Lecture / Ecriture
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Est-ce ainsi que les hommes jugent de Mathieu Menegaux

Mathieu Menegaux
  Est-ce ainsi que les hommes jugent

Est-ce ainsi que les hommes jugent - Mathieu Menegaux

Le bras de la justice
Note :

    Claire, adorable petite fille, orpheline à douze ans et Bertrand son père n'ont pas failli une seule fois à leur promesse, la tombe de sa maman est toujours fleurie.
   
   Sur le parking de l'hypermarché, un homme en blouson de jean délavé essaye de faire monter de force Claire dans sa voiture, Bertrand réagit et tente de s'interposer, le moteur de la Megane démarre, le choc est terrible, frontal, fatal, Claire se précipite vers son père couché sur la chaussée.
   
   Trois ans plus tard, Gustavo, immigré argentin, directeur financier d'un géant de l'industrie pharmaceutique est arrêté, pour tentative d'enlèvement et homicide volontaire. le commandant Defils vient enfin de résoudre cette affaire. Gustavo est propriétaire d'une Mégane dont la calandre a été refaite il y a justement trois ans et il possède un blouson en jean délavé. Claire va formellement le reconnaître, elle rêve de vengeance, un jour il paiera.
   
   Le style direct de l'auteur donne du rythme au récit, l'auteur nous décrit parfaitement le rouleau compresseur de la justice qui une fois en marche ne peut plus être arrêté. Gustavo va vivre une situation ubuesque, un cauchemar éveillé. Les faits s'enchainent, les preuves s'accumulent. Un homme qui se met à douter de lui, si tout l'accuse, c'est peut-être que c'est lui, avouer sera sa planche de salut.
   
   L'auteur nous décrit parfaitement cette descente aux enfers, le déferlement de haine qui s'abat sur lui et sa famille, ils sont devenus des parias. Pendant six mois, nous sommes au cœur de cette enquête, et au cœur des sentiments de Gustavo, une fois de plus, l'écriture de Mathieu Menegaux sait parfaitement décrire toutes les émotions.
   
   Cet excellent livre est cependant un peu gâché par une fin trop rapide, peut-être un peu bâclée et je suis resté sur ma faim.

critique par Y. Montmartin




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