Lecture / Ecriture
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Moins que les anges de Barbara Pym

Barbara Pym
  Des femmes remarquables
  Une demoiselle comme il faut
  Crampton Hodnet
  Adam et Cassandra
  Un brin de verdure
  La douce colombe est morte
  Comme une gazelle apprivoisée
  Jane et Prudence
  Quatuor d'automne
  Moins que les anges

Barbara Mary Crampton Pym est une écrivaine britannique née en 1913 et morte en 1980.

Moins que les anges - Barbara Pym

Petit cours d'anthropologie britannique
Note :

   Titre original : Less than angels
   
   Coup de cœur Auteur chouchou
   
    "What was the point of living in a suburb if one couldn't show a healthy curiosity about one's neighbours?"
   "A quoi bon vivre dans une banlieue si l’on ne pouvait manifester une saine curiosité vis-à-vis de ses voisins ?"
   

   Après un démarrage virtuose mais peuplé de quasiment tous les personnages, l'affaire s'est décantée, et cette histoire où les anthropologues jouent bien des rôles principaux ou secondaires s'est révélée épatante et, tiens, touchante. En toute ironie british, bien sûr.
   
    De retour de terre africaine, Tom retrouve ses amis Mark et Digby, eux en attente de moyens de partir aussi, et surtout son amie Catherine, pas anthropologue mais écrivant des romans légers, auquel le lie une solide affection. Il trouve pratique de vivre avec elle quand il se trouve en Angleterre, elle n'est pas aveuglée par l'amour réel qu'il lui inspire. Tom possède déjà un amour de jeunesse et va bientôt se laisser charmer par la jeune Deirdre, elle-même étudiante en première année.
    Ajoutons les professeurs, et les inévitables dames célibataires, petites mains indispensables de l'Université, un anthropologue plus mûr, justement voisin des mère et tante de Deirdre dans la banlieue londonienne, et on a en gros tout le monde.
   
    C'est un vrai bonheur de les voir évoluer, de temps en temps cela est vu sous l'angle de l'anthropologie, des petites touches permettent d'approfondir des différences sociales, le manque d'argent de Mark et Digby, la différence entre la mère et la tante de Deirdre, celle entre Mark et Digby, la vie calme de la banlieue anglaise de cette époque, avec une incursion dans la campagne et sa gentry. Tous sont vivants, attachants. Barbara Pym donne à connaître souvent leurs pensées, leurs espoirs, leurs chagrins, mais fort souvent mille petits détails parlent d'eux-mêmes. Encore une belle réussite!
   
    Petit plus pour moi : Barbara Pym donne (page 59) des nouvelles des héros de Excellent Women . Laquelle Barbara Pym a travaillé à L'African Institut de Londres et connaît bien l'univers servant de cadre à son roman.
    "And how much more confortable it sometimes was to observe it from a distance, to look down from an upper window, as it were, as the anthropologists did."
   "Et combien il était parfois plus confortable de l'observer de loin, de regarder depuis une fenêtre supérieure, pour ainsi dire, comme le faisaient les anthropologues."

   La tante de Deidre observe justement l'anthropologue dans le jardin voisin, comme font les anthropologues...

critique par Keisha




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