Lecture / Ecriture
    Accueil     Lecture     Ecriture     Rencontres     Auteur du mois     Ce qu'ils en ont dit     Contacts    

Confessions d’un linceul de Clive Barker

Clive Barker
  Ados: Abarat , Tome 1
  Confessions d’un linceul
  Apocalypses. Livre de sang 4

Clive Barker est un romancier, dramaturge, scénariste de bande dessinée, peintre et cinéaste britannique, né en 1952 à Liverpool.

Confessions d’un linceul - Clive Barker

Le rouge et le noir
Note :

   Contrairement à ce qui est annoncé sur la couverture, et désolé de contredire l’éditeur, Confessions d’un linceul n’est pas un roman mais un recueil de nouvelles.
   
   Et comme dans les précédents volumes qui composent le triptyque, Livre de sang et Une course d’enfer parus chez le même éditeur, ces nouvelles oscillent entre le noir et le rouge (comme aurait écrit un certain Henri Beyle !). Le noir du désespoir et le rouge du sang qui inexorablement se répand abreuvant la terre nourricière.
   
   Clive Barker ne travaille pas dans la dentelle et ses nouvelles, tout comme ses romans, sont empreints de désespérance. Ses personnages sont confrontés à des situations perpétuellement périlleuses. Ils vont au devant de leur chaos et le lecteur-même se trouve en état de choc.
   
   L’humour qui permettrait la décompression en est absent, ou alors sous-jacent comme dans L’enfant de celluloïd ou Confession d’un linceul, deux des nouvelles du recueil.
   
   Un humour de situation, révélé comme à regret, comme par hasard.
   
   La mort est le prolongement inéluctable de la vie, mais lorsque la vie et la mort ne font plus qu’un, il n’y a vraiment pas de quoi rigoler.
   
   Clive Barker possède un extraordinaire pouvoir d’évocation en tant qu’écrivain. Ses histoires sont de véritables mises en scènes poignantes, cauchemardesques, et l’on sort de ce recueil comme vidé de toute substance.
   
   Contradictoirement on n’en peut plus, et on en redemande.
   
   Clive Barker crée le lecteur masochiste, pareil à un spectateur subjugué et effrayé qui met ses mains devant ses yeux pour ne pas voir la scène d’horreur tout en ayant soin d’écarter les doigts afin de vibrer quand même.
   
   
   Sommaire :
   
   1 - L'Enfant de celluloïd (Son of Celluloid), pages 13 à 63, trad. Hélène Devaux-Minié
   
   2 - Rawhead Rex (Rawhead Rex), pages 67 à 134, trad. Hélène Devaux-Minié
   
   3 - Confessions d'un linceul (de pornographe) (Confession of a (Pornographer’s) Shroud), pages 137 à 182, trad. Hélène Devaux-Minié
   
   4 - Les Boucs émissaires (Scape-goats), pages 185 à 220, trad. Hélène Devaux-Minié
   
   5 - Débris humains (Human Remains), pages 223 à 284, trad. Hélène Devaux-Minié

critique par Oncle Paul




* * *