Lecture / Ecriture
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L'heure anglaise de Julie Wolkenstein

Julie Wolkenstein
  L'excuse
  Colloque sentimental
  Les vacances
  Adèle et moi
  L'heure anglaise

Julie Wolkenstein est une écrivaine française née en 1968 à Paris. Elle est la fille de l'académicien Bertrand Poirot-Delpech et, par sa mère, la petite-fille de l'industriel français Maurice Jordan.(Wikipédia)

L'heure anglaise - Julie Wolkenstein

Les eaux qui dorment
Note :

   Tu as cherché dans ta PAL (vieille Pile A Lire) un roman sur thème "anglais"... et tu es tombée sur ce livre, qui n'a d'anglais en définitive que le titre, puisque l'auteure est française. Mais peu importe, tu as décidé que tu avais envie de plonger dans cette heure anglaise malgré tout...
   
   Nous sommes en juillet 1911, dans la campagne anglaise, et Edward Sanders s'apprête à prendre le train pour Londres, comme tous les matins, pour se rendre à l'étude où il travaille. Sur le quai, il reçoit un télégramme lui annonçant qu'un désagrément oblige l'étude à le prier de rester chez lui aujourd'hui. Edward est désappointé, et part se promener le long de la rivière, puis rentre dans son foyer en catimini, s'allonge sur le lit conjugal, tout cela sans prévenir sa femme, ni sa famille, occupée à organiser une réception de fiançailles le soir. Edward occupe ce moment hors du temps à revoir le fil de sa vie et se laisse bercer par la poésie et les lumières du jour. Pendant ce temps, Susan, son épouse, se rend elle à Londres par le train suivant, pensant surprendre son époux à son bureau, l'inviter à déjeuner et en profiter pour lui révéler une future naissance. Tous les deux se manquent donc, et se retrouvent le soir sans rien raconter de ce qu'ils ont fait, laissant en suspens cette journée particulière qui a réveillé les fêlures et les joies du passé...
   
   Et comme il était doux pour toi lectrice de te promener aux bras de ces deux êtres ancrés dans leur époque mais perméables aux bruissements de ce qui les entoure. L'écriture de ce roman est précieuse et délicate, et se déguste comme un roman proustien. La force des sentiments, des passions, affleure seulement à la surface. Et tu as aimé ce contraste entre le calme apparent des protagonistes, leur réserve, et la forte émotion que la chute d'un simple bout de papier par exemple, une photographie, la vue d'un foulard, peut provoquer au plus profond d'eux.
   
   Une belle sortie de PAL !

critique par Antigone




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