Lecture / Ecriture
    Accueil     Lecture     Ecriture     Rencontres     Auteur du mois     Ce qu'ils en ont dit     Contacts    

Moi, les parapluies de François Barcelo

François Barcelo
  Moi, les parapluies
  Les Plaines à l'envers
  Nulle part au Texas

Ex publicitaire, François Barcelo est un auteur québécois né en 1941.

Moi, les parapluies - François Barcelo

Sauvez les baleines !
Note :

   Sorel, Québec. Le jeune Normand Bazinet passe sept ans dans une maison de redressement, accusé d'avoir tué sa grand-mère en lui plantant un parapluie dans la bouche sur son lit d'hôpital. Il en sort à 18 ans, décidé à retrouver le vrai coupable.
   
   Dans sa volonté d'élargissement géographique, la Série Noire a fait une découverte intéressante avec le Québécois Barcelo. «Cadavres», son premier titre paru, avait été une bonne surprise avec un langage et une thématique inhabituels dans le monde du polar.
   
   «Moi, les parapluies» est de quatre ans plus ancien mais n'a paru dans la collection qu'en 1999. Le côté loufoque qui m'avait bien plu dans le premier titre y est déjà présent mais tempéré par l'amertume du personnage de Normand. Celui-ci est victime d'une grave erreur judiciaire. Son passage en maison de redressement va lui forger un caractère froid, indifférent et lui faire perdre toutes ses illusions sur sa famille. La cellule familiale vue par Barcelo n'est pas un nid douillet. Déjà dans Cadavres, le narrateur tuait sa mère. Ici, Bazinet va successivement soupçonner et éliminer tous les membres de sa famille ou à peu près, avec un détachement digne du Nick Corey de 1275 âmes de Jim Thompson.
   
   Citation : "A Noël il y a deux ans, Marie-Josette m'a donné le Larousse gastronomique. Et j'ai entrepris d'essayer la plupart des recettes - dans l'ordre alphabétique, ce qui m'inspire plus que de commencer par maîtriser le poulet, par exemple, avant de m'attaquer au bœuf. L'ordre alphabétique a quelque chose d'aléatoire, qui combat la monotonie et multiplie les surprises. Je me souviens du premier jour : j'ai à moitié réussi les acras de morue, raté les abattis à l'anglaise et triomphé avec les abricots à l'ancienne."
   
    Il va de soi que j'ai trouvé la démarche intéressante...

critique par P.Didion




* * *