Lecture / Ecriture
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L’ivresse des falaises de Philippe Huet

Philippe Huet
  Les démons du comte
  L'inconnue d´Antoine
  Le jour le plus fou
  Les rescapés du jour J
  Bunker
  L’ivresse des falaises

* Vous trouverez une interview dans la rubrique "Rencontres" .

L’ivresse des falaises - Philippe Huet

J’irai mourir en Normandie
Note :

   Treize nouvelles noires se déroulant en Normandie. Mais n’allez pas croire pour autant que cette belle province verdoyante soit un repaire d’assassins ! Je découvre cet auteur avec ce recueil.
   
   Titres des nouvelles :
   Poste Morten, Le bouton, Un été mortel, Tue-mouches, Un homme sur le capot, La Saint-Jean, Amour en toc, De fil en aiguille, Le bon Dieu sans confession, Bain de mer 1900, L’ivresse des falaises, L’enfer du décor, "Ne marchez pas au bord".
   
   Un facteur cela porte le courrier… normalement il n’est pas censé le lire, même quand la destinataire est très belle et seule ! Méfiance !
   Le coup du ressuscité est une vieille histoire dans ce village sans histoires, personne ne connait le fin mot de ce retour. Non il n’était pas mort l’Adrien, il avait pris le large, mais pourquoi et comment ? Personne ne le sait, mais on ne ressuscite qu’une fois !
   Tue-mouches. Un écrivain en panne d’inspiration et en manque de liquidité accepte l’offre d’un confrère. Il lui prête une maison retirée en Normandie pour écrire, dans la solitude ! Ok les cadavres ne sont pas très bruyants, mais les mouches si !
   Un homme sur le capot. Un journaliste rentre chez lui tôt le matin, il évite de peu d’écraser un piéton qui se jette sur sa voiture. Il le ramène chez lui. Il sera (à part le meurtrier) le dernier à le voir vivant ! C’est dangereux de prendre des auto-stoppeurs !
   La Saint Jean c’est la fête au village, le feu purificateur. Pierre est le maître incontesté du bûcher ! Bizarre, son frangin Jeannot n’est pas là cette année ! Personne ne le regrette non plus !
   Amour en toc. Au Mont de Piété on trouve de tout et même du vrai et du faux. Mais pourquoi pas transformer le vrai en faux ? Mais un jour le pot aux roses est découvert ! Alors que reste-t-il comme solution ? Le crime parfait, bravo maestro, mais le scénario échoue. Comme d’habitude !
   L’enfer du décor. Une affaire de suicide hante les jours et les nuits d’un policier. Est-ce vraiment un suicide ? Ou alors il faut chercher plus loin ? Et une fois arrivé plus loin, les solutions sont encore plus nombreuses !
   
    Des gens ordinaires, un représentant de commerce qui perd les pédales pour une silhouette aperçue sur la plage, jusqu’à devenir un assassin !
    Un cadavre, cela ne parle pas, si c’est celui d’un inspecteur des impôts cela se complique, surtout qu’il semble un homme au dessus de tous soupçons !
   Un tueur en série de baigneuses, cela fait mauvais genre dans une station balnéaire, un autre homme qui pense s’être débarrassé de son épouse, mais une copine de celle-ci lui dit de passer à la caisse. Le silence est d’or !
   
   Un bon recueil dépaysant par le cadre d’une Normandie jamais très loin de la carte postale ! Des textes d’égales valeurs, mais sans aucun au dessus de la moyenne.
    Un petit clin d’œil à Arsène Lupin dans le titre "De fil en aiguille".
   
   Extraits :
   - C’est ainsi que le facteur est entré dans le courrier des autres. Comme dans un journal intime.
   
   - Le fils de personne était fasciné. Garder un secret à Sainte-Mère-la-Chapelle c’était comme sortir une fille sans être fiancé.
   
   - Il vend du léger, du transparent, de la jupette ras les fesses, mais s’habille comme un clerc de notaire, hiver comme été.
   
   - Des flots de voix, des rires et de la musique tombent en cascade dans la rue. C’est l’heure du Scrabble, de la belote, du café arrosé.
   
   - Patrick s’essayait donc au gore : cadavres en rondelles, l’horreur à la truelle. Puisque le lecteur voulait du sang… hein ?
   
   - Il souriait, comme sourit W.C. Fields quand il rêve d’écrabouiller tous les gosses de la terre.
   
   - A la ville, les flics avaient leurs indics. Raymond avait ses alambics…
   
   - Tout en lui respirait le militaire de carrière qu’il avait été. Le beau-père vivait au pas cadencé.

critique par Eireann Yvon




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