Lecture / Ecriture
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La Cité sans nom de Howard Phillips Lovecraft

Howard Phillips Lovecraft
  Epouvante et Surnaturel dans la Littérature fantastique
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  L'Affaire Charles Dexter Ward
  La Cité sans nom
  La couleur tombée du ciel
  L'ombre sur Innsmouth ou Le Cauchemar d'Innsmouth

Howard Phillips Lovecraft est un écrivain américain d'horreur, de science-fiction et de fantastique, né en 1890 et décédé en 1937.

La Cité sans nom - Howard Phillips Lovecraft

Une fin étonnante
Note :

   Titre original : The Nameless City, 1921
   
   Le narrateur, un explorateur occidental, découvre une cité inconnue enfouie au cœur du Ad-Dahna ou "désert pourpre", en Arabie saoudite... Il entreprend de l'explorer. Il est seul avec son chameau, mais cela ne l’empêche pas de commencer à creuser. Il est frappé, comme c'est toujours le cas quand les personnages de Lovecraft découvrent des architectures de Grands Anciens, par les proportions et la géométrie anormales et donc aussitôt perçues comme "malsaines", des lieux. La cité est gigantesque, et entourée d'un vent étrange et violent qui sévit matin et soir et ne correspond à aucun phénomène météorologique. Peu importe ! Notre aventurier n'a pas froid aux yeux et entreprend fouilles et exploration des lieux. Il entre bientôt dans une première salle, à la fois gigantesque et extrêmement basse. Il ne peut s'y tenir debout. Il lui faudra bientôt ramper. Il en sera de même dans toute la cité où il ne va pas tarder à entrer plus avant. Il ne tarde pas à découvrir des momies richement parées d’étranges animaux inconnus qui s'approchent vaguement des sauriens, mais vêtus et ornés de bijoux... Il en conclut que ce sont des représentations de dieux anciens. Mêlant profonde frayeur et courage insensé, il pénètre toujours plus avant dans les lieux, découvrant bientôt d’étranges fresques...
   
   Je vous laisse découvrir la suite de cet excellent récit qui se termine pourtant de façon bien paradoxale !...
   
   A noter pour la petite histoire que c'est dans cette nouvelle qu'il est pour la première fois fait mention de ""l 'Arabe fou" Abdul al-Hazred, poète voué aux horreurs insondables, auteur du Necronomicon, qui fera les belles heures des citations horrifiques de Lovecraft, et que nous retrouverons dans la plupart de ses écrits, non sans qu'il orne à chaque fois son nom du qualificatif de "fou" ou "dément". Notre explorateur progresse ici dans les couloirs terrifiants en psalmodiant ses vers sibyllins : That is not dead which can eternal lie
   And with strange aeons even death may die"

   habituellement traduits par "N'est pas mort ce qui à jamais dort,
   Et dans les ères peut mourir même la Mort."

   ce qui, avouons-le, n'est pas trop lourd de sens non plus. J'ai fini par tenter une interprétation qui serait approximativement : celui qui atteint un état hors du temps ("dormir"), se met hors de portée du vieillissement et de la mort, et c'est elle qui disparaît alors. De là à savoir comment notre archéologue se trouve protégé par ce mantra...
   H.P. Lovecraft s'entichera tellement de ce personnage d' Abdul al-Hazred, qu'il ira jusqu'à écrire le fameux Necronomicon que ses lecteurs commencent à chercher partout, pour accréditer la thèse de l'existence réelle de l'Illuminé, il sera soutenu en cela par tous ceux qui participeront au Mythe de Cthulu.

critique par Sibylline




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