Lecture / Ecriture
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Rien n'est trop beau pour les gens ordinaires de Marina Lewycka

Marina Lewycka
  Une brève histoire du tracteur en Ukraine
  Des adhésifs dans le monde moderne
  Traders, hippies et hamsters
  Rien n'est trop beau pour les gens ordinaires

Marina Lewycka est une romancière britannique d'origine ukrainienne, née dans un camp de réfugiés en 1946 et élevée en Grande Bretagne.

Rien n'est trop beau pour les gens ordinaires - Marina Lewycka

Dans l'immeuble démagogique
Note :

   "J'avais le pouls qui battait à tout rompre, le cerveau transformé en un compost de souvenirs où vérités et mensonges copulaient dans la promiscuité."
   

   Berthold Sidebottom, acteur qui ne partage avec George Clooney que la date de naissance (et en aucun cas la notoriété), a dû retourner vivre chez sa mère. Las, quand celle-ci décède, pour conserver son logement, à cause d'un stupide loi locative, il doit adopter une vieille dame originaire d'Europe de l 'Est et tenter de gruger les services sociaux.
   
   Quant à Violet, jeune métisse, elle occupe un appartement dans le même immeuble que Bertie et s'apprête à faire ses premiers pas dans le monde de la finance à Londres. En bas de ce bâtiment dont l'architecte affirmait que :"Rien n'est trop beau pour les gens ordinaires", une cerisaie, que la municipalité entend bien sacrifier sur l'autel de l'immobilier, va peut être les réunir. C'est du moins ce qu'espère Bertie.
   
   Désillusions, corruption sont au programme dans ce roman où des exilés se croisent dans l'immeuble, personnage central de ce roman. C'est tout un monde de gens modestes devant se battre contre la crise économique, les règlements absurdes et les contrats à zéro heure, qui nous est donné à voir. Si j'avoue avoir été quelque peu lassée par la retranscription des discours de la vieille ukrainienne qui multiplie à l'envi les à peu près et les confusions historiques et/ou géographiques, j'ai retrouvé avec plaisir la plume de l'autrice de Une brève histoire du tracteur en Ukraine et son empathie pour les gens de toutes origines.

critique par Cathulu




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