Lecture / Ecriture
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Mort à l’hameçon de Laurence Gough

Laurence Gough
  Mort à l’hameçon

Mort à l’hameçon - Laurence Gough

Une pêche pas très miraculeuse
Note :

   Lors d’une partie de pêche en solitaire, l’inspecteur Willows découvre le cadavre d’une jeune fille dans un cours d’eau à l’ouest de Vancouver. Les renforts locaux déclinent rapidement l’identité de la morte, Naomi, qui s’est enfuie du domicile paternel un an auparavant. Elle arbore un tatouage et un photomaton est glissé dans la poche de son short représentant un adolescent supposé être son petit ami.
   
   Félix Newton, milliardaire californien quelque peu barjot, confie le soin à Mannie, un tueur névropathe, de supprimer certaines personnes. Il s’acquitte de sa première mission –surveillé à son insu par Junior – en lardant de coups de couteau dans une camionnette aménagée en bordel ambulant un ado faisant le tapin. Claire Parker, l’équipière habituelle de Willows, découvre le cadavre en sortant d’un restaurant où Orwell aurait bien aimé la baratiner. Il s’agit du gamin représenté sur la photo. Des revues pornographiques trouvées dans le véhicule permettent de remonter les traces du tueur. La commerçante qui a vendu les magazines décrit Mannie, et les vêtements dont il s’était affublé pour perpétrer son forfait sont retrouvés près de la plage. Claire et Willows ont la confirmation auprès de prostituées que les deux adolescents vendaient leurs corps sans être sous la coupe d’un proxénète...
   
   Le roman de Laurence Gough est intéressant mais incomplet puisque plusieurs pistes ne sont pas explorées et que des zones d’ombres subsistent à l’épilogue, même si des pistes sont évoquées, par exemple l’avenir que se réserve la peu scrupuleuse Misha. Mais que devient par exemple la fameuse cassette vidéo ? Et le récit est parfois encombré de trop de détails ou de marques publicitaires dont n’a rien à faire le lecteur francophone. Mais la traductrice doit-elle couper dans le vif, c’est un autre débat.

critique par Oncle Paul




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