Lecture / Ecriture
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L'empire des loups de Jean-Christophe Grangé

Jean-Christophe Grangé
  La Ligne noire
  Le Serment des limbes
  L'empire des loups
  Le vol des cigognes
  Miserere
  La forêt des Mânes
  Le Passager

Jean-Christophe Grangé est un journaliste et écrivain français né en 1961 .

L'empire des loups - Jean-Christophe Grangé

Ne faisons pas la fine bouche.
Note :

   Dans l’ensemble, certains contempteurs de «L’empire des loups» font plutôt la fine bouche. Alors remettons les choses en place. Vous vous apprêtez à lire ce livre ? C EST UN POLAR ! Ce n’est pas de la littérature … intellectuelle.
   Alors est-ce un bon polar ?
   
   Oui, sans aucun doute. Jean-Christophe Grangé est manifestement doué pour la complexité, et un minimum de vraisemblance, des intrigues. Par ailleurs son écriture n’est pas laborieuse et s’avale sans peine. Pour rester dans un mode culinaire, je dirais que c’est de « l’Hippopotamus », et qu’on ne le comparera pas à un restaurant trois étoiles, c’est tout. Mais ce n’est pas une gargotte et je n’ai pas eu besoin de bicarbonate pour le digérer !
   
   Paris et son monde cosmopolite, notamment ses ateliers de confection clandestins. Ses esclaves, turques en l’occurrence, contrôlées par des organisations mafieuses, «les loups gris» ici en l’occurrence. Le monde de la drogue et de ses trafiquants, ses passeurs, les enjeux financiers … La chirurgie esthétique pour changer de vie plus que de visage … Des manipulations psychiques pour conditionner un témoin …
   
   Télescopez le tout, secouez bien, ajoutez une bonne dose de violence, de cruauté, mais avec l’intelligence de Jean-Christophe Grangé et vous avez notre «Empire des loups» qui vaut bien des polars américains réputés. Mais qui ne vaut pas plus. Comme les polars précités !
   
   C’est «borderline» question crédibilité. Sur le fil. Un équilibrisme raisonnable.
   ↓

critique par Tistou




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Une meute aux abois
Note :

   En quelques romans, Grangé s’est taillé une solide réputation d’impeccable faiseur de bons polars, idéalement dosés : juste ce qu’il faut d’hémoglobine, de perversion et de corruption, de policiers véreux et de malfrats au cœur d’or et inversement, de scènes de crime mémorables et de courses poursuites effrénées, tout en sachant jouer avec les nerfs du lecteur en essayant de le perdre comme au beau milieu d’un labyrinthe démoniaque, sans oublier cette touche d’humanisme (on n’est pas des bêtes tout de même!) qui fait toute la différence entre un roman de gare et un polar réussi.
   
   J’avais déjà parlé du "Passager", un petit bijou génialement ficelé. Quand on plonge dans cette meute de loups gris, on a l’impression d’une ébauche du roman ultérieur. Pas un brouillon, non. Ce serait une injure de prétendre que l’Empire des loups n’est pas maitrisé. Plutôt une esquisse, une amorce, un essai, un entrainement, une répétition, un avant-goût. Bien sûr, on retrouve le jeune flic intègre et droit qui doit faire équipe avec un vieux loup aux manières plus que limites mais terriblement efficaces. On rencontre une mafia d’un nouveau style, plongeant dans le Paris turc. Des personnages secondaires peu recommandables et aussi de bonnes âmes. Tout y est. Et surtout, le personnage central : une jeune femme frêle et fragile qui va se révéler à mesure qu’elle retrouve la mémoire. Car, une fois de plus, à l’instar du "passager", le thème majeur de cette histoire reste le cerveau. C’est devenu la marque de fabrique de Grangé. On sait d’emblée en ouvrant un de ces romans qu’on va s’immerger dans les méandres et les circonvolutions de cet organe si peu connu qui permet donc tous les scenarii possibles.
   
   Comme tout bon polar, ces "loups" permettent un petit jeu de pronostics, de paris : déterminer au départ qui aura la vie sauve à la dernière page.
   Pas facile

critique par Walter Hartright




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