Lecture / Ecriture
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Les paupières de Yôko Ogawa

Yôko Ogawa
  La piscine
  La grossesse
  La formule préférée du professeur
  Les abeilles
  Les paupières
  Tristes revanches
  La Bénédiction inattendue
  Le réfectoire un soir et une piscine sous la pluie + un thé qui ne refroidit pas
  La marche de Mina
  L'annulaire
  Une parfaite chambre de malade
  La mer
  Cristallisation secrète
  Amours en marge
  Les tendres plaintes
  La Petite Pièce Hexagonale
  Le musée du silence
  L'hôtel Iris
  Parfum de glace
  Manuscrit zéro
  Les lectures des otages
  Petits oiseaux
  La Jeune fille à l'ouvrage
  Instantanés d'Ambre

Yōko Ogawa (小川洋子°) est une écrivaine japonaise née en 1962.
Elle a obtenu:
Le Prix Akutagawa pour "La Grossesse" en 1991
Le Prix Tanizaki
Le Prix Izumi
Le Prix Yomiuri
Le Prix Kaien pour son premier court roman, "La désagrégation du papillon"


* Citations dans la rubrique "Ce qu'ils en ont dit"

Les paupières - Yôko Ogawa

A ne pas lire avant de dormir !
Note :

   Dans ce recueil, Yoko Ogawa explore l'angoisse des nuits blanches comme autant de sas à traverser, de voiles à soulever pour affronter les réalités de l'existence. Les personnages qui semblent ordinaires mais qui flirtent tous avec l'étrange, tentent, avec plus ou moins de difficultés, de s'abandonner aux dérives de leur inconscient pour orienter, peut-être, le flux de leurs souvenirs et parvenir ainsi à vivre avec sérénité leur propre destinée
   
   Yoko Ogawa essaie de nous «bercer» avec ce recueil de huit nouvelles. Huit petites histoires dont le but est de nous entraîner sur le chemin du sommeil et de l’inconscient. Belle entreprise, mais si l’écriture fluide et envoûtante de l’auteur n’est pas à contester, le fond des histoires est un peu décevant.
   
   Souvent, les personnages, pris dans un parcours inquiétant, troublent par leur personnalité fantasque, leur univers un peu lugubre. Les histoires n’ont jamais de fin; comme si le lecteur était sensé s’endormir pendant leur lecture, et ne jamais connaître le fin mot de l’histoire, la clé du mystère.
   
   Une idée d'écriture intéressante, mais on en ressort finalement assez frustré de ne jamais savoir quel chemin suivre, quelle route emprunter pour sombrer dans le sommeil et y rêver la suite.
   
   Enfin, l’originalité des histoires perd de sa crédibilité à la lecture de la nouvelle intitulée ‘Une collection d’odeurs’. Dans un contexte moins poétique et beaucoup plus cru, c’est une copie du ‘Parfum’ de Patrick Süskind que nos yeux découvrent avec déception.
   
   Par rapport à " Tristes Revanches" que j'avais lu précédemment, je suis un peu déçue, même si j'ai retrouvé cette écriture ciselée que j'avais tant appréciée dans le premier ouvrage.

critique par Jaqlin




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