Lecture / Ecriture
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La quatrième main de John Irving

John Irving
  Liberté pour les ours !
  L'épopée du buveur d’eau
  Un mariage poids moyen
  Le monde selon Garp
  Hôtel New Hampshire
  L'oeuvre de Dieu, la part du Diable
  Une prière pour Owen
  Les rêves des autres
  Un enfant de la balle
  La petite amie imaginaire
  Une veuve de papier
  La quatrième main
  Mon cinéma
  Je te retrouverai
  Dernière nuit à Twisted River
  A moi seul bien des personnages
  Avenue des mystères

AUTEUR DES MOIS D'AOUT & SEPTEMBRE 2007

John Irving est né en 1942 dans le New Hampshire. C’est un enfant naturel à qui sa mère a refusé de parler de son père. Toute son œuvre porte la trace de ce traumatisme. Pourtant, il adora son beau-père qui l’adopta, dont il prit le nom et qui le traita toujours comme son fils.


Après des études assez médiocres, il devint pourtant professeur lui-même, activité qu’il cessa dès que le succès du « Monde selon Garp » le lui permit.

John Irving a toujours été passionné de lutte, sport qu’il a ardemment pratiqué et enseigné.

Depuis les années 80, Irving est un auteur à succès qui vit de son œuvre, qui a été adaptée au cinéma, généralement avec sa participation.

Actuellement, il vit dans le Vermont, à Toronto et à New York.

PS : John Irving semble ne guère priser les Français. Cela transparaît dans certains de ses romans. C’est pure ingratitude de sa part car nous, on l’aime bien. ;-)

* Citations dans la rubrique "Ce qu'ils en ont dit"

La quatrième main - John Irving

Abracadabrantesque.
Note :

   John Irving a ce don inimitable de nous faire toucher du doigt comment des petites choses, des petits faits de la vie quotidienne, font évoluer la perception qu’on a des choses, et partant, de la vie. Il y a une grosse histoire, plutôt abracadabrante, même si dans la limite du plausible, comme très souvent avec Irving, mais une fois le cadre posé, il ne s’intéresse plus qu’aux petits détails qui font évoluer l’histoire.
   
   Du mal un peu jusqu’à la moitié, j’avais du mal à retrouver tout mon Irving, mais il se rattrape dans la seconde moitié.
   
   Soit Patrick Willingford, journaliste américain de télévision de son état, qui, lors d’un reportage sur un cirque en Inde se fait dévorer la main gauche par un lion (pas commun déjà, non ?). Il acquiert une célébrité certaine, cet évènement ayant été filmé. Enfin, une célébrité ? En tant que «le type au lion». Un quart d’heure de gloire chèrement acquis mais qui dure plus d’un quart d’heure ! D’autant qu’il est chargé de présenter des infos sur une chaîne de télévision !
   
   Toujours est-il que, abracadabrance supplémentaire, une Doris, femme assez particulière de son état, émue de sa situation, a fait écrire à son mari son souhait de lui léguer pour greffe sa main gauche si d’aventure malheur il lui arrivait (le genre de legs qui n’arrive pas tous les jours, vous en conviendrez !).
   
   Et comme on est dans un roman d’Irving, que croyez-vous qu’il advint ? Bingo !
   
   Cela dit les conditions du legs sont particulières (invraisemblance quand tu nous tiens !) : Doris doit être mise enceinte des oeuvres de Patrick Willingford (no comment !) et elle aura un droit de visite de la main ainsi greffée (re-no comment !).
   Tout ceci étant posé, John Irving peut lâcher la bride aux petits moteurs de son imagination, à coup de petits faits, de détails qui font progresser l’histoire.
   
   D’où vient qu’on s’attache néanmoins à cette histoire sans queue ni tête (ou si peu ?) ? serait-ce qu’elle écrite et racontée par John Irving ? !

critique par Tistou




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