Lecture / Ecriture
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J comme: La loterie de Shirley Jackson

Shirley Jackson
  Nous avons toujours vécu au château
  J comme: La loterie

J comme: La loterie - Shirley Jackson, Miles Hyman

Adaptation et dessins de Miles Hyman
Note :

   En ce moment, tu prends le train… et tu aimes y ouvrir ton livre en cours. Et tu n’es pas la seule. Hier, par exemple, tes deux voisines ont sorti le livre de poche qu’elles avaient dans leur sac pour s’y plonger. Tu as reconnu un Pancol à droite, et à gauche… mystère. Le train est effectivement un des lieux privilégiés de la lecture. Voilà sans doute pourquoi, depuis 18 ans, la SNCF organise son PRIX SNCF DU POLAR.
   
   De ton côté, on t’a proposé de découvrir un des albums de la sélection, et ton choix s’est porté sur ce titre de Miles Hyman, La loterie, car la couverture (au dessin à la Hopper) t’intriguait grandement. Après Le Dahlia Noir, Miles Hyman adapte un nouveau grand classique de la littérature américaine, qui s’avère être l’adaptation d’une nouvelle (très sombre) écrite par sa grand-mère Shirley Jackson en juin 1948. Tu n’avais jamais entendu parler de cette nouvelle ni de la polémique que sa publication dans le New Yorker Magazine avait provoquée à l’époque. Et effectivement, malgré l’intérêt très grand que tu as eu au départ pour le dessin, l’atmosphère de cette histoire s’est avérée très vite dérangeante et oppressante, mystérieuse. La fin laisse un goût amer qui poursuit longtemps, marque certaine d’un impact fort, mais qui ne fait pas pour toi de cet album un de tes préférés (loin s’en faut).
   
   Mauvaise pioche, donc. Cependant, la postface, qui explique le contexte de la publication de la nouvelle La loterie est grandement intéressante. Cette nouvelle est étudiée dans les écoles aux Etats-Unis et fait figure d’œuvre classique. A l’instar du film La vague (que tu avais vu et lui beaucoup aimé), sommes-nous donc toujours prêts, effectivement, à regarder en face ce qu’il y a de pire en nous?

critique par Antigone




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