Micha
  Ados: Une bouteille dans la mer de Gaza
  Ados: Quand j'étais soldate
  En retard pour la guerre
  Les âmes sœurs
  Dès 08 ans: Vérité, vérité chérie
  Mensonges
  Jacob, Jacob

Valérie Zenatti est une écrivaine française née en 1970 à Nice.

En retard pour la guerre - Valérie Zenatti

Se mettre dans l'ambiance
Note :

   Une jeune étudiante française vit la guerre du golfe à Jérusalem.
   
   Une ambiance de fin du monde règne à Jérusalem en ce début Janvier 1991. Chacun se prépare conformément aux instructions de l’Etat à faire face à la guerre chimique attendue du côté Irakien. Constance, elle, n’est pas prête, n’arrive pas à prendre la mesure d’un monde sans avenir, dans lequel dire «dans 15 jours» n’a pas de sens. Ses rapports aux autres ne sont pas simples : son amoureux lui fait peur, elle a envie de se fondre dans la vie de sa meilleure amie, ses parents sont comme des étrangers très loin. Pourtant il lui faudra affronter de plein fouet la guerre. A commencer par les achats de masques à gaz….
   
   Je suis déçue parce que je n’ai pas retrouvé le ton des romans jeunesse.
   "Ma" Valérie Zenatti, quand elle était soldate ou qu'elle ramassait des bouteilles sur les plages de la mer de Gaza, me touchait au coeur, me faisait rire, sourire, pleurer, serrait mon petit coeur de midinette. Là, sa Constance m'a ennuyée, je ne suis pas arrivée à la trouver attachante, et ses atermoiements me sont passés très au large.
   
    Mais j'exagère, comme toujours, «En retard pour la guerre» se lit très bien, le sujet m'intéresse beaucoup de toute façon. C'est juste que je suis particulièrement exigeante avec les auteurs que j'aime.
    ↓

critique par Cuné




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Tendre
Note :

   1991. Israël vit sous la menace d'une attaque chimique irakienne. Des masques à gaz sont distribués à la population à qui l'on enjoint aussi de fabriquer des chambres hermétiques pour se protéger. Dans cette atmosphère de fin du monde, certains font la fête, d'autres s'apprêtent comme Tamar à donner la vie, d'autres enfin comme Constance, la narratrice, jeune étudiante française, se sentent en complet décalage, "en retard pour la guerre".
   
   En retard pour tout d'ailleurs. A vingt-cinq ans, Constance n'a pas terminé ses études, vit de petits boulots, et n'arrive pas à se dépêtrer de l' "amour grimaçant" qu'elle éprouve pour un peintre, qui la malmène et voudrait se faire entretenir par elle. Peut être est-ce aussi parce que la jeune fille se sent engluée dans des souvenirs glauques...
   
   De Valérie Zenatti j'avais déjà lu et aimé "Quand j'étais soldate" et c'est avec plaisir que j'ai retrouvé une narratrice à la fois en empathie avec ce pays si particulier et en même temps en léger décalage, ce qui lui permet une vision à la fois amusée et tendre.On trouve dans ce roman une écriture à la fois légère et précise, de fort jolis passages comme celui-ci
   "Il faudrait avoir le pouvoir de s'inventer des souvenirs, des vrais, on les créerait à rebours pour s'y blottir, et ce ne seraient pas juste des histoires racontées le soir, dans le noir, pour se consoler, se rassurer...", des personnages hauts en couleurs comme ce boutiquier qui appose sporadiquement cet écriteau sur la porte: "Fermé pour raisons personnelles qui ne regardent que le propriétaire", le tout scandé par des chansons de Serge Gainsbourg...
   
   Un roman tendre

critique par Cathulu




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