Lecture / Ecriture
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44 Scotland street de Alexander McCall Smith

Alexander McCall Smith
  44 Scotland street
  Les mots perdus du Kalahari
  Mma Ramotswe détective
  Le bon mari de Zebra Drive
  Vague à l'âme au Botswana
  Les Larmes de la girafe
  Edimbourg express
  L'amour en kilt
  Les lointains tourments de la jeunesse
  Le club des philosophes amateurs
  Les voies du bonheur sont imprévisibles
  Emma

Alexander Mc call Smith est un écrivain et juriste britannique d'origine écossaise, né en 1948 en Rhodésie. Il est également expert en médecine et bioéthique.

44 Scotland street - Alexander McCall Smith

La bonne adresse
Note :

   A force de lire sa série policière se déroulant dans le sud de l'Afrique, on en oublierait que Alexander McCall Smith est écossais. «44 Scotland street» tombe à point pour nous le rappeler avec brio.
   
   D'emblée, dans la préface, l'auteur nous rappelle qu'au départ ce roman est paru en feuilleton, nous indiquant au passage l'interaction qui s'est mise en place avec certains lecteurs, ce qui donne un côté très sympathique à l'entreprise.
   
   Genre largement tombé en désuétude au XXIème siècle, le roman feuilleton retrouve ici un souffle , une énergie et un humour qui font plaisir à lire.
   
   Pas le temps de s'ennuyer, les personnages sont très variés , tant en âge, que par leur situation sociale et l'auteur arriverait presque à nous faire croire que tous les écossais sont pittoresques,avec ou sans kilt (porté avec ou sans slip...).
   
    Se croisent ainsi à Edimbourgh, une jeune fille qui entame sa deuxième année sabbatique, un agent immobilier narcissique, une anthropologue qui n'a pas sa langue dans sa poche, un galeriste velléitaire, une tenancière de café autodidacte, un psychiatre, une mère d'enfant précoce ... mais pas de raton laveur.
   
   L'auteur porte un regard enjoué et parfois caustique sur ses personnages que la découverte d'un tableau peut être de valeur, va faire se télescoper en un ballet déjanté.
   
   Cette peinture drolatique des Edimbourgeois se termine trop vite et on n'a qu'une envie : que la suite arrive très vite pour que nous en sachions plus sur ce qui est resté en suspens...
   
   Un seul regret: bien que paru chez 10/18 , ce roman n'est pas en format poche .
   
   
   
   Série « Chroniques d'Édimbourg »
   
   44 Scotland Street

   Édimbourg Express
   L'Amour en kilt
   Le monde selon Bertie
   The Unbearable Lightness of Scones Ouvrage pas encore traduit en français
   The Importance of Being Seven Ouvrage pas encore traduit en français
   Bertie Plays The Blues (paru le 18 juillet 2011) Ouvrage pas encore traduit en français
   ↓

critique par Cathulu




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Un remake écossais des chroniques de San Francisco
Note :

   Pat, qui entame sa deuxième année sabbatique, est à la recherche d'un appartement en colocation. Elle répond donc à une petite annonce et se retrouve rapidement locataire au 44 Scotland street, après avoir réussi l'examen de passage auprès de Bruce, expert immobilier, chargé de recruter les colocataires et de collecter les loyers. Pour pouvoir payer son loyer, Pat travaille dans une galerie d'art avec Matthew, un sympathique garçon, qui n'a pas vraiment la bosse des affaires et ne doit qu'à son père de posséder cette galerie. Ce job est plutôt sympa d'autant que Pat n'est pas à proprement parler chargée de s'occuper de la vente des tableaux mais doit juste répondre au téléphone et s'occuper de l'accueil. Cependant elle est rapidement attirée par un des tableaux qui lui semble être un People, c'est-à-dire un tableau de renom... alors que la galerie ne vend que des toiles sans grande valeur. Or un client semble très intéressé par ce tableau, ce qui confirme ses doutes...
   
   Si vous avez aimé "Chroniques de San Francisco", vous adorerez "44 Scotland street" qui est vraiment de la même veine et en quelque sorte le Barbary Lane d'Edimbourg. C'est d'ailleurs après avoir rencontré Armistead Maupin et discuté de son très populaire roman feuilleton "les chroniques de San Francisco" que l'auteur, comme il l'explique dans sa préface, a eu l'idée de ce livre écrit sur le même principe : un roman à épisodes, vivant , léger, drôle avec une galerie de portraits savoureuse : le fils à papa sympa mais incapable de réaliser la moindre affaire, le beau mec qui se prend pour une star, persuadé -à raison !- que toutes les filles se pâment pour lui, la mère de famille abusive, l'enfant soit disant surdoué qui ne rêve que d'une chose : être comme les autres, j'en passe et des meilleures.
   
   Les livres drôles et détendants sont rares, C'est pourquoi je vous recommande tout particulièrement celui ci qui est une merveille d'humour et de fantaisie. La bonne nouvelle c'est qu'il a une suite : "Edimbourg express', la mauvaise c'est qu'il me faut patienter jusqu'au 05 juin qu'elle soit publiée en français pour la lire. En attendant, j'ai déjà entassé sur ma pile de livres les autres romans de cet auteur que je découvre avec grand bonheur : un tas de polars super sympas, drôles et légers, qui se passent en Afrique avec une héroïne directrice d'une agence de détective privé et dont je vous reparlerai sûrement lors d'un prochain billet.
   
   Une très belle découverte pour moi. Quiproquo, humour, et relations de voisinage. Qui parmi vous ne supporterait pas d'habiter dans un tel immeuble ? Pourtant je peux vous dire qu'on s'y amuse bien !
    ↓

critique par Clochette




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Pas abouti
Note :

   Présentation de l'éditeur (en partie)
   
   "Quand la jeune Pat pousse la porte du 44 Scotland Street, elle espère bien prendre un nouveau départ. Entre son colocataire, un beau gosse insupportable et terriblement séduisant, et son excentrique voisine de palier, Domenica, la voilà entraînée dans une nouvelle vie au cœur de l'Edinbourg bohème. Son travail à la galerie "Something Special" s'annonce pourtant un peu morne. Sauf que Pat découvre au fond de l'obscur endroit un tableau qui pourrait bien valoir son pesant d'or et transformer sa vie!"
   
   
   Commentaire

   
   44 Scotland Street est un roman feuilleton quotidien qui a été ensuite publié sous forme de roman. Il nous emmène à Edinburgh et nous fait partager des moments de la vie de personnages souvent excentriques et très peu banals. Le roman s'ouvre sur Pat qui visite un appartement. La demoiselle est au cours de sa deuxième année sabbatique (la première, elle préfère l'oublier) et a trouvé un emploi dans une petite galerie d'art, gérée par Matthew, qui ne connaît rien à l'art (sinon ce ne serait pas drôle) et qui préfère largement boire des cafés chez Lou, juste en face.
   
   Mais il y a aussi Domenica, la voisine excentrique et un peu folle (je l'aime bien, celle-là), Irene, mère qui a un Projet-Bertie âgé de 5 ans, parlant couramment l'italien en jouant du saxophone, Bruce, le coloc complètement narcissique de Pat, Todd, le patron de Bruce, son épouse, sa fille Lizzie. Enfin, il y a également Angus Lordie, peintre portraitiste très à l'aise dans toutes les situations.
   
   Ça fait beaucoup.
   
   Un peu trop pour moi, en fait.
   
   Si j'ai aimé la façon ironique dont McCall Smith brosse le portrait de ses personnages (Irène, dans toute sa mauvaise foi et ses certitudes, m'a bien fait rire avec ses jugements) qui, étrangement, se tiennent et que certaines scènes (le bal, surtout m'a bien plu) sont saisissantes et très bien croquées, je reste finalement assez mitigée. Je sors du roman avec un sentiment d'éparpillement, d'un tas d'histoires commencées mais pas terminées, ou qui n'aboutissent nulle part. J'ai trouvé un peu fastidieux de me balader sans cesse d'un personnage à l'autre et Bruce m'a agacée de façon prodigieuse. Je ne parvenais même pas à trouver ça drôle, ce comportement. Juste détestable. Du coup, on se demande bien ce que les femmes, en particulier une, peuvent bien lui trouver.
   
   En fait, je crois que la structure "feuilleton quotidien" est ce qui m'a donné du mal avec ce roman. Tout est trop rapide et m'a laissé l'impression de tout plein de fils dénoués. Et de scènes qui n'ont rien apporté à l'histoire, du moins, pas à date. Je ne pense sincèrement pas lire la suite, même si je suis bien curieuse de savoir ce qui va arriver au pauvre Bertie, avec une mère pareille. Tiens, elle m'a fait penser à quelqu'un, celle-là, d'ailleurs. Pas ma mère, rassurez-vous!
   
   Un roman qui a beaucoup plu sur la blogosphère. Je sortirai du roman avec une furieuse envie de revoir Edimburgh... mais pas grand chose d'autre, je le crains. Et ce malgré d'excellentes idées de personnages.
    ↓

critique par Karine




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