Lecture / Ecriture
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Mort d'un chinois à La Havane de Leonardo Padura

Leonardo Padura
  Vents de Carême
  Adios Hemingway
  Les brumes du passé
  L'automne à Cuba
  L'homme qui aimait les chiens
  Hérétiques
  Les quatre saisons - T1 - Passé parfait
  Electre à La Havane
  La transparence du temps
  Mort d'un chinois à La Havane

Leonardo Padura Fuentes est un journaliste et écrivain cubain né en 1955.

Mort d'un chinois à La Havane - Leonardo Padura

Hors saison
Note :

   Bien que l’enquête y soit menée par Mario Condé égal à lui-même, ce roman ne fait pas partie de la tétralogie des Quatre saisons (qui pour le coup, se trouveraient à cinq). C'est un court polar que Leonardo Padura a commencé d'écrire, après Passé parfait et Vents de Carême, puis laissé en attente pour le publier finalement après la tétralogie. Cette histoire lui avait été inspirée par une série d’enquêtes qu'il avait menée à cette époque dans le quartier chinois de La Havane (ne pas oublier que Padura est journaliste). Ce reportage l'avait sensibilisé aux problèmes des expatriés (ici Chinois) et aux défenses (diasporas) qu'ils opposent au racisme et au déracinement.
   
   Ici, un membre de cette communauté a été tué et Mario mène l'enquête. Le corps porte des marques étranges pouvant aussi bien le rattacher aux sociétés secrètes chinoises qu'à leurs équivalentes africaines... autant dire que Mario nage un peu. Il est cependant introduit dans le quartier chinois car une de ses adjointes est d'origine chinoise et son père y vit. C'est à lui que Condé va donc s'adresser, bien que cela pose un problème à cet homme qui ne veut ni couvrir un assassin, ni trahir sa communauté, ni refuser un service au supérieur de sa fille... Tous éléments forts mais contradictoires. Condé ne veut pas abuser de la situation, mais cependant ne lâche rien, "car il est un flic". Situation qui se reproduira dans "Vents de Carême.
   
   Le roman est court, moins de cent pages. Je le trouve un peu inférieur à la tétralogie. Il n'a rien de très remarquable, si ce n'est qu'il nous donne une nouvelle occasion de traîner encore une fois dans les quartiers de La Havane et de passer un moment avec notre flic cubain préféré, ses fantasmes d'écrivain, ses problèmes de femmes, son rhum et son humour:
   
   "La console devait être en bois sombre, travaillé avec soin, d'abord par un artiste émérite, à présent par les termites, les fourmis et l'humidité"

critique par Sibylline




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