Lecture / Ecriture
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Ultimes rituels de Yrsa Sigurdardottir

Yrsa Sigurdardottir
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  Ultimes rituels

Ultimes rituels - Yrsa Sigurdardottir

Sans intérêt
Note :

   Yrsa Sigurdardottir, née en 1963 à Reykjavik, est une écrivaine islandaise. Titulaire d'une licence en ingénierie civile de l'université d'Islande ainsi que d'une maîtrise dans le même domaine, obtenue en 1997 à l'université Concordia de Montréal, elle exerce son métier d'ingénieur civil en Islande parallèlement à son métier d'écrivain. Son œuvre est composée d'ouvrages destinés aux enfants et de romans policiers. Ultimes rituels, qui était son premier roman, date de 2011.
   
   Novembre 2005 à Reykjavik. Un étudiant allemand est retrouvé mort, atrocement mutilé. Sa famille ne se satisfait pas des conclusions de la police et décide de louer les services de l’avocate islandaise Thora Gudmundsdottir et de l’ancien inspecteur Matthew Reich, un Allemand, afin qu’ils poussent l’enquête plus avant. Bien vite ils découvrent que l’étudiant était membre d’un mystérieux groupuscule, composé d’Islandais fascinés par les événements historiques liés aux méthodes de torture et d’exécution.
   
   Le bouquin était sensé me plaire puisqu’il baignait dans un thème qui me fascine, je l’avoue, les meurtres rituels mêlés à la religion, sorcellerie et autres délires du genre. J’ai vite compris hélas, que j’étais mal embarqué avec ce pavé plus lourd que sa pagination ne pouvait le laisser penser. D’autant plus assommant que les cent dernières pages sont les plus pénibles à lire !
   
   Le roman est complètement vide, il n’y a pas d’angoisse, il n’y a pas de suspense, il se traine peinardement sans que le lecteur ne s’intéresse plus que cela à l’histoire. Ce n’est pas mal écrit, mais ce n’est pas finaud, un peu ballot et une fois ou deux carrément débile. Quant à l’inévitable relation entre Thora et Matthew… Je veux bien admettre qu’il s’agissait de son premier roman et je ne sais où elle en est dans sa production plus récente mais il y a des signes qui ne trompent pas, dans la manière de mener son intrigue, dans les digressions liées à la relation sentimentale entre ses héros ou à l’éducation des gamins de l’avocate célibataires, Yrsa Sigurdardottir ne nous donnera que des romans pépères sans grande envergure. Du moins est-ce mon avis et je m’en tiendrai là, définitivement.
   
   Seuls des lecteurs occasionnels pourront se satisfaire de cette littérature.
   
   "Une fois dans le couloir, Tryggvi se rendit compte que le geignement s’était transformé en hurlement. Il n’aurait su dire s’il s’agissait d’une voix d’homme ou de femme ; il n’était même pas certain qu’elle fût humaine. (…) Le bruit semblait provenir de l’étage au-dessus et le gardien grimpa les marches deux à deux. Les femmes suivaient toujours et, au grand dam de Tryggvi, elles aussi s’étaient maintenant mises à hurler. (…) Ce n’est pas la bibliothèque renversée, ou le directeur du département, hystérique, rampant à quatre pattes au milieu des livres qui s’étaient répandus dans le couloir, que Tryggvi contemplait, comme hypnotisé. C’était le corps gisant sur le dos dans la pièce, au pied de l’alcôve qui hébergeait l’imprimante de l’étage. Tryvvi sentit son estomac bondir. Pour l’amour du ciel, qu’est-ce qu’il faisait avec des bouts de tissu sur les yeux ?"

critique par Le Bouquineur




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