Lecture / Ecriture
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L'idole de Serge Joncour

Serge Joncour
  VU
  U.V.
  L'idole
  Situations délicates
  Carton
  L'Amour sans le faire
  L'écrivain national
  Combien de fois je t'aime
  Kenavo
  Repose-toi sur moi

Serge Joncour est un écrivain français né le 28 novembre 1961.

L'idole - Serge Joncour

People!
Note :

   " L'idole » est le sixième roman de Serge Joncour. Il a été précédé, dans l'ordre de « Vu », « Kenavo », « Situations délicates », « In vivo » et « U.V ». Pour l'instant, il n'y a que « In vivo » que je n'ai pas lu et, si je devais conseiller un titre à quelqu'un qui désirerait découvrir Serge Joncour, ce serait celui-ci. C'est mon préféré, avec « Vu ».
   
   C'est l'histoire d'un personnage on ne peut plus quelconque, tant par son allure que par ses raisonnements, si quelconque en fait, qu'il en est même en dessous de la moyenne, ne parvenant ni à tenir un emploi, ni à trouver une compagne, ne parlons même pas de fonder une famille? Pourtant, ce personnage, un beau jour, pour une raison mystérieuse qui lui échappe autant qu'à nous, se retrouve célèbre et propulsé au rang de Vedette. Ce qu'il nous explique avec le plus grand naturel, en nous contant sa vie, depuis son enfance.
   
   C'est là une idée très originale et dont on a tout de suite envie de goûter les conséquences. L'aventure en elle-même est incompréhensible et bien farfelue, mais l'observation de notre vie, de celle des VIP et de notre consommation des dits VIP, elle, n'a rien, ni de farfelue, ni de superficielle. Ce Georges Frangin, (c'est son nom), bon à rien et même pas prêt à tout, qui se retrouve tout soudain hyper célèbre et nous décrit ainsi avec exactitude les avantages, mais tout autant, les inconvénients de cette vie de "People", c'est un régal.
   
   Si bien qu' on a tout de même là: 1° une situation étonnante 2° un ton léger, aisé et drôle et 3° un petit vent de philosophie plutôt juste qui ne gâte rien. De quoi se plaindrait-on?
   
   Il y a, tout au long de ce livre, plusieurs scènes tout à fait amusantes et dont on se régale sans arrière pensée. Il m'est arrivé plusieurs fois de rire en lisant. Le ton rappelle d'ailleurs un peu celui de "Vu".
   
   extrait:"Plutôt que de me nommer directement directeur de quoi que ce soit, dans un premier temps, on m'avait assigné à la force de vente, un job de base, selon ce principe valable pour les affaires comme pour les sports de ballons, mieux vaut commencer sur le terrain." s'ensuit la scène à la pizzeria, qui est loin d'être ennuyeuse. C'est le moins que l'on puisse dire.
   
   Tout ceci sans oublier de dire que je trouve que l'on aurait tort de sous-estimer la justesse du propos de fond, de l'observation et de l'analyse de ce phénomène de consommation de la vie d'autrui par le biais de la célébrité, qui leur est d'ailleurs accordée dans ce but (ce seul but ? Peut-être.)

critique par Sibylline




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